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Quatres raisons pourquoi Google cartonne toujours

Vous trouverez ci-dessous une traduction d’un billet de Paul Buchheit, fondateur de services comme Gmail, Friendfeed ou AdSense. Cet ancien Googler -aujourd’hui Business-Angel- revient sur 4 raisons expliquant en quoi Google est toujours une entreprise qui « cartonne » aujourd’hui. Je me suis permis d’ajouter des liens vers les billets correspondants. Le billet original est intitulé : Four reasons Google is still awesome.

Mes prédictions récentes sur les produits Google qui vont réussir (et ce ceux qui subiront un échec) font penser à certaines personnes que je suis anti-Google, ce qui me rend triste, car Google est sans doute toujours la meilleure entreprise -de sa taille- et j’ai vraiment apprécié mon de temps là-bas.

Malheureusement, les histoires positives ne sont jamais aussi populaire que les négatives, mais peu importe; il est utile de souligner certaines choses qui continuent de différencier Google comme l’une des meilleures entreprises de technologie.

1 – Ils prennent de gros risques. Les gens désignent souvent des projets tels que Wave comme une preuve que Google a « perdu sa magie ». Pour moi, c’est la preuve qu’ils sont toujours prêts à prendre des risques sur de nouvelles idées et de nouvelles façons de faire les choses (Wave a été géré comme un projet complètement autonome en Australie). Si tout ce que vous faites fonctionne, alors vous ne prenez pas beaucoup de risques et n’êtes pas très innovant non plus. Évidemment, si tout ce que vous faites est un échec, ce n’est pas bon non plus, mais il ya un juste milieu. Google dispose de suffisamment de grands succès, tels que Chrome et Android, pour montrer qu’ils sont quelque part près de celui-ci.

2 – Ils sont prêts à construire de nouvelles technologies apparemment sans rapport avec leur métier de base. Lorsque nous avons commencé à travailler sur Gmail, beaucoup de gens disaient que c’était une distraction et que Google devrait se concentrer sur la recherche web. Maintenant, personne ne remet en question l’e-mail, mais ils se demandent pourquoi Google développe des voitures auto-conduites. Du point de vue du marché, cela ressemble à un manque d’attention, mais c’est une manière plutôt étroite de voir les choses. Avec une perspective plus large, cela peut être considéré comme mettre l’accent sur l’utilisation de la technologie pour améliorer le monde. Est-ce que Edison ou Tesla ont été critiqués pour inventer trop de choses différentes ?

Du point de vue des employés, ces projets « non-core » sont aussi une opportunité pour une plus grande autonomie. Une partie de ce qui a rendu le projet Gmail si amusant, c’est que nous avons eu beaucoup d’indépendance et que nous pouvions poursuivre des idées que d’autres personnes à l’intérieur de Google pensaient être « la mauvaise façon de le faire ». La plupart des autres entreprises de haute technologie ne proposent pas ce genre de liberté.

3 – Ils sont en concurrence de manière positive. Beaucoup d’entreprises entrent en concurrence avec des méthodes qui en fait, détruisent de la valeur, comme l’utilisation de procès sur des brevets déposes; afin de ralentir ou de tuer les concurrents. L’arme de choix de Google est plus souvent l’open source et l’utilisation de standards ouverts. Il ne fait aucun doute que des projets comme Android et Chrome ont une valeur stratégique et travaillent à affaiblir Microsoft et compagnie, mais ils se trouvent également être bon pour le monde. Google a réussi à maintenir ses intérêts étonnamment en ligne avec ceux de leurs utilisateurs.

4 – Ils ne semblent pas rejeter la critique honnête. Je suis en train de lire un projet de livre à paraître sur Google, et j’ai été de retrouver  un e-mail que j’ai envoyé en 2000 dans lequel je « saquait » l’un de nos plus récents lancements de produit. C’est douloureux pour moi de ne pas dire aux gens ce que je pense, donc pour la plupart, j’essaie de trouver des gens qui ne sont pas dérangés d’entendre la vérité (ou mon avis sur la question, plutôt). Une grande partie de mon interaction avec les start-up se compose de mon avis sur tout ce que je n’aime pas de leur produit (et souvent ils me remercient!). J’ai travaillé pour un grand nombre d’entreprises différentes, et Google a été la seule où parler franchement n’as jamais semblé causer de problèmes. Je ne prétends pas que j’ai toujours raison, parce que, évidemment, ce n’est pas le cas; mais les systèmes (ou individus) qui ne sont pas prêts à recevoir des commentaires négatifs sont condamnés. Les cultures qui ne rient pas d’eux-mêmes sont elles aussi condamnées.

