Web Instantané: vers un Web 3.0?

Le web instantané serait selon Loic le Meur la 3ème phase de transformation du Web :

  1. de 1993 à 2000 : le Web statique (communication dans un sens, reproduction des médias traditionnels)
  2. de 2001 à 2007/8 : le web social, web 2.0 (interactions sociales échanges entre/avec les internautes, réseaux sociaux)
  3. 2008 à … : le Web en temps réel (conversation immédiate, Twitter)

Le Web Instantané, Kesako?

Comment définir le Web Instantané, en temps réel ou encore Instant Web : Toujours selon Loic, c’est la possibilité d’emmener les réseaux (sociaux), partout et tout le temps avec soi. C’est être en permanence en interaction avec sa communauté.

Je lève donc deux questions à ce niveau par rapport au marché français:

Premier point, aux US, le succès de Twitter semble être la base de cet ‘instantané’. Dans combien de temps pourront nous accéder à ce même niveau? Twitter est encore minuscule en France, et pour le moment, Facebook est encore bien trop fermé pour atteindre la taille critique.

Deuxième point (même si pour une fois, on est un peu moins à la traîne) l’internet mobile est encore trop limité et cher pour accompagner une telle idée.

Nous avons donc encore le temps de se renseigner et d’analyser comment cela se passe outre atlantique.

Le Web Instantané, pour quelle utilité :

La recherche instantanée est toujours l’un des points faible de Google. L’exemple type date du 11 septembre 2001, lorsque l’on tapait “Twin Towers” pendant plusieurs jours on trouvait l’historique type Wikipédia, et non les informations sur l’attentat. Pour contrer cela, Google a inséré les résultats des articles de journaux avec Google Actualité. Cela n’est pas encore parfait et Google le sais bien.

Au delà du phénomène mondial, ‘est surtout le moteur de recherche de tweets : Twitter Search qui serait la cible. Les derniers événements en Iran montre le pouvoir de cet outils : contourner la censure, organiser des manifestations, et surtout diffuser les photos et vidéos en “live”  grâce à l’organisation de l’actualité par HashTags (#) : #iranelection. Au niveau du Search, la rumeur de Google rachetant Twitter était donc logique.

Cependant, cette diffusion de l’information peut difficilement se faire sans un internet réellement mobile. Malgré un marché encore immature, la France s’équipe doucement des outils nécessaires à un web sans fil. NetBooks, iPhones et autres téléphones avec une connexion 3G+.

android-logoAussi, l’arrivée de Google dans ce marché avec OS Android garantie une concurrence féroce d’applications mobiles, nouvelles et utilisant les capacités du web. Premier exemple avec la Réalité augmentée qui ajoute une couche numérique à un contenu réel. Par exemple : afficher des informations (historique, prix, horaires etc…) sur les bâtiments ou rues que l’on film avec la caméra de son téléphone. Plutôt bluffant et forcement un nouveau marché au niveau du Search. Je prédis (houhou) une mise a jour rapide de Google Maps avec l’ajout de résultats liés à localisation de l’internaute.

Illustration avec la vidéo de www.layar.eu service de recherche des Pays Bas :

Sympa non? C’est comme un GPS, lié au contenu des Pages Jaunes; bien pratique.

Bref, pour conclure : Si le web devait passer à un mode “3.0? ce sera sûrement grâce à la combinaison des réseaux sociaux, du web mobile, et des fonctionnalité lié aux appareils support (téléphone, voiture, GPS, TV…). C’est tout, pour le moment ! :)

Quel modele publicitaire pour Facebook ?

Un premier constat personnel: Facebook (FB) a toujours énervé ses utilisateurs. Un peu comme MS Windows. Il y a pleins de défauts mais c’est quasiment impossible de s’en passer…

Mark Lazen l’explique très bien :

J’ai fait une étude scientifique sur 3 « non Geek » et utilisateurs régulier de FB : Ils détestent tous la nouvelle version, mais quand je leur ai demandé se qui était mieux sur l’ancienne… j’ai eu un grand blanc.

Posez vous la question… ce n’est pas si simple!

Ces changements restent indispensables pour assurer une éventuelle rentabilité du réseau sociale. Un point à souligner c’est que, échec ou non, FB peux générer pas mal d’argent: soit en revendant à plus gros (peu probable) ; soit en trouvant un vrai modèle publicitaire (pas gagné pour le moment). Il est clair que les réseaux sociaux (FB, Twitter et autres) devront trouver un moyen de rentabiliser leurs investissements colossaux en serveurs et bande passante. Si ce n’est pas la vente de services premium, la publicité est la seule alternative crédible.

