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Les Créateurs de Possibles, en mode Démocrati-E ?

logo-les-createurs-possiblesL’UMP a lancé cette semaine un nouveau site intitulé : les créateurs de possibles (CDP). L’annonce a fait pas mal de buzz, avec comme d’habitude des pros et antis. Le sujet est d’autant plus sensible qu’on y ajoute l’aspect Politique. Personnellement, au-delà de toute considération de partis, c’est l’initiative qui m’intéresse. Je ferai la même chose pour le jour ou le site communautaire du PS « la CooPol » sortira.

Pour quelle finalité ?

Officiellement, la plateforme se définie comme un « réseau d’action citoyen qui permet de créer des initiatives et de mettre en place des actions concrètes ». L’idée est donc de favoriser l’action plus que le débat. Il est donc possible de proposer des dates de réunions, et de suivre l’état d’avancement d’une l’initiative.

En analysant un peu, le mobile d’un tel site parait évidant : Le Net est un outil idéal de crowd-sourcing, une notion indispensable pour comprendre ce dont un électorat à envie d’entre parler. On sait qu’Obama a été élu notamment grâce à l’utilisation massive des réseaux sociaux, pour lever les fonds et pour générer des débats ou initiatives. Même si on est loin d’un Change.gov ou MoveOn.org, le « Créateurs de Possibles » pourrait être un coup d’essai pour 2012.

S’il marche, ce sera un bon moyen de vendre l’idée d’une démocratie participative pour 2012. Sinon, dans le cas où le site dérape et devient incontrôlable (modération ou bad-buzz), certains blogueurs pensent que  l’UMP aura un nouvel argument pour montrer l’irresponsabilité et la dangerosité du Net, et donc de le museler. Et dans ce cas, adieu E-Démocratie à l’UMP.

Cela vas t’il marcher ?

Probablement pas. Attention, je serai enchanté du contraire ! Aujourd’hui, selon 20 minutes, le site compterai seulement 1500 inscrits, 60.000 pages vues et 6.000 visiteurs, dont je pense, une grosse majorité de curieux et de testeurs. A 500 000 euros le site (développé par Isobar), cela fait cher du Lead; ça ne cartonne pas vraiment.

En fait, le site fait face à un paradoxe profond : un lancement volontairement discret alors que pour être efficace il aurait fallu une véritable campagne de communication et un soutien complet du parti. Pas ou peu, de fanfare afin d’éviter de trop lier le site au parti et minimiser un éventuel flop. CDP a juste bénéficié d’une avant-première avec quelques « blogueurs influent » afin de répandre la bonne nouvelle sur la toile. Cette stratégie est bancale dans la mesure ou les blogueurs, influent ou non, sont en ce moment plutôt à vifs : un Parti et un Président qui parle de filtrage du net, de taxe Google, et défend fermement Hadopi n’as pas toute les cartes en main dans la blogosphère. Et logiquement, il suffit de suivre le flux #CDP pour voir que ça balance pas mal.

Un site bien… mais pas top

  • Le Nom « Créateurs de Possibles »

Honnêtement, je ne comprends pas. Selon Cédric Deniaud, le nom est une référence à Slogan de la campagne 2007   »Ensemble tout devient possible ». Le site étant destiné au grand public, cela me semble trop initié. Créateur de Possibilités aurait été plus explicite et Français. Au passage d’autres domaines sont déjà présents et n’ont rien à voir. Le référencement naturel aurait dû être plus optimisé. Disons qu’avant de lancer un produit, il faudrait être en premier, au moins, sur le nom de la marque dans Google.

  • Une interface bien pensée mais avec des incohérences

A première vue, tout semble présent : Facebook Connect, partage sur les réseaux, interface sobre et moderne. Il y a donc eu un bon travail de simplification d’une interface qui, dans ce genre de réseaux, devient vite très chargée. Il faut donc saluer le travail effectué sur l’accessibilité et la simplicité de prise en main.

Cependant, après créé et participer à plusieurs initiatives des incohérences remontent. Les filtres ne sont pas efficaces, Après inscription à une initiative, elle apparait toujours dans la liste ou suggestions, le fenêtrage est bien trop petit à mon gout. CDP manque aussi cruellement d’aspect communautaire, comme le souligne bien Stan: Pas de profils certifiés, pas de classement des contributions/contributeurs. Autant de défaut qui demanderait à être corrigés pour rendre le site plus performant.

Pour conclure…

Encore une fois, je salue l’initiative, et la prise de risque. J’espère que le site marchera (même si j’en doute fortement); et j’invite d’autres partis et personnalités à ce prendre au jeu et y participer. La France a besoin de comprendre que le Net a du bon, et que, un grand volume de profils diversifiés ne peut apporter que des bonnes idées : c’est l’intelligence des foules.

