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L'aventure du Web par un Technology Optimist

Aux Armes Citoyens !

Je vous livre en retard mon dernier billet, trop long et probablement trop large. Malgré ces quelques défauts, il est l’un des billets les plus long et plus engagé de ce blog, car il représente les peurs et menaces que je ressens de plus en plus grande, contre un média qui représente ce que l’homme a fait de mieux en terme de liberté d’expression.

Internet a chamboulé notre manière de vivre, de consommer. Cela a été possible notamment grâce a des principes fondateurs pour lesquels de nombreuses personnes se battent : la liberté d’expression, l’interopérabilité, l’open source, la neutralité du net, etc etc…Tous ces combats nous permettent de profiter du net tel qu’on le connait aujourd’hui : créatif, riche & dynamique ; certains diront incontrôlable (oh mon dieu !).

Serions-nous en train de vivre la fin d’une ère du web ? Une ère ou, à partir d’une connexion internet, n’importe qui dans le monde était libre de publier, commenter, surfer, partager de la culture, avec tous ses confrères humains gratuitement ? Vu les derniers événements, les blogueurs et autres internautes chevronnés sentent  la tempête de la répression se lever et déraciner un à un les principes fondateurs du net.

Mais quels sont les problèmes ? Quelles sont/seront les conséquences ? Devons-nous nous révolter et nous battre ? Si oui, comment ? Ce billet est l’occasion de partager mon point de vue avec vous et, par la même occasion, faire mon devoir civique de défense de l’internet auquel je crois : Riche et Universel. Amen !

Les problèmes

L'Accord Commercial Anti-Contrefaçon

L'Accord Commercial Anti-Contrefaçon

Les producteurs et éditeurs de contenu : La culture en est l’exemple parfait. La musique, le cinéma, la presse et maintenant les livres, qui avec la dématérialisation de leur biens se voient privés des bénéfices liés à la fabrication et la distribution de supports. Ce dernier devenant forcément inutile avec le numérique. Il semblait logique de payer les frais de fabrication et distribution du CD, livre ou DVD, mais maintenant que le cout de ces 2 étapes tend vers le 0, à quoi bon ? Les différentes maisons n’ont toujours pas compris cette réalité et, plutôt que de s’adapter, font depuis plusieurs années maintenant un lobbying de fous pour restreindre et contrôler l’échange de fichier en ligne : Fermeture de nombreux sites P2P, loi Olivennes, Hadopi, et la mise en place de l’ACTA. Les éditeurs vont bientôt rejoindre le clan, car il est attaqué par de nouveaux acteurs (le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple). C’était plus que prévisible non ? Pourquoi l’industrie n’as t’elle rien faite ? Les maisons d’éditions auraient pu se regrouper et définir un format et support propre non ? C’est trop facile de se plaindre des Google/Apple et autres acteurs du numériques.

Les Vices : le net est en effet victime de son excès de liberté et catalyse tous les vices du monde. Les politiques, la presse et les journaux TV adorent diaboliser le Net, car attention Internet est une poubelle qu’il faut contrôler. Le web serait donc responsable de la pornographie, la violence, la drogue, les suicides, la prostitution, bref… c’était bien mieux avant. Beaucoup espèrent que la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de Sécurité Intérieur (LOPPSI) pourra contrôler cela  : en filtrant le net, en surveillant les emails, les échanges il sera plus facile de supprimer ces contenus. Qui a dit Big Brother gouvernemental, ou surveiller pour mieux régner ? Je reviens seulement sur l’argument que je vois revenir le plus souvent, étant le plus horrible : la pédo-criminalité. Je vous invite à réfléchir en lisant deux articles que vous ne verrez jamais dans la presse qui défendent que les pédophiles eux aussi sont pour la Loppsi, ainsi que le courageux article de Guillaume Champeau : Et si le filtrage du Web encourageait la PédoCriminalité ?