Parler de Google est toujours un peu délicat pour moi étant donné mes antécédents, mais ils continuent d’être une entreprise fascinante et une grande source d’enseignements intéressants, alors je vais continuer d’essayer. J’espère que je ne me démarquerai pas comme un ennemi ou fan-boy, mais un simple observateur de bonne foi.

Traduction du billet de billet de Paul Buchheit : Four reasons Google is still awesome.

Le Management à la Google

Désolé pour ces trois mois de silence, mais l’emploi du temps a été plutôt chargé dernièrement : combiner examen, boulot et vie sociale n’est pas une mince affaire. Je profite de l’accalmie de l’été pour vider le frigo, et publier les quelques articles en réserve.

Après un premier billet sur l‘immersion chez Google et (déjà) quatre mois passé chez Google, je pense intéressant de partager avec vous un élément important et caractéristique de la vie en entreprise : le management.

Il faut avant tout comprendre le contexte dans lequel Google évolue : en 12 ans, Google est passé d’une  petite entreprise de la Silicon Valley, à un géant de l’internet de 23 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2009. Ainsi, aujourd’hui Google possède plus de 60 bureaux dans 20 pays, pour un total de 20 164 employés (déc. 2009) dont un tiers en dehors des US. C’est aussi 3000 CV reçus par jours, soit un peu plus d’un million par an; en moyenne un rachat d’entreprise par mois.

Autant dire qu’il faut du monde pour gérer tout ces petits chiffres, surtout que l’entreprise souhaite garder un esprit de start-up.

Déléguer pour garder le savoir en bas de la pyramide

La hiérarchie à Google est plutôt plate : par exemple il n’y a « que » 8 niveaux entre un employé fraichement embauché en Ads Operations à Dublin et Eric Schmidt le P.D-G de Google à Mountain View en Californie. Cela n’est donc pas énorme : si je monte d’un grade tout les 3 ans, je serai à la place d’Eric pour mes 50 ans, c’est pas mal hein ! 🙂

Google est une entreprise qui reste très scolaire, par exemple chez les employés qui fournissent du support client (AdOps) sont notés sur la productivité et sur la qualité. Plus l’employé à de bonnes notes, plus l’employé sera récompensé et reconnu. Les employés étant souvent des jeunes diplômés, ce système fonctionne bien et permet de comprendre rapidement comment l’employé se positionne par rapport au reste de l’entreprise. Cela n’est pas unique à Google, d’autres entreprises dans l’audit ou le consulting appliquent les mêmes méthodes.

Cependant, ce qui est plus unique à Google c’est que les évaluations sont faites par des collègues et non des supérieurs hiérarchique. On parle alors de Peer Management (Management par les tiers). Concrètement, une personne vas être reconnu par l’équipe comme ayant les compétences et l’expérience dans un domaine précis. Ainsi cette personne aura la responsabilité d’accompagner et évaluer ses collègues.

Évidemment, ce genre de management doit être formalisé : il est possible de suivre des formations sur la manière de donner du feedback. Il est aussi recommandé de compléter ses connaissances sur le domaine à évaluer. L’évaluateur est lui-même évalué par une autre personne, d’une autre équipe, qui pratique ce rôle depuis plus longtemps.

Cette méthode à deux avantages majeurs : Premièrement, en plus de libérer l’emploi du temps du manager, cela rend la note obtenu en fin de période crédible dans la mesure ou elle est donnée par un spécialiste du domaine, et non par le boss, qui n’a pas forcément le temps ou les connaissances techniques pour effectuer cette tache. Ensuite, cela permet de garder le savoir technique au bas de la hiérarchie, dans la mesure où les évaluateurs (et donc spécialistes) ont le même niveau hiérarchique que l’évalué.

Le rôle d’un manager chez Google

Le manager est au niveau interne est appelé et défini comme un « Team Leader ». Sa mission est de faire progresser et mettre en valeur le travail effectué par son équipe. Ainsi, le meilleur moyen de juger un manager est de savoir combien de ses ‘managés’ ont été promus. En effet, son travail consiste à vérifier régulièrement si l’employé progresse bien, respecte ses objectifs, est heureux dans l’équipe. Le micro-management est donc très faible. Par exemple, je fais juste un point, une fois par semaine avec mon team lead afin de voir comment je progresse par rapport à l’équipe; et quels sont les projets qui pourraient me convenir prochainement. Enfin, je suppose que comme dans d’autres entreprises, il a aussi un rôle important de centralisation et partage de l’information au niveau supérieure.

