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Vous travaillez chez Google?? J’ai lu dans LeMonde que…

Haaaa vous travaillez chez Google ??!! alors c’est comment ? J’ai lu dans LeMonde que Google espionne toutes nos données et travaille avec la CIA? Ca marche bien comme entreprise Google ? Comment vous gagnez de l’argent ?

Comme beaucoup de mes collègues, j’ai toujours une appréhension lorsqu’un inconnu me demande pour quelle entreprise je travaille. Cela passerai pour de la fausse modestie mais c’est plus de la fainéantise : Je me contraints volontiers à éclairer certaines zones d’ombres et d’incompréhensions. Cependant, étant passionné et relativement professionnel, la discussion devient vote longue et technique dans un contexte qui n’est pas forcément idéal (soirée, aéroport, train…)

Aujourd’hui, après une nuit expédiée au Novotel d’Hyderabad (en Inde); je m’affale sur mon siège pour un vol de neuf heures  direction Londres. Deux minutes et vla-ti-pa que la première question de mon voisin est:

- Vous étiez à Hyderabad pour le travail? Vous travaillez ou?

- Oui pour le boulot et du tourisme aussi. Je suis responsable de compte dans une boite web.

N’étant clairement pas motivé pour engager une discussion, mais le bougre est coriace et demande des précisions car, il bosse dans le domaine. A ce moment, je pense que ce trajet va être très long car mon accoudoir gauche ne me lâche plus et m’achève au bout de 20 minutes m’achève avec une question inattendu, car pertinente :

Avec vos 4 ans chez d’ancienneté c’est quoi, selon vous, la chose qui fait la force de Google ? #entretien d’embauche

Celle la, c’est une première! J’ai donc passé une heure pendant le trajet (entre plateaux repas, films et siestes) sur les spécificités de la culture Google versus le reste du monde.

Etonnement, après 4 ans au sein du bigG, ce n’est pas l’innovation, les capacités technologiques, ou les parts de marché qui me sont venus à l’esprit. Google fonctionne certes très bien, mais tout cela est relatif et variable.

La force de Google (selon moi) est l’importance que l’entreprise accorde à la diversité de sa force de travail. Cette Diversité combinée à une culture d’entreprise très forte, est un atout indéniable.

Google comprends 18 groupes d’employés, qui traitent tous de différentes thématiques liés à la Diversité : Women@Google, Greyglers (employés seniors), Gayglers (LGBT), BlackNetwork, mais aussi des sujets plus précis comme Accessibility (mal-voyants/mal-entendants) et bien d’autres.

L’entreprise considère que la Diversité (avec un grand D) de ses salariés doit représenter celle de ses nombreux clients/utilisateurs. Si nous prenons en compte l’omniprésence de l’entreprise à travers le globe, c’est un objectif colossal. Malgré tout, cette Diversité est un objectif clair donné par les fondateurs de l’entreprise à l’ensemble du Management.

Ces groupes sont ici pour donner une voix aux minorités, remonter des problématiques (à la direction, RH ou aux chefs de produits), embaucher, retenir et développer les Googlers. Ces groupes sont gérés par les employés directement (non par les RH) et qu’il ne faut pas forcément être une femme pour faire partie de Women@ ou gay pour les Gayglers. Les alliés, sponsors et amis sont tous bienvenus.

De mon côté, j’ai commencé doucement en donnant un coup de main pour refaire le site interne des Gayglers, puis pour organiser des événements interne, puis finalement organiser la représentation de Google à la Pride  de Dublin: 400 Googlers en 2013, un char, de la musique et des goodies. Un joyeux ensemble ou quelques employés décident d’organiser un événement  qui impact directement l’entreprise, tant in interne qu’en externe.

Au fil des années, j’ai réalisé que le temps investi (forcément en extra hours) était dérisoire par rapport aux acquis:

  • Les problématiques d’intégration des minorités dans l’entreprise sont communes à toutes
  • Une personne qui est acceptée par ses collègues et son management est beaucoup plus productive
  • L’énergie positive généré par cette personne sur ses collègues à un impact positif 10x
  • Le diable se cache dans les détails et les groupes de minorités sont la pour identifier les faux pas
  • Avoir des membres actifs dans une minorité fait un effet boule de neige et aide d’autres employés à s’émanciper.