Plus d’infos : La genèse du projet et l’anlayse de Read Write Web et d’AgoraVox. A lire aussi l’analyse complète de NetPolitique.

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Quel modele publicitaire pour Facebook ?

Un premier constat personnel: Facebook (FB) a toujours énervé ses utilisateurs. Un peu comme MS Windows. Il y a pleins de défauts mais c’est quasiment impossible de s’en passer…

Mark Lazen l’explique très bien :

J’ai fait une étude scientifique sur 3 « non Geek » et utilisateurs régulier de FB : Ils détestent tous la nouvelle version, mais quand je leur ai demandé se qui était mieux sur l’ancienne… j’ai eu un grand blanc.

Posez vous la question… ce n’est pas si simple!

Ces changements restent indispensables pour assurer une éventuelle rentabilité du réseau sociale. Un point à souligner c’est que, échec ou non, FB peux générer pas mal d’argent: soit en revendant à plus gros (peu probable) ; soit en trouvant un vrai modèle publicitaire (pas gagné pour le moment). Il est clair que les réseaux sociaux (FB, Twitter et autres) devront trouver un moyen de rentabiliser leurs investissements colossaux en serveurs et bande passante. Si ce n’est pas la vente de services premium, la publicité est la seule alternative crédible.

Un début de publicité sociale

Aujourd’hui, la publicité sur les médias sociaux n’est pas convaincante comme le montre les chiffres de Knowledge Network : 83% des webacteurs de 13 à 54 ans se rendent sur les réseaux sociaux (47% au moins une fois par semaine) mais moins de 5% s’en servent au moment de prendre une décision d’achat. acheteurs-sur-les-medias-sociaux1

Cette situation se reflète sur Facebook, qui fait à minima, avec une pseudo publicité sociale ou l’on peut voter pour les bonnes publicités (dans quel intérêt?). Cependant, un aspect est important : la publicité prend déjà en compte des variables sociales. En fonction des informations que vous rentrez dans votre profil : date de naissance, situation maritale ou orientation sexuelle, les publicités sont différentes (c’est la base d’une bonne campagne).

Aussi, comme vous avez pu le remarquer; le fondateur à fait évoluer le site d’un simple partage de profil, à un doux mélange de FriendFeed et Twitter. Twitter au niveau de la page d’accueil qui regroupe maintenant l’ensemble des ‘flux’ ou activités réalisés par votre entourage; et Friendfeed pour la coté ‘J’aime’ ‘Like’ et ouverture sur l’extérieur.

Pourquoi un tel changement ? Les flux d’activités sont une source d’informations idéale : vous partagez ou vous allez, ce que vous faites, si vous n’êtes plus célibataire, marié, divorcé fiancé et  avec qui, ce que vous aimez, n’aimez pas, mais aussi des vidéos, des liens etc. Bref tout ce qui passe par la tête. Le must c’est que toutes ces informations sont mise à jour directement par l’internaute. C’est comme un fichier mondial, qualifié, qui se met tout seul à jour : le rêve de tout Marketeur.

Vers un Beacon 2.0 ?

Une fois toutes des infos en main, il est intéressant de faire un rappel : Facebook s’est déjà essayé à la publicité sociale avec Beacon. L’idée était de partager avec votre entourage les produits que vous aviez acheté (et donc jugé intéressant). L’achat/produit était automatiquement publié dans le flux d’activité de l’utilisateur; et donc communiqué à votre entourage : adieu les cadeaux surprises et la vie privée. Devant les protestations des utilisateurs, Zuckerberg avait défendu  Beacon en expliquant :

“Les gens s’influencent mutuellement. Rien ne les influence plus qu’une recommandation d’un ami dans lequel ils ont confiance. La référence de quelqu’un dans qui ils ont confiance influence plus les gens que le meilleur message télévisé. C’est le Saint Graal de la publicité.”

Allons-nous vers un Beacon 2.0 ? Le flux d’activité des internautes est un endroit idéal pour accueillir de la pub. Gmail fait cela très bien : affiche des liens sponsorisés en fonction du contenu de vos emails. Pourquoi ne pas faire la même chose avec le statut de l’utilisateur ? Ou des commentaires qu’il dépose ?

Robert Scoble donne une image intéressante dans son billet : Sa femme a publié les premières échographies de son bébé sur Twitter, et détail une liste de toutes les publicités qu’il n’as PAS eu : aucune annonce des assurances, de couches, de voitures (pour la famille plus grande), pas une banque (pour le plan d’épargne des études supérieures de l’enfant) etc.

