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Google Keynote, le point sur les innovations en Recherche

Hier soir (heure française) à eu lieu au musée de l’ordinateur à Mountain View, une sorte de Google Keynote afin de faire le point sur le parcours effectué dans le recherche et surtout sur les nouveautés à venir. Voici ce qu’il faut retenir :

Goggles, un premier pas dans la réalité augmenté

C’est une nouveauté pour la firme : à partir d’une photo prise sur un iPhone ou sur un téléphone Android, Google Goggles est capable de reconnaitre l’objet (ou monument, code barre, livre) ciblé et d’afficher du contenu relatif. Google appelle cela de la recherche visuelle. L’intérêt est évidant : pas besoin de taper sur un petit écran, il suffit juste de filmer et Google trouve tout, tout seul. Encore mieux : à terme il sera possible de le faire directement (sans prendre la photo) ce qui positionne le service en plein dans la mouvance de la réalité augmenté, comme j’en parlais ici.

On comprend rapidement l’enjeu pour Google, qui propose de plus en plus de services basés sur Google Maps. L’exemple ci-dessous est édifiant : en filmant la façade d’un restaurant, on peut avoir les informations sur celui-ci directement.

La recherche instantané

« I would say that real time search is the natural evolution of universal search… » Marissa Mayer search products and user experience VP

Facebook, Twitter, MySpace, FriendFeed et tant d’autres ont signés des partenariats avec Google afin que celui-ci puisse intégrer leur contenu en temps réel. Le résultat est visible ici sur la version US, sur le bandeau de recherche, en cliquant sur le volet d’options « Latest ».

La page est donc automatiquement chargée des derniers tweets sur le sujet, c’est un peu bordélique, bourré de Java/Ajax mais c’est une fonction intéressante. Je doute cependant que cela intéresse le commun des mortels, surtout en France où les services comme Twitter sont complètement marginaux. Il sera cependant intéressant de regarder quelles informations Facebook vas fournir au moteur. Je paris pour un accès à certains statuts, aux pages des profils et autres pages d’entreprises type Fan Page (aujourd’hui très mal référencées). Cette option est déjà disponible sur Google US, et devrait l’être en France début 2010.

Au passage, Google Trends sort de sa version béta, et intègre maintenant les tendances des « Hot Topics » intéressant pour suivre précisément des opérations de buzz.

Avancée dans la Voix

Google continue sa progression importante dans ce domaine, en proposant de la recherche vocale (technologie déjà vu avec Google Maps Navigation) mais surtout de la traduction par téléphone. Il sera ainsi possible de demander « où est la boulangerie la plus proche » obtenir la réponse sur une carte, mais aussi demander à traduire la phrase en espagnol. Le service vous retranscrira les requêtes de vive voix. Avec les nombreuses avancées technologiques de Google : dictionnaire, traduction à la volée dans Wave, il est facile d’imaginer de la traduction à la volée entre deux correspondants au téléphone… ce serait top non ?

Coïncidence (ou pas), le même jour Microsoft et Yahoo ont finalisé leur accord pour un partenariat dans la recherche.

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Plus de lecture sur le billet de Google Relevance Meets the Real-Time Web et sur le blog Zorgloob.

Les problématiques du référencement

Suite de la première partie de mon rapport de césure sur le référencement.

Une évangélisation encore inégale

Comme le dit Philippe Yonnet (directeur d’Aposition et du SEO-camp) (Stratégies, 2009). :

La phase d’évangélisation est terminée. Pure players et grands comptes créent des cellules internes et recrutent des experts. Désormais, tous les appels d’offres concernant Internet comprennent un paragraphe sur le référencement naturel ou payant.

Même si, en effet, le terme « référencement » est maintenant connu par les grands comptes; la valeur ajoutée et définition du métier de référenceur est encore inconnue de nombreuses PME. Il est surtout difficile pour les plus petits comptes de faire la différence entre l’agence de communication -qui créé le site-, l’hébergeur, et le référenceur. La frontière n’est en effet pas évidente tant le référencement fait souvent appel à ces deux entités pour les optimisations. Pour compliquer le tout, souvent, les agences de communication incluent dans leurs offres des prestations de référencement plus ou moins efficaces.