La liste est longue et il y a beaucoup à dire sur le sujet !

Quels prochains mouvements pour Facebook?

Facebook est côté au NASDAQ:FB depuis le 18 mai 2012. Plutôt que de me concentrer sur les premiers émois de la jeune société côté, il est pertinent de se demander s’il est intéressant d’investir sur du moyen/long terme sur cette valeur. Je vous invite à lire l’article de Cédric Deniaud qui résume bien l’introduction en bourse. Je me permets de compléter quelques points à mes yeux:

Un fondateur passionné et passionnant

Clairement avec Mark Zuckerbeg, le jeune fondateur et toujours PDG de l’entreprise est un visionnaire. A 28 ans, il a réussi à créer et mettre en bourse l’une des entreprises les plus ‘Hypes’ des nouvelles technologies. Il est surtout toujours aux commandes de sa boite, et n’y compte pas en sortir de si tôt. Personnellement, je pense que c’est un hybride de Steve Jobs (pour la qualité du produit et la détermination) et du couple Larry & Sergey (fondateurs de Google) pour la capacité à savoir s’entourer des meilleurs.

Ayant la chance de vivre l’expérience Google de l’intérieur, je me rends compte à quel point la vision des fondateurs est importante pour la pérennité de l’entreprise, dans un univers ou rien n’est certain. Zuck (pour les intimes) est l’un des visionnaires du Web Social.

Je pense que le fondateur tient sincèrement au succès de son entreprise comme à l’intérêt de son produit pour le monde entier. C’est un élément non négligeable, que je rapproche de l’importance du moteur de recherche pour Google. Cela qui permet de croire au succès à long terme de Facebook.

L’open Graph, ce n’est que le début

L’Open Graph permet de bénéficier des fonctionnalités de Facebook sur n’importe quel site utilisant ce protocole développé par Facebook. Au début, l’idée était un peu trouble et il était difficile de comprendre l’intérêt qu’une entreprise y trouverait. Les entreprises réalisent doucement que cet Open Graph devient incontournable pour communiquer facilement avec leurs clients. La Redoute propose l’intégration du Chat Facebook au sein même de leur site. Il est difficile aujourd’hui de trouver une page internet n’utilisant cet OpenGraph: les différents modules de commentaires et ‘Likes’ utilisent tous ce protocole.

Cela donne à Facebook une énorme longueur d’avance. Google n’a pas encore lancé de protocole capable de concurrencer l’Open Graph. Je ne connais pas aujourd’hui de concurrent sérieux, c’est donc tout bénef pour Facebook qui continue d’étendre son emprise.

La difficile monétisation du mobile, une sortie à la Google?

Facebook le reconnait lui-même: la monétisation de l’utilisation mobile est difficile. Déjà que c’est difficile sur les ordinateurs de bureau, alors sur un écran de quelques pouces; c’est encore moins gagné. Le hic, c’est que l’utilisation mobile sera bientôt la plus importante pour le monde entier. Gros warning de ce côté dans la mesure où l’entreprise n’a pas d’autres sources de revenu évidentes.

Nous pouvons cependant à nous attendre à un mouvement au niveau des systèmes d’exploitation mobile. La mise en place du Market Place est une première étape. Je pense qu’une version adaptée d’Android reste possible, un peu comme Amazon l’as fait avec son Kindle Fire. L’idée serait de forcer l’utilisation des app Facebook: Facebook Camera & Facebook email, Facebook Chat etc. Le service se positionnera ainsi en concurrence directe avec Google (qui fait la même chose).

Les nouvelles sources de revenu

- L’application store de Facebook: tout nouveau, tout beau cela va devenir très intéressant dans les prochains mois. C’est un bon moyen pour Facebook d’intégrer et de contrôler les applications sociales. C’est aussi un moyen de les vendre et donc de prendre une commission.