Imaginez vous sur FB dans un an : Je peux chercher pour toutes ces choses, et voir quels objets et quelles entreprises ont eu le plus de « J’aime ».

Il est facile d’imaginer des « statuts sponsorisés » directement dans le flux d’activité de l’utilisateur. Si je mets que j’adore une chanson; pourquoi je n’aurais pas un lien me proposant de l’acheter juste en dessous ?

Imaginer le modèle social de demain

Le point de vue de Scoble se défend! Aussi, ce n’est pas parce que les médias sociaux ne sont pas des endroits où l’on achète aujourd’hui, que ce ne sera pas le cas demain ! L’étude le montre bien : entre 10 et 25% se tournent ‘de temps en temps’ vers les médias sociaux. Il est donc possible que dans les prochaines années, les ’sometimes’ se transforment en ‘regularly’. Avec une audience comme celle de FB, on imagine bien le potentiel. Le plus dur reste de convaincre les investisseurs et annonceurs qu’un modèle de publicité rentable et possible. La réponse dans 1 an…

Pour plus de chiffres et de perspectives, lire le billet de Fred Cavazza.

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Pour que la VOD suive la Musique

Nous avançons petit à petit vers une offre de musique en ligne plus cohérente : l’arrivée d’offre légale en streaming type Deezer mais aussi Spotify ou Jiwa, la fin des DRM chez iTunes et surtout un débat sur la place publique ‘grâce’ à Hadopi. Les modèles sont en train de se définir, avec l’apparition de pubs audio (en plus de l’affichage classique) ou d’abonnement mensuel. Nous avançons à tâtons vers le bout du tunnel, ou l’offre légale est égale à celle illégale c’est possible?. L’offre vidéo elle, n’as pas bougé d’un pet!

Petit constat de nos amis de chez Clubic:


Source de la vidéo : Clubic

Comment est-ce possible que des films comme “la grande vadrouille” ne soient pas disponible en téléchargement légal ? En France, il est encore impossible de visionner légalement des séries TV en streaming. C’est le cas aux US, ou Disney vient de rejoindre NBC et NewsCorp sur Hulu. Les ayants droit se rémunèrent sur la pub présente dans les vidéos et sur le site. Et ça cartonne, le site est maintenant dans le top des 3 des sites de vidéos aux US (mars09) avec 2.6% des vidéos visionnées; le reste étant pour Youtube.
A quand l’arrivée d’Hulu en France? No idea ! Pour le moment, la seule offre légale qui va dans le bon sens c’est celle de Vodeo.tv, qui propose une partie de catalogue sans DRM, pas de film cependant.
Je pense que si le gouvernement (ou Bruxelles) arrive à insuffler une dose de concurrence dans ce marché, nous pouvons vraiment arriver à quelque chose de bon. J’en veux pour preuve le succès de deux entreprises Françaises Deezer et Dailymotion…

Quel Google face aux Médias Sociaux

La question de mon collègue était la suivante: « Est ce que les réseaux sociaux vont concurrencer Google en terme de recherche d’informations? » Ma première réponse était négative : L’utilisation des réseaux sociaux est principalement sociale, c’est à dire pour partager des informations personnelles avec ses amis. De son coté, Google permet de chercher l’adresse d’une page web ayant la réponse à notre requête. Donc a priori, pas de raisons de se concurrencer.

Logo Outils GoogleCependant, après quelques minutes de discussion je suis vite revenu sur ma réponse. Il est évident que de chaque coté, les frontières ont bien évolué. Prenons l’exemple de Facebook, dont l’usage change tous les jours. Les possibilités de microblogging, d’identification, de partage de photos et vidéos se sont ajoutées à la simple création de profil. De l’autre coté Google fournit maintenant bien plus que des liens de pages web: l’arrivée de l’universal search élargit les résultats aux blogs, news, photos, vidéos et Google ne cesse d’ajouter de nouvelles fonctionnalités aux services déjà présents.

Le ‘Web 2.0′ a rendu la parole aux internautes, chacun est maintenant libre de faire son journaliste (avec un blog) de commenter ou voter pour des liens/tweets, de donner des avis sur des produits (dans les forums), ou sur le coiffeur du coin. Il serait donc absurde, lors d’une recherche d’information, d’ignorer tout le contenu créé par cette activité sociale, ou l’UGC (User Generated Content) en général.