Un début de publicité sociale

Aujourd’hui, la publicité sur les médias sociaux n’est pas convaincante comme le montre les chiffres de Knowledge Network : 83% des webacteurs de 13 à 54 ans se rendent sur les réseaux sociaux (47% au moins une fois par semaine) mais moins de 5% s’en servent au moment de prendre une décision d’achat. acheteurs-sur-les-medias-sociaux1

Cette situation se reflète sur Facebook, qui fait à minima, avec une pseudo publicité sociale ou l’on peut voter pour les bonnes publicités (dans quel intérêt?). Cependant, un aspect est important : la publicité prend déjà en compte des variables sociales. En fonction des informations que vous rentrez dans votre profil : date de naissance, situation maritale ou orientation sexuelle, les publicités sont différentes (c’est la base d’une bonne campagne).

Aussi, comme vous avez pu le remarquer; le fondateur à fait évoluer le site d’un simple partage de profil, à un doux mélange de FriendFeed et Twitter. Twitter au niveau de la page d’accueil qui regroupe maintenant l’ensemble des ‘flux’ ou activités réalisés par votre entourage; et Friendfeed pour la coté ‘J’aime’ ‘Like’ et ouverture sur l’extérieur.

Pourquoi un tel changement ? Les flux d’activités sont une source d’informations idéale : vous partagez ou vous allez, ce que vous faites, si vous n’êtes plus célibataire, marié, divorcé fiancé et  avec qui, ce que vous aimez, n’aimez pas, mais aussi des vidéos, des liens etc. Bref tout ce qui passe par la tête. Le must c’est que toutes ces informations sont mise à jour directement par l’internaute. C’est comme un fichier mondial, qualifié, qui se met tout seul à jour : le rêve de tout Marketeur.

Vers un Beacon 2.0 ?

Une fois toutes des infos en main, il est intéressant de faire un rappel : Facebook s’est déjà essayé à la publicité sociale avec Beacon. L’idée était de partager avec votre entourage les produits que vous aviez acheté (et donc jugé intéressant). L’achat/produit était automatiquement publié dans le flux d’activité de l’utilisateur; et donc communiqué à votre entourage : adieu les cadeaux surprises et la vie privée. Devant les protestations des utilisateurs, Zuckerberg avait défendu  Beacon en expliquant :

“Les gens s’influencent mutuellement. Rien ne les influence plus qu’une recommandation d’un ami dans lequel ils ont confiance. La référence de quelqu’un dans qui ils ont confiance influence plus les gens que le meilleur message télévisé. C’est le Saint Graal de la publicité.”

Allons-nous vers un Beacon 2.0 ? Le flux d’activité des internautes est un endroit idéal pour accueillir de la pub. Gmail fait cela très bien : affiche des liens sponsorisés en fonction du contenu de vos emails. Pourquoi ne pas faire la même chose avec le statut de l’utilisateur ? Ou des commentaires qu’il dépose ?

Robert Scoble donne une image intéressante dans son billet : Sa femme a publié les premières échographies de son bébé sur Twitter, et détail une liste de toutes les publicités qu’il n’as PAS eu : aucune annonce des assurances, de couches, de voitures (pour la famille plus grande), pas une banque (pour le plan d’épargne des études supérieures de l’enfant) etc.

Imaginez vous sur FB dans un an : Je peux chercher pour toutes ces choses, et voir quels objets et quelles entreprises ont eu le plus de « J’aime ».

Il est facile d’imaginer des « statuts sponsorisés » directement dans le flux d’activité de l’utilisateur. Si je mets que j’adore une chanson; pourquoi je n’aurais pas un lien me proposant de l’acheter juste en dessous ?

Imaginer le modèle social de demain

Le point de vue de Scoble se défend! Aussi, ce n’est pas parce que les médias sociaux ne sont pas des endroits où l’on achète aujourd’hui, que ce ne sera pas le cas demain ! L’étude le montre bien : entre 10 et 25% se tournent ‘de temps en temps’ vers les médias sociaux. Il est donc possible que dans les prochaines années, les ’sometimes’ se transforment en ‘regularly’. Avec une audience comme celle de FB, on imagine bien le potentiel. Le plus dur reste de convaincre les investisseurs et annonceurs qu’un modèle de publicité rentable et possible. La réponse dans 1 an…

Pour plus de chiffres et de perspectives, lire le billet de Fred Cavazza.

Pour que la VOD suive la Musique

Nous avançons petit à petit vers une offre de musique en ligne plus cohérente : l’arrivée d’offre légale en streaming type Deezer mais aussi Spotify ou Jiwa, la fin des DRM chez iTunes et surtout un débat sur la place publique ‘grâce’ à Hadopi. Les modèles sont en train de se définir, avec l’apparition de pubs audio (en plus de l’affichage classique) ou d’abonnement mensuel. Nous avançons à tâtons vers le bout du tunnel, ou l’offre légale est égale à celle illégale c’est possible?. L’offre vidéo elle, n’as pas bougé d’un pet!