- Un système de CPA (cout par action) facturés aux marques pour la réalisation d’objectifs à travers l’Open Graph de Facebook. Cela peut être un Fan de plus, la vente d’un produit, l’inscription à une newsletter etc. Reste à Facebook l’intégration de ces éléments dans l’univers de l’utilisateur… pas facile, facile.

- La mise en place d’un système de paiement made-in-Facebook. Cela est peu probable, car très difficile à mettre en place. Cependant, c’est un business phénoménal avec une grosse marge à prendre. C’est aussi un bon moyen pour Facebook de fermer la boucle et de garder l’utilisateur complètement.

- Un concurrent d’AdSense: Notamment grâce à l’Open Graph Facebook à toutes les cartes en main pour diffuser de la publicité directement sur les pages des sites. Cela positionnerait l’entreprise en concurrence directe avec Google AdSense. L’intérêt pour les annonceurs ? La possibilité d’utiliser les fonctionnalités avancées de ciblage démographique offertes par Facebook, mais en dehors du réseau social, potentiellement tous les sites utilisant ce même Open Graph. Je pense que c’est là que Facebook peut trouver un relai de croissance important. Les publicités sur Facebook même sont limitées mais le ciblage démographique est clé sur du Display et Facebook pourrait faire très mal dans ce domaine.

- Un nouveau navigateur ? La rumeur d’un rachat d’Opéra court, cependant, je n’y crois pas. Je ne pense pas que Facebook ait les ressources nécessaires. A quoi bon dans la mesure où Chrome mène la danse en terme de vitesse (ce dont Facebook est aussi dépendant que Google). Un navigateur n’a pas de composante sociale, contrairement au mobile, à la photo, la vidéo etc.

Donc, j’achète ou j’achète pas ?

Je pense que l’entreprise est ici pour durer. Comme Google, le fondateur gère sa boite intelligemment et sait s’entourer des meilleurs. Cela garanti des choses intéressantes pour le futur. La boite à aussi des beaux projets à venir, et continuera à nous surprendre en bien : plus d’ouvertures, de revenus diversifiés.

Cependant, je pense que l’introduction en bourse s’est faite trop tôt. Je serai aussi prêt à parier que Zuck voulait encore attendre. En effet, le business modèle de l’entreprise n’est toujours pas évidant et la stratégie non plus. Quel est l’objectif de Facebook ? C’est quoi son avantage compétitif ?

Imaginons que Google+ ou autre cartonne soudainement et que tout le monde délaisse le réseau ! Comment Facebook pourrait rebondir ? Google à maintenant beaucoup de cordes à son arc, si le moteur de recherche venait à disparaitre.

Perso j’achète et j’attends les premiers résultats et bilans afin de bien comprendre comment l’entreprise génère de l’argent, et quels sont ses relais. Si c’est rassurant j’achète encore et j’attends car, rien que pour le Display, ca peut être énorme et efficace. Même si c’est du long terme parce que cela ne se fera pas en un an.

Et vous ? Vous en pensez quoi ?

2 ans de support client: les pièges à éviter pour AdWords

Voici deux ans que je travaille dans l’équipe support d’AdWords chez Google.
Etre au contact des problèmes client quotidiennement me permet de partager avec vous les erreurs typiques à ne pas commettre, lorsque vous utilisez des produits Google, ou faites appel à des prestataires.

Pour les débutants avec AdWords, voici donc les principales leçons à retenir, par fréquences des problèmes rencontrés:

1. Les accès aux comptes sont stratégiques

Votre compte Google est la clé d’accès à tous vos services: AdSense, AdWords, Gmail, Docs, Webmaster Tools etc etc…

Des milliers de comptes sont hijackés tous les jours, il est donc capital de bien se protéger, de ne jamais donner son mot de passe. Google ne vous demandera jamais votre mot de passe, ni par email, ni par téléphone, ni par quoi que ce soit et cela s’applique pour l’ensemble des services en ligne. Même si vous passez par une agence, un cousin, votre fils vous ne devez pas partager vos identifiants. Il est possible de créer des identifiants pour plusieurs utilisateurs.