Prenons un exemple: je recherche un restaurant sympa à Lille. Naturellement j’ai tendance à demander à mon entourage, puis naturellement aller faire un tour sur internet. Il serait génial de pouvoir taper par exemple « restaurant Lille » dans Google et d’avoir toute une partie Sociale dans les résultats incluant les avis laissés par mes amis qui parlent de restaurants. Par exemple les statuts Facebook et Twitter, ainsi qu’une partie des blogs parlant du sujet… Il existe déjà une extension Firefox qui le permet WebMynd.

La multiplication des différent services de réseaux sociaux amène de nouveaux besoin pour les entreprises et les utilisateurs : Le premier étant la centralisation et gestion de tous ces services: flux RSS/tweets/statuts/tag de photos/notifications… Nous sommes passés d’un monde de recherche d’informations, à celui de surinformation. Il est donc capital de pouvoir centraliser ces infos, et surtout les organiser. Les Flux RSS ont permis de gagner un temps considérable, surtout avec des services très performant comme Netvibes, qui se positionne clairement comme catalyseur de web personnel.

Continuons avec mon exemple: imaginons que le restaurant veuille savoir s’il apparait lors de la recherche « restaurant Lille », et surtout savoir ce que disent les gens; c’est l’E-notoriété. Les grands comptes font appel à des prestataires spécialisés (Digimind, TrendyBuzz, Radian6, Synthesio, Weetrack…). Pour les plus petites, l’investissement est trop lourd, il leur faudrait donc passer par des agences, ou bricoler une solution. C’est là que je suis étonné de voir que Google ne propose rien! Il a le moteur et toute l’infrastructure Insights, Alerts, Blogs etc. Le marché est en train de se structurer et il semble juteux. Parce que, finalement l’objectif des entreprises reste simple: surveiller ce qui remonte dans les résultats de Google et sur les réseaux sociaux.

Dans le fond, les grands comptes payent d’autres entreprises (que Google) pour créer des algorithmes de recherche qui veillent à la marque des entreprises. Cela ressemble grandement à une nouvelle concurrence non?
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Plus de lecture: des solutions pour gérer les flux des réseaux sociaux sur Twitter Vs Facebook et Skimmer

Interview de Evan Williams fondateur de Twitter

Dans la série ‘post d’entre midi et deux’ je réagis à l’interview du PDG et co-fondateur de Twitter que je viens de visionner sur VentureBeat.com. Un entretien un peu long, mais très intéressant sur l’évolution du  service de micro-blogging, qui consiste à publier de manière fréquente des messages de moins de 140 caractères à une communauté de ‘followers’.

En France, le service est marginal; cependant, beaucoup de personnes sont déjà adeptes du microblogging sans le savoir; le coupable: le statut de Facebook. En quelques mots, vous partagez avec vos amis vos sentiments, humeurs, avis, photos et vidéos favorites. La différence c’est que Twitter c’est que du texte, c’est complètement ouvert et qu’il ne faut pas être forcement ami de la personne pour suivre ses Tweets. Ainsi je peux suivre Barack Obama, la Maison Blanche, Apple etc…

Enfin le phénomène est intéressant, sympathique et très addictif. Essayez, vous verrez!

Dans cette vidéo Evan Williams, aussi fondateur de Blogger.com, explique plusieurs choses très intéressantes surtout par rapports aux réseaux sociaux:

« Social communications are really hard to monetize, but information-seeking activities are much easier to monetize, with Google being the prime example »

Williams ajoute que Twitter se trouve entre les deux: l’information avec Google, et le ’social’ avec FB.

Quand le journaliste demande comment monétiser Twitter, l’intéressé répond:

“We don’t know for sure, but we have some ideas [il rigole et ajoute] like the product itself, that aspect will evolve over time.

Rien de bien précis, mais les entreprises utilisent beaucoup Twitter comme outil de communication, il y a donc un levier de ce coté la. Williams parle aussi de Extra Features; au passage je me demande toujours pourquoi FB ne propose pas de telles possibilités.

Il revient aussi sur l’évolution de l’approche du Social Networking. Il explique avec raison, qu’au début de Blogger, s’était considéré anormal d’écrire un blog. Il fallait avoir quelque chose de très intéressant à dire; 5 ans plus tard, c’est rentré dans les mœurs. Le phénomène est le même pour Facebook: les plus âgés ne comprennent pas la raison d’un tel étalage de vie privée. Qu’en sera-t-il dans cinq ans? la question se pose…

J’en parlait déjà ici: le controle d’E-réputation est une notion à avoir tout au long de sa vie sociale sur le net.

Plus de lecture sur Twitter:

http://venturebeat.com/2009/03/02/video-evan-williams-explains-twitter-on-charlie-rose-or-tries-to/

http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/03/04/pour-comprendre-twitter-et-pour-en-rire/

ou http://www.twitter.com