Les Politiques : En théorie, le web est apolitique : il ne dépend pas des politiques des gouvernements. Les lobbies et autres pressions sociales face aux vices ont eu raison de cette période, qui est aujourd’hui terminée. Par exemple le gouvernement Italien projette de rendre Youtube responsable responsable du contenu publié sur le site. Aujourd’hui, la responsabilité du contenu publié incombe à l’éditeur et non à l’hébergeur. En inversant ce principe, les politiques et lobbys règleront (soi-disant) tous les Vices du web. Ainsi les Youtube, WordPress, et même Facebook se verront obligés de limiter grandement le contenu publié sur leurs plateformes : le cout de modération serait bien trop élevé pour les plateformes. Au-delà de faire retourner le Web 2.0 au Web 1.0, c’est surtout une atteinte sans précédent à la liberté d’expression.

Come and See Our Latest RestrictionL’arrivée des MarketPlaces : En fait, le danger, c’est la généralisation des marketplace intégrée, l’endroit unique où l’on peut acheter et télécharger et installer des applications. C’est un point de contrôle stratégique, la pomme étant libre de modifier ou même refuser une application. Le refus de Google Voice en est l’exemple type. Amazon n’est pas un meilleur exemple avec la suppression automatique et à distance des versions de 1984 d’Orwell (tout un symbole) téléchargés sur les Kindle. L’iPad enfonce le clou dans la mesure où ces dangers sont portés sur ordinateur, et qu’il est probable de voir apparaitre l’AppStore sur tous les portables Apple la solution étant plus pratique et intuitive. Le slogan de la Free Software Foundation synthétise bien le problème : iPad is iBad for Freedom !

Au-delà du controle des entreprises sur les applications, les MarketPlaces représentent un autre problème : l’interopérabilité. Aujourd’hui il y a sept OS différents dans les téléphones, et il faut développer une version différente pour chaque système. Ainsi, les applications représentent un retour en arrière sans précédent en termes d’interopérabilité.

Les Solutions :

L’éducation et l’encadrement avant tout : Il est important d’expliquer aux enfants que le contenu produit sur le Web ne se fait pas tout seul : des gens y travaillent, et que si le contenu est accessible gratuitement c’est qu’il y a une contrepartie notamment dans la collection d’informations personnelles. Evidemment, les parents n’ont pas forcément conscience de cela, l’état doit ici jouer son rôle, et communiquer sur ce sujet. Les enfants doivent aussi comprendre que si ils téléchargent de la culture en ligne illégalement, c’est répréhensible, et ils doivent rémunérer l’artiste d’une manière ou d’une autre, en allant au concerts ou préférant des solutions légales tel que Deezer ou Spotify.

Aussi, il faut adapter l’éducation à l’utilisation des nouvelles technologies. On explique bien aux enfants qu’il ne faut pas monter dans la voiture d’inconnus. Il semble donc logique d’expliquer pourquoi le web est génial, mais aussi pourquoi il peut être dangereux. On ne laisse pas un enfant avec un PC et une TV seul dans sa chambre : il a besoin d’être accompagné pour comprendre comment identifier un site ou un comportement à risque. En gros le PC doit être dans le salon, et les parents doivent vérifier ce que fait l’enfant, et en parler souvent avec lui. Si les parents ne peuvent pas être tout le temps derrière l’enfant, il existe des tonnes de logiciels qui permettront de limiter l’utilisation du PC.

L’arrivée de l’HTML 5 : Les capacités accrues de cette version de l’html seront suffisantes pour développer des applications Web-Only. Ainsi, Google a développé Voice en HTML5 réglant ainsi le problème de censure d’Apple et celui de l’interopérabilité. Cette piste est donc à suivre, et est une solution plus que crédible pour les futurs services mobile.

Le libre : Si les producteurs ne trouvent pas d’accord (encore faut-il de la concurrence), Bruxelles et autres régulations doivent imposer un format unique et sans DRM, et Libre. Les majors ont compris que les DRM musicaux bloquaient le développement des solutions, l’édition ne doit pas reproduire la même erreur.

Conclusion

Logo Quadrature du NetAux armes citoyens, tout n’est pas perdu ! Cependant, il faut se battre pour garder un web libre et dynamique. J’ai probablement oublié des centaines de menaces, n’hésitez pas à en rajouter dans les commentaires.

Pour contribuer, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de la Quadrature du net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. L’organisation propose une page complète pour participer à la lutte contre l’ACTA, LOPPSI et autres atteintes aux libertés du net.