Aussi, si vous faites appel à un prestataire, pensez à demander un accès (administrateur) au compte créé. Les vrai pros ne doivent rien cacher: si le travail est bon, le client doit pouvoir le constater. Il est important d’engager la conversation avec votre prestataire sur ce sujet, cela amènera forcément plus de transparence.

Vous éviterez aussi les complications si jamais l’un des administrateurs n’est pas/plus disponible. Souvenez vous que les modifications d’accès et des modes de paiement doivent être faites par un administrateur.

2. Un compte Analytics et AdWords par site

Il est effarant de voir le nombre d’agence ayant tout leurs client dans un même compte AdWords/Google. Il arrive fréquemment que des comptes AdWords soient suspendus car ils ne respectent pas la réglementation d’AdWords. La suspension est généralement appliquée au niveau du compte, donc, l’ensemble des clients n’a plus de trafic du jour au lendemain.

Aussi, pour de nombreuses raisons techniques, il est préférable d’avoir un compte AdWords par site. La même logique s’applique pour les comptes Analytics. Techniquement, le système à plus de facilité pour séparer les données si elles sont sur des comptes différents.

Autant ne pas mettre tous les oeufs ans le même panier et créer un compte AdWords ou Analytics par site. Cela évite les complications techniques et les mauvaises surprises.

3. Connaitre les réglementations de Google

Les suspensions de comptes ne sont jamais des bonnes nouvelles: c’est une perte de revenus pour Google comme pour l’annonceur. Google propose de nombreuses ressources sur ses réglementations & annonce ces changements de différentes manières.

Premièrement, des avertissements sont régulièrement envoyés sur les adresses emails indiquées dans les préférences de votre compte AdWords: lisez les! Malgré des objets plutôt explicites, les clients ne sont jamais au courant (et donc toujours énervés), en fait ils les reçoivent mais n’y prêtent pas d’attention. Ensuite, de nombreuses annonces sont faites directement dans le compte AdWords, ou à travers les blogs officiels.

4. Se méfier des ‘bonnes’ pratiques & autres rumeurs

L’internet regorge de conseils et rumeurs glanées ici et la sur tous les sujets. Il est important de comprendre que chaque compte AdWords est aussi unique que les pages de résultats (SERP) de Google. Ainsi une stratégie qui fonctionne pour un compte, n’aura pas forcément le même succès pour un autre.

Le score de qualité (quality score), spécifique à un compte, a une influence énorme sur la manière dont les annonces seront diffusées. Ainsi les enchères, la structure du compte et l’historique ne peuvent pas être comparées d’un compte à un autre.

Aussi, vous verrez régulièrement des articles sur les blogs/forums à propos de clients mécontents, car ils ne peuvent plus utiliser les services Google. Ici, je tiens à être clair: plus les gens sont énervés, plus ils sont mal honnêtes. Un site ayant une véritable valeur ajoutée ne sera jamais suspendu. Cependant, certains domaines sont des nids à ennuis: la voyance, la finance, le travail à la maison etc. sont souvent des charlatans.

Google ne prends pas de gants pour ces sites, mais c’est pour le bien des clients.

5. La structure de votre compte est la clé

La structure du compte AdWords est souvent négligée par les débutants. C’est à dire l’organisation des campagnes, groupes d’annonces, mots clés et annonces entre eux. A long terme, cela est le facteur le plus déterminant dans votre ROI ou retour sur investissement.

La raison est simple, une bonne structure amène un bon niveau de qualité (Quality Score), et donc une faible enchère au niveau des mots clés. Plus le QS est élevé, meilleur sera votre ROI. Donc construisez votre campagne en l’organisant. La bonne pratique est souvent de se calquer sur la structure de votre site, en se concentrant sur les produits et services.