Il gère aussi la répartition des projets, qui influe directement sur le partage de la charge de travail. En effet, l’emploi du temps de chacun est divisé en pourcentage, avec une partie principale (chez AdOps répondre aux clients et évaluer les annonces AdWords) et une partie Projets qui regroupe le reste des taches de support (comme évaluer la qualité ou s’occuper des campagnes AdWords de Google Analytics). Plus l’employé est compétant dans son travail, plus le nombre et l’importance des projets sera forte. Les projets sont attribués en fonction des besoins et de l’expérience pour un nombre de trimestres précis, en accord avec l’employé. Il est donc tout à fait possible d’orienter sa carrière vers un type de projets afin de se spécialiser sur un domaine précis, pour plus tard postuler à une autre équipe/fonction.

Un environnement de travail  idéal pour plus de productivité

L’entreprise est connue pour la générosité de ses avantages qui ont pour objectifs (selon E. Schmidt) de « retirer tous les obstacles qui sont dans le passage des employés de l’entreprise » de la nourriture gratuite au coiffeur. Cela est en effet la réalité, cependant d’autres entreprises proposent ce genre de services comme Microsoft ou Facebook.

Pour l’anecdote, en arrivant chez Google, l’une des premières étapes de l’intégration est d’aller chercher son PC portable. L’ordinateur est complètement classique, mais un élément à retenu mon attention : dans le sac-a-dos pour protéger celui-ci j’ai eu la surprise de trouver un magnifique casque Sennheiser. Autant vous dire que, pour un jeune, bosser en écoutant sa musique est un luxe total. Je me souviens d’entreprise ou les plus expérimentés m’ont regardés de travers parce-que j’avais mon iPod posé sur mon bureau, avec une (même pas deux) oreillette en place. Aussi, Google n’as pas de problème à ce que l’employé ne soit pas à son bureau : il m’arrive souvent de bosser assis sur un canapé de l’Atrium. Ainsi, je peux être productif tout en étant sur un canapé en écoutant ma musique et, après analyse, ce n’est que la juste contrepartie de la création de l’Open Space. Ces conditions sont en fait idéales pour se couper du bruit ambiant et des nombreuses interruptions et ainsi, mieux se concentrer.

Aussi, dans le même esprit, l’équipement informatique est une commodité. Ainsi, nous avons chacun une station de docking reliée à un magnifique écran. Il est tout à fait possible d’en demander d’autres ou aussi de demander un clavier ou une souris ergonomique ainsi que tout les accessoires permettant de bien s’installer. La philosophie est qu’un employé travaillant dans de bonnes conditions est un employé productif.

Je vous propose de terminer ce long billet sur cette vidéo qui correspond parfaitement au sujet :

Plus d’infos : ‘Tips for Nooglers Engineers’ par Piaw et ‘Le Management de Google,  moteur de son innovation’ par LaCroix.com

Google Keynote, le point sur les innovations en Recherche

Hier soir (heure française) à eu lieu au musée de l’ordinateur à Mountain View, une sorte de Google Keynote afin de faire le point sur le parcours effectué dans le recherche et surtout sur les nouveautés à venir. Voici ce qu’il faut retenir :

Goggles, un premier pas dans la réalité augmenté

C’est une nouveauté pour la firme : à partir d’une photo prise sur un iPhone ou sur un téléphone Android, Google Goggles est capable de reconnaitre l’objet (ou monument, code barre, livre) ciblé et d’afficher du contenu relatif. Google appelle cela de la recherche visuelle. L’intérêt est évidant : pas besoin de taper sur un petit écran, il suffit juste de filmer et Google trouve tout, tout seul. Encore mieux : à terme il sera possible de le faire directement (sans prendre la photo) ce qui positionne le service en plein dans la mouvance de la réalité augmenté, comme j’en parlais ici.

On comprend rapidement l’enjeu pour Google, qui propose de plus en plus de services basés sur Google Maps. L’exemple ci-dessous est édifiant : en filmant la façade d’un restaurant, on peut avoir les informations sur celui-ci directement.

