Archives par mot-clé : web 3.0

Entrons nous dans une nouvelle phase du Web?

J’ai dernièrement cette vague impression que nous entrons dans une nouvelle phase du Web : Un Google trop omniprésent, le web sur mobile qui remet les grands principes du net en question, le déréférencement des sites… Autant de signes qui bout-à-bout indiquent des nouveaux usages et possiblement une nouvelle phase de notre bon vieux web.

Google, la lassitude s’installe ?

Google propose des produits de qualité, bien fait, ergonomique, stable tout comme Apple finalement. Mais le plus intéressant, c’est que presque tout est gratuit ! Pourquoi ? Avec son modèle, Google est sur de nous faire revenir sur ses services, et ainsi, voir sa pub. C’est diablement efficace et intelligent.

Cependant, Google fait face à un défaut qu’il lui sera difficile de surpasser : son omniprésence. On avait l’habitude de comparer Google à un Microsoft du Web; mais aujourd’hui cette comparaison semble fade tant l’entreprise s’est immiscé dans chaque marchés relatifs au web -de près ou de loin-. On a comme le sentiment de tout faire « Google » et c’est un peu étouffant.  A mettre tous ces oeufs dans le même panier, l’addition de l’omelette risque d’être salée le jour ou Google dérape. Comme le dit ici le directeur du Search de Microsoft :

« Se passer de Google, c’est aussi difficile qu’arrêter de fumer »

Malheureusement, je ne vois pas de concurrents susceptibles de me faire changer de services mise à part…. Microsoft, un comble !

Une guerre des plateformes, tuant l’interopérabilité

L’arrivée du Web Mobile change la donne en termes de consommation du Net. La guerre que se jouent les fabricants de téléphone pour imposer leurs OS en est un parfait exemple. Que ce soit les fabricants de téléphone, ou les géants de l’informatique, la bataille est rude avec 7 systèmes d’exploitation actuellement en place. Combinons à ça la multiplicité des formats, des technologies et vous comprenez bien que l’interopérabilité n’est plus vraiment en place sur le Net.

Les dangers sont réels, d’autant plus que certains fabricants comme Apple se réservent le droit de validation ou non des applications développées par la communauté. Certains parlent même d’une grave erreur d’Apple, qui irrite de plus en plus les développeurs. En effet, une application développée pour l’iPhone ne sera pas compatible pour Android, ou Ovi (de Nokia). J’en suis même à vouloir acheter un HTC sous Android, juste par principe (si vous avez des conseils!). C’est un véritable danger dans la mesure où il est probable que les Smartphones ou autres iTab, soient le support principal de consommation du Net de demain. Et si ce web est construit comme il l’est aujourd’hui, c’est la fin de l’interopérabilité.

Tim O’Reilly parle même d’une guerre de l’internet ou des sites comme Facebook reconstruisent un web interne, en aspirant le contenu des sites et bloquant les liens externes. Ce qui est sur Facebook, reste sur Facebook : il est impossible d’en sortir le contenu.

Une enchère au référencement ?

Toujours dans cette guerre Un sujet encore plus grave, reste probablement le pavé dans la marre lancé par Murdoch à propos du référencement des sites de NewsCorp. Le magnat à récemment annoncé qu’il interdirait le référencement du Wall Street Journal (WSJ) par Google. Il serait capable de négocier l’exclusivité du référencement avec Bing, le nouveau moteur de Microsoft. L’accord serait possible tant les deux partis s’y retrouvent : financièrement pour le WSJ, et en génération de trafic pour Bing.

Quel danger ? Dans la mesure où c’est juste le WSJ, c’est dérisoire. D’autres sites se feront une joie de la place laissée dans Google. Cependant, il ne faudrait pas que l’idée ce généralise, cela compartimenterai l’accès aux sites. Ainsi, l’index proposé ne serait plus identique d’un moteur de recherche à l’autre. Ce serait un pas en arrière énorme et une guerre complétement inutile d’un point de vue de l’internaute.

Enfin…

Cette guerre se joue dans les hautes sphères, il faut donc espérer que les grands acteurs feront attention à respecter ces principes. Le web est une chose en évolution permanente, rien n’est définitif; mais il faut se battre qu’il reste universel et accessible à tous !

Web Instantané: vers un Web 3.0?

Le web instantané serait selon Loic le Meur la 3ème phase de transformation du Web :

  1. de 1993 à 2000 : le Web statique (communication dans un sens, reproduction des médias traditionnels)
  2. de 2001 à 2007/8 : le web social, web 2.0 (interactions sociales échanges entre/avec les internautes, réseaux sociaux)
  3. 2008 à … : le Web en temps réel (conversation immédiate, Twitter)

Le Web Instantané, Kesako?

Comment définir le Web Instantané, en temps réel ou encore Instant Web : Toujours selon Loic, c’est la possibilité d’emmener les réseaux (sociaux), partout et tout le temps avec soi. C’est être en permanence en interaction avec sa communauté.

Je lève donc deux questions à ce niveau par rapport au marché français:

Premier point, aux US, le succès de Twitter semble être la base de cet ‘instantané’. Dans combien de temps pourront nous accéder à ce même niveau? Twitter est encore minuscule en France, et pour le moment, Facebook est encore bien trop fermé pour atteindre la taille critique.

Deuxième point (même si pour une fois, on est un peu moins à la traîne) l’internet mobile est encore trop limité et cher pour accompagner une telle idée.

Nous avons donc encore le temps de se renseigner et d’analyser comment cela se passe outre atlantique.

Le Web Instantané, pour quelle utilité :

La recherche instantanée est toujours l’un des points faible de Google. L’exemple type date du 11 septembre 2001, lorsque l’on tapait “Twin Towers” pendant plusieurs jours on trouvait l’historique type Wikipédia, et non les informations sur l’attentat. Pour contrer cela, Google a inséré les résultats des articles de journaux avec Google Actualité. Cela n’est pas encore parfait et Google le sais bien.

Au delà du phénomène mondial, ‘est surtout le moteur de recherche de tweets : Twitter Search qui serait la cible. Les derniers événements en Iran montre le pouvoir de cet outils : contourner la censure, organiser des manifestations, et surtout diffuser les photos et vidéos en “live”  grâce à l’organisation de l’actualité par HashTags (#) : #iranelection. Au niveau du Search, la rumeur de Google rachetant Twitter était donc logique.

Cependant, cette diffusion de l’information peut difficilement se faire sans un internet réellement mobile. Malgré un marché encore immature, la France s’équipe doucement des outils nécessaires à un web sans fil. NetBooks, iPhones et autres téléphones avec une connexion 3G+.

android-logoAussi, l’arrivée de Google dans ce marché avec OS Android garantie une concurrence féroce d’applications mobiles, nouvelles et utilisant les capacités du web. Premier exemple avec la Réalité augmentée qui ajoute une couche numérique à un contenu réel. Par exemple : afficher des informations (historique, prix, horaires etc…) sur les bâtiments ou rues que l’on film avec la caméra de son téléphone. Plutôt bluffant et forcement un nouveau marché au niveau du Search. Je prédis (houhou) une mise a jour rapide de Google Maps avec l’ajout de résultats liés à localisation de l’internaute.

Illustration avec la vidéo de www.layar.eu service de recherche des Pays Bas :

Sympa non? C’est comme un GPS, lié au contenu des Pages Jaunes; bien pratique.

Bref, pour conclure : Si le web devait passer à un mode “3.0? ce sera sûrement grâce à la combinaison des réseaux sociaux, du web mobile, et des fonctionnalité lié aux appareils support (téléphone, voiture, GPS, TV…). C’est tout, pour le moment ! :)