Comment est-ce possible que des films comme “la grande vadrouille” ne soient pas disponible en téléchargement légal ? En France, il est encore impossible de visionner légalement des séries TV en streaming. C’est le cas aux US, ou Disney vient de rejoindre NBC et NewsCorp sur Hulu. Les ayants droit se rémunèrent sur la pub présente dans les vidéos et sur le site. Et ça cartonne, le site est maintenant dans le top des 3 des sites de vidéos aux US (mars09) avec 2.6% des vidéos visionnées; le reste étant pour Youtube.
A quand l’arrivée d’Hulu en France? No idea ! Pour le moment, la seule offre légale qui va dans le bon sens c’est celle de Vodeo.tv, qui propose une partie de catalogue sans DRM, pas de film cependant.
Je pense que si le gouvernement (ou Bruxelles) arrive à insuffler une dose de concurrence dans ce marché, nous pouvons vraiment arriver à quelque chose de bon. J’en veux pour preuve le succès de deux entreprises Françaises Deezer et Dailymotion…

Bilan d'un mois sous Ubuntu et sans Windows

Cela fait un mois que je vis sans Windows, incroyable non? (je sais, sujet sujet au trolls mais bon…).

Pour les néophytes, il est possible d’utiliser un ordinateur sans Windows; si si je vous jure! D’autres systèmes d’exploitation existent et sont très performants. Selon NetApplications, Microsoft Windows possède un peu plus de 90% du marché, OS X (d’Apple) 8% et Linux 0.67%.

Ubuntu est une distribution de Linux avec quelques différences :  elle est gratuite, développée par une communauté (pas par une entreprise) et sous licence libre -le code du logiciel est accessible et modifiable à souhait.

L’an dernieubuntu-logor, un amis m’a poussé à l’installer afin que je me fasse la main dessus. J’ai vite laissé tomber, ayant toutes mes petites habitudes sous Windows : pourquoi changer quand ça marche correctement. Cependant, le mois dernier, j’ai subit un gros crash de mon chère (et cher) système Windows. Heureusement, Ubuntu était toujours installée, j’ai donc pu continuer ma consommation de Web quotidienne, sans refaire une installation Windows. Étant un gros consommateur d’ordinateur (surtout de web) j’ai pensé qu’il serait intéressant de faire un bilan après un mois complet sur Ubuntu et Ubuntu seulement, n’ayant pas réparé Windows.

Linux à bien souvent une image de Geek. Pourtant, avec la montée en puissance des NetBook -ordinateur low cost- Linux devenait grand public : Déjà installé, très léger et rapide, simple à utiliser et tout a fait capable de satisfaire des fonctions de base tels que lire/écrire des emails ou documents et surfer sur le net. Ubuntu était donc parfait. Évidemment, pour éviter de se faire piquer ses parts de marché, Microsoft à préféré offrir des licences Windows, plutôt que de laisser Linux grandir. Il faut le reconnaitre, pour un utilisation basique, Windows ne tient pas la route : lent à démarrer, lourd en ressources et impossible à installer sur un Netbook, sans parler du prix.

Le bémol d’Ubuntu reste lors d’une utilisation plus poussée par exemple gérer des podcasts, des torrents, de la VOD etc. Les problèmes viennent en général du fait que l’application  Windows n’est pas disponible sous Linux : exit iTunes, Word, Photoshop et autres applications propriétaires. Il existe souvent des équivalents libre, mais il n’ont malheureusement pas le même niveau.

Je tiens cependant à mettre en avant SongBird, logiciel libre vraiment proche d’iTunes graphiquement et aussi performant. Il gère les AddOns type affichage de paroles et téléchargement légal et illégal directement (a quand les PodCasts?).

Second problème rencontré, la VOD : impossible de trouver un catalogue de film libre de droit (sans DRM). La plupart des plateformes utilisent Windows Media Player. Il faut espérer que la video suive la musique (sans jeu de mots) et qu’on pourra trouver rapidement de la VOD libre. Pas avant 2/3 ans je pense; j’y reviendrai dans un prochain billet.

Pour le traitement de texte, OpenOffice fait pleinement l’affaire pour une utilisation basique, c’est simple, gratuit, et dans l’ensemble compatible avec la suite Microsoft Office.

Si vous êtes un joueur, mieux vaut rester sur Windows, pareil pour les fans de Photoshop The Gimp ne fait franchement pas le poids (même si encore une fois, tout à fait correct pour une utilisation basique).

Bref, si vous êtes motivés, installez le en plus de Windows, c’est une alternative plus que convaiquante. Pour les exigeants, peut être que le Cloud Computing (applications entierrement online), amenera la réponse pour le developpement des logiciels sous Linux…

Pensées d'un optimiste des Technologies