La recherche instantané

« I would say that real time search is the natural evolution of universal search… » Marissa Mayer search products and user experience VP

Facebook, Twitter, MySpace, FriendFeed et tant d’autres ont signés des partenariats avec Google afin que celui-ci puisse intégrer leur contenu en temps réel. Le résultat est visible ici sur la version US, sur le bandeau de recherche, en cliquant sur le volet d’options « Latest ».

La page est donc automatiquement chargée des derniers tweets sur le sujet, c’est un peu bordélique, bourré de Java/Ajax mais c’est une fonction intéressante. Je doute cependant que cela intéresse le commun des mortels, surtout en France où les services comme Twitter sont complètement marginaux. Il sera cependant intéressant de regarder quelles informations Facebook vas fournir au moteur. Je paris pour un accès à certains statuts, aux pages des profils et autres pages d’entreprises type Fan Page (aujourd’hui très mal référencées). Cette option est déjà disponible sur Google US, et devrait l’être en France début 2010.

Au passage, Google Trends sort de sa version béta, et intègre maintenant les tendances des « Hot Topics » intéressant pour suivre précisément des opérations de buzz.

Avancée dans la Voix

Google continue sa progression importante dans ce domaine, en proposant de la recherche vocale (technologie déjà vu avec Google Maps Navigation) mais surtout de la traduction par téléphone. Il sera ainsi possible de demander « où est la boulangerie la plus proche » obtenir la réponse sur une carte, mais aussi demander à traduire la phrase en espagnol. Le service vous retranscrira les requêtes de vive voix. Avec les nombreuses avancées technologiques de Google : dictionnaire, traduction à la volée dans Wave, il est facile d’imaginer de la traduction à la volée entre deux correspondants au téléphone… ce serait top non ?

Coïncidence (ou pas), le même jour Microsoft et Yahoo ont finalisé leur accord pour un partenariat dans la recherche.

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Plus de lecture sur le billet de Google Relevance Meets the Real-Time Web et sur le blog Zorgloob.

Les problématiques du référencement

Suite de la première partie de mon rapport de césure sur le référencement.

Une évangélisation encore inégale

Comme le dit Philippe Yonnet (directeur d’Aposition et du SEO-camp) (Stratégies, 2009). :

La phase d’évangélisation est terminée. Pure players et grands comptes créent des cellules internes et recrutent des experts. Désormais, tous les appels d’offres concernant Internet comprennent un paragraphe sur le référencement naturel ou payant.

Même si, en effet, le terme « référencement » est maintenant connu par les grands comptes; la valeur ajoutée et définition du métier de référenceur est encore inconnue de nombreuses PME. Il est surtout difficile pour les plus petits comptes de faire la différence entre l’agence de communication -qui créé le site-, l’hébergeur, et le référenceur. La frontière n’est en effet pas évidente tant le référencement fait souvent appel à ces deux entités pour les optimisations. Pour compliquer le tout, souvent, les agences de communication incluent dans leurs offres des prestations de référencement plus ou moins efficaces.

Une fois le cadre de la prestation défini avec le client, un autre problème apparait : la différence entre visibilité et trafic. Comme je l’avais expliqué plus haut : pour certains sites -comme les sites éditoriaux- le trafic est primordial. Ainsi, beaucoup de clients optimisent leur référencement en pensant que cela leur générera du trafic supplémentaire. Même si c’est souvent le cas, il arrive que certains clients soient déçus des prestations car elles ne génèrent pas le trafic espéré. Le référencement n’est qu’une partie du mix marketing, il arrive qu’un site soit dans une niche trop étroite pour générer un trafic suffisant. Il arrive aussi que le contenu des pages proposées aux internautes ne soit pas assez qualitatif, et ne fidélise pas l’internaute.

Un marché dépendant d’un acteur majeur

Le marché du référencement français est intéressant car nous ne travaillons quasiment que sur un moteur. Avec 90% de l’ensemble des recherches françaises, Google est en situation de monopole. Même si Yahoo et Microsoft fusionnent leurs moteurs ils ne dépasseraient pas les 10% de PdM.

Ainsi, notre référence quotidienne est Google qui -malgré son leadership- reste le plus performant et le plus dynamique. L’avantage principal de cette situation est de concentrer les optimisations sur les critères définis par Google et ainsi gagner en productivité.