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Le Libre avec Richard Stallman, fondateur du mouvement

Richard_StallmanLe 14 Janvier 2010, Richard Stallman est venu pour une conférence à Grenoble Ecole de Management. Je n’avais jamais entendu parler de ce personnage, mais c’est apparemment une sacré pointure et surtout une bible vivante de l’informatique et de l’univers du Libre (étant à l’origine de ce mouvement).

Je vous propose un résumé de la conférence, des problématiques soulevées et des points les plus intéressants abordés par RMS (son surnom).

Les 4 libertés de Stallman

Le Libre c’est la Liberté, l’égalité et la Fraternité; trois mots que Sarkozy n’aime pas beaucoup !

Pour caractériser un programme comme Libre, il faut qu’il respecte les 4 libertés que Stallman défini comme suis:

  1. Liberté 0 : D’utiliser le programme pour toutes les raisons (any reasons)
  2. Liberté 1 : Etudier comment marche le programme, et le changer pour en faire ce que vous voulez (qu’il fasse). L’accès au code est donc une nécessité
  3. Liberté 2 : De redistribuer des copies (du programme modifié) afin d’aider ses voisins
  4. Liberté 3 : De distribuer des copies de votre programme modifié au monde entier, et ainsi aider l’ensemble de la communauté en donnant accès à votre code.

RMS a pris le temps de bien expliquer ces lois, qui permettent de faire la différence entre des termes souvent mélangés. En fait, beaucoup de logiciel ou systèmes d’exploitations sont considérés comme libre, ne respectent pas ces conditions. Pour comprendre ces variantes, il faut revenir sur quelques définitions.

GNU, Linux, l’Open Source et les logiciels privateurs

Pour vendre leurs solutions privatives, les géants de l’époque ont créés en 1998 le terme Open Source. Un terme moins engageant, car ne portant pas la philosophie du Libre. Les Applications sont souvent payantes, le code est toujours accessible, mais ils ne laissent pas les utilisateurs modifier ou partager le code avec d’autres internautes. Ainsi, l‘Open Source n’est pas forcément Libre.

heckert_gnu.smallLa différence entre Linux et GNU (prononcer Guenou) est assez fine. Pour la faire courte, dès 1983, Stallman décide de créer un système d’exploitation libre de fonctionner sur tous les types de plateformes/d’ordinateurs; un OS interopérable. GNU signifiant GNU is Not Unix, l’un des premiers OS multitâche, dont dérives notamment Mac OS X.

Stallman développe rapidement avec une communauté l’ensemble des fonctionnalités du système, seul le noyau (aussi appelé Kernel) reste à la traine. C’est là qu’intervient Linux, en 1991, lorsque Linus Torvald développe en un an, un noyau stable. Il est plus approprié d’utiliser le terme « GNU-Linux » pour définir des systèmes utilisant le noyau Linux avec un univers GNU.

RMS a utilisé pendant toute la conférence (en Français), le terme de « Logiciels Privateurs ». Logiciel propriétaire dans l’optique du libre ne veut rien dire, dans le mesure ou la notion même de propriété est faible. Il préfère donc le néologisme « privateur » dans l’idée que ces logiciels retirent les libertés sus-cités.

Le logiciel libre dans le monde de l’éducation

La partie la plus intéressante de la conférence, reste probablement sa vision du Libre dans le monde de l’éducation. Stallman compare la stratégie des éditeurs de logiciels (avec une allusion à peine voilée à Microsoft) à un première dose de drogue gratuite. L’idée est de créer une dépendance aux logiciels privateurs dès le plus jeune âge, afin que plus tard ils demandent ces logiciels dans l’entreprise.

L’école a une mission sociale d’éduquer des citoyens libre en partageant la connaissance. Le logiciel privateur  est l’ennemi de l’éducation dans la mesure où il ne favorise pas ce partage de la connaissance.

En tant qu’étudiant à GEM, je ne peux que confirmer cette stratégie, ayant accès au service MSDN de Microsoft. L’ensemble des étudiants ont accès gratuitement à de nombreux programmes MS comme Project, Visio ou même Windows 7. Ajoutez à cela une version d’office à 35 €, l’argument de la gratuité d’Open Office ou Ubuntu ne tient plus vraiment la route.