6. Connaitre les options de support

Google propose différents types de support pour différent types de client. Je sais que la première question est souvent ‘est-ce que je peux avoir un responsable de compte dédié’. Google offre ce type de support pour les clients ayant un fort potentiel de développement et cela dure en général pour un trimestre.

Pour la plupart des clients, le service client est largement suffisant et performant. Pour les produits payants vous aurez souvent un support téléphonique, les autres produits offrent quasiment tous un support par email.

Pour AdWords, je vous recommande de passer un coup de fil au support client dès que vous avez un doute, ou besoin d’aide.

Le Management à la Google

Désolé pour ces trois mois de silence, mais l’emploi du temps a été plutôt chargé dernièrement : combiner examen, boulot et vie sociale n’est pas une mince affaire. Je profite de l’accalmie de l’été pour vider le frigo, et publier les quelques articles en réserve.

Après un premier billet sur l‘immersion chez Google et (déjà) quatre mois passé chez Google, je pense intéressant de partager avec vous un élément important et caractéristique de la vie en entreprise : le management.

Il faut avant tout comprendre le contexte dans lequel Google évolue : en 12 ans, Google est passé d’une  petite entreprise de la Silicon Valley, à un géant de l’internet de 23 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2009. Ainsi, aujourd’hui Google possède plus de 60 bureaux dans 20 pays, pour un total de 20 164 employés (déc. 2009) dont un tiers en dehors des US. C’est aussi 3000 CV reçus par jours, soit un peu plus d’un million par an; en moyenne un rachat d’entreprise par mois.

Autant dire qu’il faut du monde pour gérer tout ces petits chiffres, surtout que l’entreprise souhaite garder un esprit de start-up.

Déléguer pour garder le savoir en bas de la pyramide

La hiérarchie à Google est plutôt plate : par exemple il n’y a « que » 8 niveaux entre un employé fraichement embauché en Ads Operations à Dublin et Eric Schmidt le P.D-G de Google à Mountain View en Californie. Cela n’est donc pas énorme : si je monte d’un grade tout les 3 ans, je serai à la place d’Eric pour mes 50 ans, c’est pas mal hein ! :)

Google est une entreprise qui reste très scolaire, par exemple chez les employés qui fournissent du support client (AdOps) sont notés sur la productivité et sur la qualité. Plus l’employé à de bonnes notes, plus l’employé sera récompensé et reconnu. Les employés étant souvent des jeunes diplômés, ce système fonctionne bien et permet de comprendre rapidement comment l’employé se positionne par rapport au reste de l’entreprise. Cela n’est pas unique à Google, d’autres entreprises dans l’audit ou le consulting appliquent les mêmes méthodes.

Cependant, ce qui est plus unique à Google c’est que les évaluations sont faites par des collègues et non des supérieurs hiérarchique. On parle alors de Peer Management (Management par les tiers). Concrètement, une personne vas être reconnu par l’équipe comme ayant les compétences et l’expérience dans un domaine précis. Ainsi cette personne aura la responsabilité d’accompagner et évaluer ses collègues.

Évidemment, ce genre de management doit être formalisé : il est possible de suivre des formations sur la manière de donner du feedback. Il est aussi recommandé de compléter ses connaissances sur le domaine à évaluer. L’évaluateur est lui-même évalué par une autre personne, d’une autre équipe, qui pratique ce rôle depuis plus longtemps.

Cette méthode à deux avantages majeurs : Premièrement, en plus de libérer l’emploi du temps du manager, cela rend la note obtenu en fin de période crédible dans la mesure ou elle est donnée par un spécialiste du domaine, et non par le boss, qui n’a pas forcément le temps ou les connaissances techniques pour effectuer cette tache. Ensuite, cela permet de garder le savoir technique au bas de la hiérarchie, dans la mesure où les évaluateurs (et donc spécialistes) ont le même niveau hiérarchique que l’évalué.