Cependant, ce monopole signifie que les référenceurs et webmasters sont complètement dépendants du bon vouloir de Google. Il arrive trop fréquemment qu’un site voie son trafic divisé par 2 ou 3 à cause d’une perte de positionnement, ou de mauvaises optimisations sur Google. Les enjeux sont donc énormes et nous devons veiller constamment à ce que les pratiques de référencement appliquées soient en phase avec les recommandations officielles de Google.

Ainsi, beaucoup de veille et de laboratoires sont nécessaires pour constamment suivre les évolutions du SERP de Google.

Parts marché moteurs recherche

Une course à la taille pour exister

Etre positionné sur des expressions très concurrentielles et générant du trafic devient petit à petit un véritable challenge. Les pure players et leaders des différents marchés ont bien compris l’intérêt d’être bien positionné sur ces requêtes et optimisent depuis maintenant plusieurs années leurs sites afin d’obtenir et conserver ces positions.

Ainsi, le haut des premières pages sur Google est souvent trusté par les mêmes acteurs : PriceMinister, Amazon, Ebay, pour le B2C ; Auféminin, Doctissimo, Plurielles pour les sites éditoriaux et tant d’autres.

La raison est simple, ces sites répondent aux trois critères du référencement naturel : accessibilité, pertinence et surtout popularité. Ces sites ont souvent plus de 10 ans, et ont eu le temps d’accumuler une popularité souvent impossible à dépasser du fait de leur spécialisation.

Pour donner un exemple : si un nouveau blog se spécialise sur la vente de chaussures en ligne, il sera quasiment impossible d’être positionné dans les premières positions de Google sur la requête « chaussures femme ». La problématique est la même sur des secteurs très concurrentiels comme l’assurance, l’immobilier, la santé, la banque…

Ce problème est relié au précédant : l’hégémonie de Google dans la recherche. Avec Google qui truste 90% de la recherche, le nombre de personne sur le podium des premières positions est forcément limité.

De l’avenir des moteurs de recherche ?

Comment les agences de référencement, dont la valeur ajoutée est l’optimisation de la visibilité des entreprises dans Google, vont suivre le changement des technologies de recherches ?

Google a fêté ce septembre, 11 ans d’existence. Si Google est toujours l’une des solutions les plus efficaces pour trouver des infos sur le net, d’autres modèles se dessinent petit à petit. Si l’empire de Google s’est construit en 10 ans, il est probable que les technologies utilisées pour la recherche d’information dans 10 ans seront différentes. Par exemple, je suis convaincu qu’une piste d’évolution soit un filtrage humain du bruit, réalisé avec les « like » ou « J’aime » des internautes sur des contenus publiés par les internautes blog / micro-blogging (comme Twitter). Avec un volume suffisamment important, ces résultats pourraient être préférés par les moteurs, rendant caduque toute optimisation SEO classique.

Le référencement en quelques mots

Suite à ma césure chez AD référencement et chez Europcar International, j’ai réalisé un rapport de stage sur le référencement. Ayant eu une très bonne évaluation, je préfère partager les partis les plus intéressante plutôt que de le laisser dormir dans mon PC. J’espère que vous trouverez cela intéressant.

Le secteur étant jeune et dynamique technologiquement, il est difficile de trouver une définition précise et stable du référencement. Historiquement, c’est la soumission d’une adresse de site web à un moteur de recherche, afin que celui-ci l’explore et le référence dans ses bases. Aujourd’hui, les technologies et services proposés vont bien au delà d’une simple inscription dans les moteurs et les agences de référencement se vendent comme des spécialistes de la visibilité dans les moteurs de recherche.

L’intérêt pour les entreprises

Le référencement est directement lié au financement de nombreux sites sur la toile : Comment un site éditorial gagne t’il de l’argent dans la mesure où son contenu est accessible gratuitement. En général, il se rémunère par la vente d’espace publicitaire à des annonceurs : plus son trafic va être important, plus les publicités vont être vues et plus il pourra vendre cher ses espaces. Ainsi pour les sites éditoriaux, il est capital de générer un maximum de visites par jour.

Pour des sites marchands, le volume est moins important que la qualité. L’idée est de ramener un maximum de personnes susceptibles d’acheter les produits ou biens proposés. Ainsi, le travail est plus précis et plus complexe.

Pour répondre à ces problématiques, les entreprises doivent se tourner vers des professionnels qui l’aideront à optimiser son site pour satisfaire leurs objectifs de trafic.