Stallman met en avant le fait que l’éducation  nationale n’as pas le budget pour se payer des Licences. De plus, il n’y a pas de raisons de favoriser une entreprise comme Microsoft, alors que d’autres solutions sont entièrement gratuites.

En conclusion…

Stallman est évidement un excellent évangéliste du Libre. On ressort de la conférence avec l’envie d’installer Ubuntu sur les machines du monde entier. Je regrette cependant que la conférence ai été très tourné sur le passé et moins sur l’évolution du Libre. Pourtant des questions ont été posées, notamment sur le SaaS. Il est évidant qu’une majorité de logiciels légers et libre seront amenés à disparaitre ou devenir des services en ligne. J’aurais bien aimé que Richard donne son point de vue la dessus : la philosophie du Libre peut-elle s’appliquer à des services ? Et si non, peut-elle changer et s’adapter ? Vous en pensez quoi vous ?

Plus d’infos sur le site GNU.org et de la Free Software Fondation

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Les Créateurs de Possibles, en mode Démocrati-E ?

logo-les-createurs-possiblesL’UMP a lancé cette semaine un nouveau site intitulé : les créateurs de possibles (CDP). L’annonce a fait pas mal de buzz, avec comme d’habitude des pros et antis. Le sujet est d’autant plus sensible qu’on y ajoute l’aspect Politique. Personnellement, au-delà de toute considération de partis, c’est l’initiative qui m’intéresse. Je ferai la même chose pour le jour ou le site communautaire du PS « la CooPol » sortira.

Pour quelle finalité ?

Officiellement, la plateforme se définie comme un « réseau d’action citoyen qui permet de créer des initiatives et de mettre en place des actions concrètes ». L’idée est donc de favoriser l’action plus que le débat. Il est donc possible de proposer des dates de réunions, et de suivre l’état d’avancement d’une l’initiative.

En analysant un peu, le mobile d’un tel site parait évidant : Le Net est un outil idéal de crowd-sourcing, une notion indispensable pour comprendre ce dont un électorat à envie d’entre parler. On sait qu’Obama a été élu notamment grâce à l’utilisation massive des réseaux sociaux, pour lever les fonds et pour générer des débats ou initiatives. Même si on est loin d’un Change.gov ou MoveOn.org, le « Créateurs de Possibles » pourrait être un coup d’essai pour 2012.

S’il marche, ce sera un bon moyen de vendre l’idée d’une démocratie participative pour 2012. Sinon, dans le cas où le site dérape et devient incontrôlable (modération ou bad-buzz), certains blogueurs pensent que  l’UMP aura un nouvel argument pour montrer l’irresponsabilité et la dangerosité du Net, et donc de le museler. Et dans ce cas, adieu E-Démocratie à l’UMP.

Cela vas t’il marcher ?

Probablement pas. Attention, je serai enchanté du contraire ! Aujourd’hui, selon 20 minutes, le site compterai seulement 1500 inscrits, 60.000 pages vues et 6.000 visiteurs, dont je pense, une grosse majorité de curieux et de testeurs. A 500 000 euros le site (développé par Isobar), cela fait cher du Lead; ça ne cartonne pas vraiment.

En fait, le site fait face à un paradoxe profond : un lancement volontairement discret alors que pour être efficace il aurait fallu une véritable campagne de communication et un soutien complet du parti. Pas ou peu, de fanfare afin d’éviter de trop lier le site au parti et minimiser un éventuel flop. CDP a juste bénéficié d’une avant-première avec quelques « blogueurs influent » afin de répandre la bonne nouvelle sur la toile. Cette stratégie est bancale dans la mesure ou les blogueurs, influent ou non, sont en ce moment plutôt à vifs : un Parti et un Président qui parle de filtrage du net, de taxe Google, et défend fermement Hadopi n’as pas toute les cartes en main dans la blogosphère. Et logiquement, il suffit de suivre le flux #CDP pour voir que ça balance pas mal.

Un site bien… mais pas top

  • Le Nom « Créateurs de Possibles »

Honnêtement, je ne comprends pas. Selon Cédric Deniaud, le nom est une référence à Slogan de la campagne 2007   »Ensemble tout devient possible ». Le site étant destiné au grand public, cela me semble trop initié. Créateur de Possibilités aurait été plus explicite et Français. Au passage d’autres domaines sont déjà présents et n’ont rien à voir. Le référencement naturel aurait dû être plus optimisé. Disons qu’avant de lancer un produit, il faudrait être en premier, au moins, sur le nom de la marque dans Google.