Le rôle d’un manager chez Google

Le manager est au niveau interne est appelé et défini comme un « Team Leader ». Sa mission est de faire progresser et mettre en valeur le travail effectué par son équipe. Ainsi, le meilleur moyen de juger un manager est de savoir combien de ses ‘managés’ ont été promus. En effet, son travail consiste à vérifier régulièrement si l’employé progresse bien, respecte ses objectifs, est heureux dans l’équipe. Le micro-management est donc très faible. Par exemple, je fais juste un point, une fois par semaine avec mon team lead afin de voir comment je progresse par rapport à l’équipe; et quels sont les projets qui pourraient me convenir prochainement. Enfin, je suppose que comme dans d’autres entreprises, il a aussi un rôle important de centralisation et partage de l’information au niveau supérieure.

Il gère aussi la répartition des projets, qui influe directement sur le partage de la charge de travail. En effet, l’emploi du temps de chacun est divisé en pourcentage, avec une partie principale (chez AdOps répondre aux clients et évaluer les annonces AdWords) et une partie Projets qui regroupe le reste des taches de support (comme évaluer la qualité ou s’occuper des campagnes AdWords de Google Analytics). Plus l’employé est compétant dans son travail, plus le nombre et l’importance des projets sera forte. Les projets sont attribués en fonction des besoins et de l’expérience pour un nombre de trimestres précis, en accord avec l’employé. Il est donc tout à fait possible d’orienter sa carrière vers un type de projets afin de se spécialiser sur un domaine précis, pour plus tard postuler à une autre équipe/fonction.

Un environnement de travail  idéal pour plus de productivité

L’entreprise est connue pour la générosité de ses avantages qui ont pour objectifs (selon E. Schmidt) de « retirer tous les obstacles qui sont dans le passage des employés de l’entreprise » de la nourriture gratuite au coiffeur. Cela est en effet la réalité, cependant d’autres entreprises proposent ce genre de services comme Microsoft ou Facebook.

Pour l’anecdote, en arrivant chez Google, l’une des premières étapes de l’intégration est d’aller chercher son PC portable. L’ordinateur est complètement classique, mais un élément à retenu mon attention : dans le sac-a-dos pour protéger celui-ci j’ai eu la surprise de trouver un magnifique casque Sennheiser. Autant vous dire que, pour un jeune, bosser en écoutant sa musique est un luxe total. Je me souviens d’entreprise ou les plus expérimentés m’ont regardés de travers parce-que j’avais mon iPod posé sur mon bureau, avec une (même pas deux) oreillette en place. Aussi, Google n’as pas de problème à ce que l’employé ne soit pas à son bureau : il m’arrive souvent de bosser assis sur un canapé de l’Atrium. Ainsi, je peux être productif tout en étant sur un canapé en écoutant ma musique et, après analyse, ce n’est que la juste contrepartie de la création de l’Open Space. Ces conditions sont en fait idéales pour se couper du bruit ambiant et des nombreuses interruptions et ainsi, mieux se concentrer.

Aussi, dans le même esprit, l’équipement informatique est une commodité. Ainsi, nous avons chacun une station de docking reliée à un magnifique écran. Il est tout à fait possible d’en demander d’autres ou aussi de demander un clavier ou une souris ergonomique ainsi que tout les accessoires permettant de bien s’installer. La philosophie est qu’un employé travaillant dans de bonnes conditions est un employé productif.

Je vous propose de terminer ce long billet sur cette vidéo qui correspond parfaitement au sujet :

Plus d’infos : ‘Tips for Nooglers Engineers’ par Piaw et ‘Le Management de Google,  moteur de son innovation’ par LaCroix.com

Immersion chez Google – Semaine 1

Comme vous le savez peut-être déjà, je suis chez Google depuis le 29 mars ou je bosse en tant que « Online Sales and Operations Account Manager ». Pour faire simple, il s’agit de fournir du support et conseils auprès de petits et moyens comptes pour Adwords. Le poste est un CDI basé au siège Europe de Google à Dublin. Je profite de mon blog pour partager avec vous mes premières impression sur cette (courte) semaine d’intégration.