Une fois le cadre de la prestation défini avec le client, un autre problème apparait : la différence entre visibilité et trafic. Comme je l’avais expliqué plus haut : pour certains sites -comme les sites éditoriaux- le trafic est primordial. Ainsi, beaucoup de clients optimisent leur référencement en pensant que cela leur générera du trafic supplémentaire. Même si c’est souvent le cas, il arrive que certains clients soient déçus des prestations car elles ne génèrent pas le trafic espéré. Le référencement n’est qu’une partie du mix marketing, il arrive qu’un site soit dans une niche trop étroite pour générer un trafic suffisant. Il arrive aussi que le contenu des pages proposées aux internautes ne soit pas assez qualitatif, et ne fidélise pas l’internaute.

Un marché dépendant d’un acteur majeur

Le marché du référencement français est intéressant car nous ne travaillons quasiment que sur un moteur. Avec 90% de l’ensemble des recherches françaises, Google est en situation de monopole. Même si Yahoo et Microsoft fusionnent leurs moteurs ils ne dépasseraient pas les 10% de PdM.

Ainsi, notre référence quotidienne est Google qui -malgré son leadership- reste le plus performant et le plus dynamique. L’avantage principal de cette situation est de concentrer les optimisations sur les critères définis par Google et ainsi gagner en productivité.

Cependant, ce monopole signifie que les référenceurs et webmasters sont complètement dépendants du bon vouloir de Google. Il arrive trop fréquemment qu’un site voie son trafic divisé par 2 ou 3 à cause d’une perte de positionnement, ou de mauvaises optimisations sur Google. Les enjeux sont donc énormes et nous devons veiller constamment à ce que les pratiques de référencement appliquées soient en phase avec les recommandations officielles de Google.

Ainsi, beaucoup de veille et de laboratoires sont nécessaires pour constamment suivre les évolutions du SERP de Google.

Parts marché moteurs recherche

Une course à la taille pour exister

Etre positionné sur des expressions très concurrentielles et générant du trafic devient petit à petit un véritable challenge. Les pure players et leaders des différents marchés ont bien compris l’intérêt d’être bien positionné sur ces requêtes et optimisent depuis maintenant plusieurs années leurs sites afin d’obtenir et conserver ces positions.

Ainsi, le haut des premières pages sur Google est souvent trusté par les mêmes acteurs : PriceMinister, Amazon, Ebay, pour le B2C ; Auféminin, Doctissimo, Plurielles pour les sites éditoriaux et tant d’autres.

La raison est simple, ces sites répondent aux trois critères du référencement naturel : accessibilité, pertinence et surtout popularité. Ces sites ont souvent plus de 10 ans, et ont eu le temps d’accumuler une popularité souvent impossible à dépasser du fait de leur spécialisation.

Pour donner un exemple : si un nouveau blog se spécialise sur la vente de chaussures en ligne, il sera quasiment impossible d’être positionné dans les premières positions de Google sur la requête « chaussures femme ». La problématique est la même sur des secteurs très concurrentiels comme l’assurance, l’immobilier, la santé, la banque…

Ce problème est relié au précédant : l’hégémonie de Google dans la recherche. Avec Google qui truste 90% de la recherche, le nombre de personne sur le podium des premières positions est forcément limité.

De l’avenir des moteurs de recherche ?

Comment les agences de référencement, dont la valeur ajoutée est l’optimisation de la visibilité des entreprises dans Google, vont suivre le changement des technologies de recherches ?

Google a fêté ce septembre, 11 ans d’existence. Si Google est toujours l’une des solutions les plus efficaces pour trouver des infos sur le net, d’autres modèles se dessinent petit à petit. Si l’empire de Google s’est construit en 10 ans, il est probable que les technologies utilisées pour la recherche d’information dans 10 ans seront différentes. Par exemple, je suis convaincu qu’une piste d’évolution soit un filtrage humain du bruit, réalisé avec les « like » ou « J’aime » des internautes sur des contenus publiés par les internautes blog / micro-blogging (comme Twitter). Avec un volume suffisamment important, ces résultats pourraient être préférés par les moteurs, rendant caduque toute optimisation SEO classique.