  • Une interface bien pensée mais avec des incohérences

A première vue, tout semble présent : Facebook Connect, partage sur les réseaux, interface sobre et moderne. Il y a donc eu un bon travail de simplification d’une interface qui, dans ce genre de réseaux, devient vite très chargée. Il faut donc saluer le travail effectué sur l’accessibilité et la simplicité de prise en main.

Cependant, après créé et participer à plusieurs initiatives des incohérences remontent. Les filtres ne sont pas efficaces, Après inscription à une initiative, elle apparait toujours dans la liste ou suggestions, le fenêtrage est bien trop petit à mon gout. CDP manque aussi cruellement d’aspect communautaire, comme le souligne bien Stan: Pas de profils certifiés, pas de classement des contributions/contributeurs. Autant de défaut qui demanderait à être corrigés pour rendre le site plus performant.

Pour conclure…

Encore une fois, je salue l’initiative, et la prise de risque. J’espère que le site marchera (même si j’en doute fortement); et j’invite d’autres partis et personnalités à ce prendre au jeu et y participer. La France a besoin de comprendre que le Net a du bon, et que, un grand volume de profils diversifiés ne peut apporter que des bonnes idées : c’est l’intelligence des foules.

Plus d’infos : La genèse du projet et l’anlayse de Read Write Web et d’AgoraVox. A lire aussi l’analyse complète de NetPolitique.

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1 an de blogging, le temps de faire un point

Je souffle aujourd’hui ma première bougie en tant que bloggeur. Une première année importante car elle a accompagné ma découverte du Web au niveau professionnel. Le travail étant moins dense les derniers jours de mon stage chez Europcar, j’ai décidé de l’occuper intelligemment, ainsi j’ai crée mon premier blog. L’objectif était de remettre les mains dans le cambouis de l’html et de partager avec mon entourage tout ce que j’avais appris pendant ce stage et ces nombreuses heures d’internet.

Pour ce qui est du cambouis, c’est aujourd’hui chose faite : après deux blogs, pas mal de plantage et d’erreurs il faut le reconnaitre, je pense avoir atteint mon seuil d’apprentissage autodidacte. Aller plus loin sera dangereux pour moi (au niveau de ma vie sociale) et surtout pour ce blog :) . La bonne nouvelle, c’est que maintenant le cambouis ne m’intéresse plus. Par contre, je suis au début de ma vie professionnelle et je suis plus que jamais passionné par le Web. Je puise donc ma motivation dans le partage de mes connaissances et surtout, dans les discussions que ce blog génère ici mais aussi dans la vie réelle.

Je re-signe donc pour une nouvelle année de folie mais avant tout, il est temps de faire un premier bilan :

Pourquoi éditer ce blog ?

C’est avant tout une hygiène de vie. J’essaye vraiment de privilégier le fond et l’analyse. En rédigeant les articles, je cherche des sources, des arguments, des contre arguments, des faits etc… Cela me force à construire un point de vue personnel et crédible. C’est une chose importante pour moi, dans la mesure ou tout vas très très vite sur le net, c’est un journal de bord, qui me fait garder le Nord.

C’est aussi une plateforme idéale pour partager avec mon entourage : à travers vos commentaires j’apprends autant que sur Twitter car vous complétez et améliorez le billet. Je vous invite donc à commenter à tour de bras. Un commentaire, c’est un bon point, voir même une image : cela signifie « tu as fait un bon boulot ». Je vous remercie tous au passage pour tous ceux laissés.

Quelques Statistiques :

Cet article est le 23ème 26ème ce qui signifie que moyenne je publie deux articles par semaines. Une fréquence bien basse, mais c’est un choix, faire des articles de fond prend du temps : environ 5 heures par billets. C’est aussi un non-choix dans la mesure où je fais cela dans mon temps libre, et ce temps est difficilement extensible. Au-delà des études et du boulot, j’essaye d’avoir un minimum de vie sociale ;) . Les données qui suivent sont basées sur 10 mois d’analyse.