L’environnement de travail

Google Entrance (c) Pedro Miguel MarzagaoLes bureaux sont situés dans le sud-est du centre de Dublin, à environ 20 minutes de marche du Temple Bar. Tout est fait pour que l’ambiance de travail soit plutôt relaxe et agréable à vivre : nourriture gratuite à tous les étages, deux cafétérias plutôt haut de gamme avec bar à sushis (entre autres), pleins de petit coins relax pour s’isoler. En fait, le truc vraiment agréable, c’est le fait que Google reconnaisse que l’open space c’est pas forcément très fun, et donc offre la possibilité de s’isoler; tant en fournissant un casque pour écouter de la musique, qu’en allant bosser assis sur un canapé.

Nous avons aussi accès à des salles de jeux, billards, babyfoot, cabines téléphonique pour appeler partout dans le monde (même sur les portables) etc etc. Pleins de petits trucs qui rendent la vie à Google plutôt sympa.

Je suis arrivé en même temps qu’une trentaine d’autre nouveaux Googlers, ici appelé « Nooglers », des quatre coins du continent. Comme je l’ai souvent entendu ici : « tes premiers mois en tant que Noogler, c’est comme un échange Erasmus, sauf que en plus, tu es payé ». J’ai en effet, maintenant un emploi du temps plutôt chargé en formation sur les différents produits. La journée ressemble donc à : petit dej (chez Google, oui ils font aussi les petits dej), formations toute la journée, et puis vers 6h30 sortie pour prendre un pot. Un vrai Eramus, je vous disais !

The Google Way, une impressionnante culture d’entreprise

Au bout d’une semaine d’intégration, on comprend vraiment que Google est un peu comme une grande famille. Tout ce qu’on fait est par défaut accessible à toute l’entreprise : objectifs personnels, documents, profils etc. L’entreprise comprend aussi une foultitude de projets géré par les employés, du cours de Taekwondo à la mission humanitaire. Les process sont apparemment les mêmes dans chaque pays. Même organisation des équipes, bâtiments etc… un employé peut en théorie accéder à tous les bureaux de Google avec son badge : Ain’t it cool ? Free Food all over the world.

L’un des élément les plus frappant en arrivant chez Google, c’est le fait que l’ensemble des logiciels utilisé par le grand public, est aussi utilisé en interne. Ou l’inverse : le publique utilise des services à la base conçus pour répondre à un besoin interne. Ainsi, nous utilisons, avec leurs avantages comme leurs inconvénients Gmail, Calendar, Groupes, Sites etc. Du coté des avantages, rien n’est vraiment installé sur les machines, il est donc possible d’avoir un PC, comme un Mac, ou même GNU-Linux. Étant un aficionados de Gmail, c’est un véritable plaisir d’utiliser Gmail comme messagerie principale. Je ne connais pas beaucoup d’entreprises utilisant Google Aps, c’est pourtant une véritable libération de mettre Outlook à la poubelle.

L’intégration permet aussi de comprendre un peu plus la stratégie de Google. Si Google propose autant de services variés, notamment aux USA, c’est en fait pour faire pousser l’arbre sur lequel il est assis. Par exemple, en lançant Google Chrome (le navigateur) l’objectif n’est pas de prendre des parts de marchés à Microsoft (ou même Mozilla) mais bien de redéfinir les priorités de développement. Google à besoin que les pages s’affichent plus vite pour que ses nombreux services en ligne fonctionnent et, étrangement, l’argument clé de chrome c’est la rapidité. En conséquence, aujourd’hui, tous les navigateurs se battent pour afficher les pages le plus vite possible, et donc Google a réussi son coup, même si chrome stagne à 1% de pdm.

Si vous y réfléchissez bien, l’objectif d’Android c’est bien que les OS mobiles proposent un navigateur ouvert, plus que de concurrencer Google. Pareille pour la fourniture d’accès à internet ou l’électricité etc etc. Plus le gâteau de l’internet sera grand, plus la part de Google sera large. L’objectif est donc bien de donner accès aux web à un maximum de personne sur la planète, qui probablement consommeront des services Google.