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Le référencement en quelques mots

Suite à ma césure chez AD référencement et chez Europcar International, j’ai réalisé un rapport de stage sur le référencement. Ayant eu une très bonne évaluation, je préfère partager les partis les plus intéressante plutôt que de le laisser dormir dans mon PC. J’espère que vous trouverez cela intéressant.

Le secteur étant jeune et dynamique technologiquement, il est difficile de trouver une définition précise et stable du référencement. Historiquement, c’est la soumission d’une adresse de site web à un moteur de recherche, afin que celui-ci l’explore et le référence dans ses bases. Aujourd’hui, les technologies et services proposés vont bien au delà d’une simple inscription dans les moteurs et les agences de référencement se vendent comme des spécialistes de la visibilité dans les moteurs de recherche.

L’intérêt pour les entreprises

Le référencement est directement lié au financement de nombreux sites sur la toile : Comment un site éditorial gagne t’il de l’argent dans la mesure où son contenu est accessible gratuitement. En général, il se rémunère par la vente d’espace publicitaire à des annonceurs : plus son trafic va être important, plus les publicités vont être vues et plus il pourra vendre cher ses espaces. Ainsi pour les sites éditoriaux, il est capital de générer un maximum de visites par jour.

Pour des sites marchands, le volume est moins important que la qualité. L’idée est de ramener un maximum de personnes susceptibles d’acheter les produits ou biens proposés. Ainsi, le travail est plus précis et plus complexe.

Pour répondre à ces problématiques, les entreprises doivent se tourner vers des professionnels qui l’aideront à optimiser son site pour satisfaire leurs objectifs de trafic.

Pour avoir une idée, le graphique ci-dessous représente la répartition des sources de visites d’un ensemble de sites E-commerce. (source Xiti Monitor)

Visites par type d'accès

On remarque que les moteurs de recherche représentent la plus grosse part, avec 33% des visites, suivi de près par l’accès direct (32,5%). Par expérience, il arrive souvent qu’un site éditorial génère l’ensemble de ses visites, plus de 90%, uniquement par les moteurs. Les marges de progrès sont donc importantes, d’autant plus que les agences maitrisent aussi des échanges avec les sites influents et les liens sponsorisés. Les équipes marketing ont bien compris ce potentiel et font donc appel à des agences de référencement, afin de générer plus de visites en jouant sur les différentes sources de trafic.

Les méthodes utilisés

Le secteur propose en général deux méthodes pour améliorer la visibilité d’un site : le SEO pour Search Engine Optimization aussi appelé référencement naturel, la méthode consistant à optimiser le site pour le faire remontrer ‘naturellement’ dans les moteurs ; et le SEM pour Search Engine Marketing (maladroitement traduit Référencement Payant), qui consiste en l’achat d’espace publicitaire dans les moteurs.

L’objectif idéal pour l’entreprise étant d’apparaitre dans les premières positions sur les expressions qui caractérisent leurs produits. Par exemple, pour un site qui propose des recettes de cuisine, il faut être dans les premiers résultats de Google sur la requête « recettes » ou « recettes de cuisine ». Evidemment, plus les expressions sont recherchées et génèrent du trafic, plus elles sont concurrentielles et plus c’est difficile.

Le référencement naturel

Le référencement naturel (SEO) regroupe l’ensemble des méthodes d’optimisations qui concerne directement le site. Ainsi, même s’il n’en porte pas le nom il s’avère en général plutôt couteux car il demande beaucoup de ressources en développement et intégration. De plus il faut souvent toucher à la structure même du site, ce qui se traduit par des process plus longs.

Malgré ces inconvénients, le SEO est une source de trafic pérenne et finalement peu couteuse, si le client est prêt à investir sur une période suffisante.