Stats Blog Entrenet

Au niveau des visites, c’est simple : 50 % des visites proviennent des moteurs, 27 % des sites référents, 23 % des accès directs et autres. Facebook ramène 20% des visites et Twitter 11%.

Le nombre de visites est faible (73 visiteurs unique par mois) mais ce n’est pas un critère important pour moi, surtout avec une telle part provenant des moteurs de recherche.

Je me satisfais plus du nombre de lecture des billets postés, avec un record absolu pour mon test de Google Wave avec : 124 visites, le record du nombre de commentaire, et détrône même la page « à propos ». Celle-ci étant en deuxième position (avec 42 vues). Cela confirme la théorie comme quoi c’est souvent la page la plus lu d’un blog.

Pour l’anecdote, j’ai eu des visites sur des mots clés suivants (orthographe comprise) « Quelle GPS marche en Iran » ou « Gros MP3″ le reste des mots clés est étonnamment cohérent, et ce n’est pas plus mal.

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Google Keynote, le point sur les innovations en Recherche

Hier soir (heure française) à eu lieu au musée de l’ordinateur à Mountain View, une sorte de Google Keynote afin de faire le point sur le parcours effectué dans le recherche et surtout sur les nouveautés à venir. Voici ce qu’il faut retenir :

Goggles, un premier pas dans la réalité augmenté

C’est une nouveauté pour la firme : à partir d’une photo prise sur un iPhone ou sur un téléphone Android, Google Goggles est capable de reconnaitre l’objet (ou monument, code barre, livre) ciblé et d’afficher du contenu relatif. Google appelle cela de la recherche visuelle. L’intérêt est évidant : pas besoin de taper sur un petit écran, il suffit juste de filmer et Google trouve tout, tout seul. Encore mieux : à terme il sera possible de le faire directement (sans prendre la photo) ce qui positionne le service en plein dans la mouvance de la réalité augmenté, comme j’en parlais ici.

On comprend rapidement l’enjeu pour Google, qui propose de plus en plus de services basés sur Google Maps. L’exemple ci-dessous est édifiant : en filmant la façade d’un restaurant, on peut avoir les informations sur celui-ci directement.

La recherche instantané

« I would say that real time search is the natural evolution of universal search… » Marissa Mayer search products and user experience VP

Facebook, Twitter, MySpace, FriendFeed et tant d’autres ont signés des partenariats avec Google afin que celui-ci puisse intégrer leur contenu en temps réel. Le résultat est visible ici sur la version US, sur le bandeau de recherche, en cliquant sur le volet d’options « Latest ».

La page est donc automatiquement chargée des derniers tweets sur le sujet, c’est un peu bordélique, bourré de Java/Ajax mais c’est une fonction intéressante. Je doute cependant que cela intéresse le commun des mortels, surtout en France où les services comme Twitter sont complètement marginaux. Il sera cependant intéressant de regarder quelles informations Facebook vas fournir au moteur. Je paris pour un accès à certains statuts, aux pages des profils et autres pages d’entreprises type Fan Page (aujourd’hui très mal référencées). Cette option est déjà disponible sur Google US, et devrait l’être en France début 2010.

Au passage, Google Trends sort de sa version béta, et intègre maintenant les tendances des « Hot Topics » intéressant pour suivre précisément des opérations de buzz.

Avancée dans la Voix

Google continue sa progression importante dans ce domaine, en proposant de la recherche vocale (technologie déjà vu avec Google Maps Navigation) mais surtout de la traduction par téléphone. Il sera ainsi possible de demander « où est la boulangerie la plus proche » obtenir la réponse sur une carte, mais aussi demander à traduire la phrase en espagnol. Le service vous retranscrira les requêtes de vive voix. Avec les nombreuses avancées technologiques de Google : dictionnaire, traduction à la volée dans Wave, il est facile d’imaginer de la traduction à la volée entre deux correspondants au téléphone… ce serait top non ?

Coïncidence (ou pas), le même jour Microsoft et Yahoo ont finalisé leur accord pour un partenariat dans la recherche.

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Plus de lecture sur le billet de Google Relevance Meets the Real-Time Web et sur le blog Zorgloob.