Pour avoir une idée, le graphique ci-dessous représente la répartition des sources de visites d’un ensemble de sites E-commerce. (source Xiti Monitor)

Visites par type d'accès

On remarque que les moteurs de recherche représentent la plus grosse part, avec 33% des visites, suivi de près par l’accès direct (32,5%). Par expérience, il arrive souvent qu’un site éditorial génère l’ensemble de ses visites, plus de 90%, uniquement par les moteurs. Les marges de progrès sont donc importantes, d’autant plus que les agences maitrisent aussi des échanges avec les sites influents et les liens sponsorisés. Les équipes marketing ont bien compris ce potentiel et font donc appel à des agences de référencement, afin de générer plus de visites en jouant sur les différentes sources de trafic.

Les méthodes utilisés

Le secteur propose en général deux méthodes pour améliorer la visibilité d’un site : le SEO pour Search Engine Optimization aussi appelé référencement naturel, la méthode consistant à optimiser le site pour le faire remontrer ‘naturellement’ dans les moteurs ; et le SEM pour Search Engine Marketing (maladroitement traduit Référencement Payant), qui consiste en l’achat d’espace publicitaire dans les moteurs.

L’objectif idéal pour l’entreprise étant d’apparaitre dans les premières positions sur les expressions qui caractérisent leurs produits. Par exemple, pour un site qui propose des recettes de cuisine, il faut être dans les premiers résultats de Google sur la requête « recettes » ou « recettes de cuisine ». Evidemment, plus les expressions sont recherchées et génèrent du trafic, plus elles sont concurrentielles et plus c’est difficile.

Le référencement naturel

Le référencement naturel (SEO) regroupe l’ensemble des méthodes d’optimisations qui concerne directement le site. Ainsi, même s’il n’en porte pas le nom il s’avère en général plutôt couteux car il demande beaucoup de ressources en développement et intégration. De plus il faut souvent toucher à la structure même du site, ce qui se traduit par des process plus longs.

Malgré ces inconvénients, le SEO est une source de trafic pérenne et finalement peu couteuse, si le client est prêt à investir sur une période suffisante.

Pour être bien référencé (naturellement), un site doit répondre impérativement à trois critères : L’accessibilité, la pertinence et la popularité :

Ces trois critères sont complémentaires et se travaillent en phases successives.

L’accessibilité est primordiale, dans la mesure où pour de nombreux sites (notamment les sites vitrines) la technologie utilisée ne peut pas être interprétée par les robots des moteurs, car le code n’est pas accessible (Flash, Images). Ce manque d’accessibilité rend le référencement quasiment impossible. La pertinence est l’étape suivante : elle permet de s’assurer que le contenu du site soit bien mis en avant sur les pages de résultats des moteurs. Enfin, la popularité intervient plus en finition. Elle part du principe que pour être positionnée dans les premiers résultats des moteurs, une page (ou site) doit avoir de nombreux liens qui pointent vers celle-ci. Plus il y a de liens vers cette page, plus elle sera populaire et remontera dans les résultats.

Le référencement payant

Le référencement payant, que l’on appelle couramment SEM, consiste en l’achat d’espace publicitaire sur les moteurs de recherche, afin d’y promouvoir des liens sponsorisés.

Les liens sont en général situés sur le haut et le coté droit de la page de résultats.

Google Adwords

Google monopolisant le marché de la recherche sur le net, sa plateforme de vente et gestion de liens sponsorisés AdWords apparait logiquement en première position, loin devant Yahoo et MSN (qui ont signé un partenariat créant maintenant Bing).

Le principe de fonctionnement est simple : l’annonceur est facturé à chaque fois qu’un internaute clique sur l’une de ses publicités. Plus le mot clé -sur lequel l’annonce est affichée- est recherché, plus l’enchère sera élevée. L’annonceur mettant l’enchère la plus haute aura son annonce (ou lien sponsorisé) placé plus haut dans la page.

De nombreux critères rentrent en jeux dans la définition d’une enchère pour un mot clé : qualité des annonces,  des mots clés choisis, de la page de destination sur le site… cela demande donc de l’expérience et du suivi quotidien. Ainsi, même si cela correspond à de la publicité,  les agences de référencement se sont spécialisées dans ce domaine car le métier est étroitement lié aux techniques du référencement naturel.

La suite de mon rapport : les problématiques du référencement