Pour être bien référencé (naturellement), un site doit répondre impérativement à trois critères : L’accessibilité, la pertinence et la popularité :

Ces trois critères sont complémentaires et se travaillent en phases successives.

L’accessibilité est primordiale, dans la mesure où pour de nombreux sites (notamment les sites vitrines) la technologie utilisée ne peut pas être interprétée par les robots des moteurs, car le code n’est pas accessible (Flash, Images). Ce manque d’accessibilité rend le référencement quasiment impossible. La pertinence est l’étape suivante : elle permet de s’assurer que le contenu du site soit bien mis en avant sur les pages de résultats des moteurs. Enfin, la popularité intervient plus en finition. Elle part du principe que pour être positionnée dans les premiers résultats des moteurs, une page (ou site) doit avoir de nombreux liens qui pointent vers celle-ci. Plus il y a de liens vers cette page, plus elle sera populaire et remontera dans les résultats.

Le référencement payant

Le référencement payant, que l’on appelle couramment SEM, consiste en l’achat d’espace publicitaire sur les moteurs de recherche, afin d’y promouvoir des liens sponsorisés.

Les liens sont en général situés sur le haut et le coté droit de la page de résultats.

Google Adwords

Google monopolisant le marché de la recherche sur le net, sa plateforme de vente et gestion de liens sponsorisés AdWords apparait logiquement en première position, loin devant Yahoo et MSN (qui ont signé un partenariat créant maintenant Bing).

Le principe de fonctionnement est simple : l’annonceur est facturé à chaque fois qu’un internaute clique sur l’une de ses publicités. Plus le mot clé -sur lequel l’annonce est affichée- est recherché, plus l’enchère sera élevée. L’annonceur mettant l’enchère la plus haute aura son annonce (ou lien sponsorisé) placé plus haut dans la page.

De nombreux critères rentrent en jeux dans la définition d’une enchère pour un mot clé : qualité des annonces,  des mots clés choisis, de la page de destination sur le site… cela demande donc de l’expérience et du suivi quotidien. Ainsi, même si cela correspond à de la publicité,  les agences de référencement se sont spécialisées dans ce domaine car le métier est étroitement lié aux techniques du référencement naturel.

La suite de mon rapport : les problématiques du référencement

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Google Wave, Première conlusion de 3 semaines d’essai

Apres trois bonne semaines d’activité sociale avec Google Wave, il est intéressant d’en faire un premier point. Pour rappel, Google Wave est un service du géant du web qui se base sur la problématique suivante : Si un outil de communication comme l’email devait être inventé aujourd’hui, à quoi ressemblerait-il ?

Un super outil de travail de groupe

J’ai été invité à par Stanislas Jourdan de TetedeQuenelle à commenter l’élaboration de son questionnaire sur les Médias d’informations et Internet. Première bonne surprise, la fonction Playback : Au moment, ou j’ai rejoins la conversation, il y avait déjà une cinquantaine de messages.

Wave-Playback-function Cette fonction, permet de reprendre la discussion de manière chronologique : un avantage énorme afin d’en comprendre le fil.

C’est comme pour un film, avec une avance par chapitres. Les mots surlignés en couleurs indique que l’auteur a effectué une modification.

Il est aussi possible qu’une personne tierce effectue des modifications au sein d’un message.

J’ai donc réussi à prendre part à cette discussion, à différents endroits, en réponse à quelqu’un, ou pour compléter un propos. Cela est assez magique et intuitif. Etant de retour dans mon école de commerce depuis peu, j’ai vraiment envie de partager cet outil pour un travail de groupe. J’attends donc la possibilité d’inviter mes amis (donc non je n’ai pas d’invites).

Un piètre outil de messagerie instantanée

En plus de remplacer l’email, cette solution est aussi sensé remplacer l’outil de messagerie instantanée. A ce niveau ont est très très loin d’un Messenger Live, ou même de la messagerie de Facebook; c’est dire. Plusieurs problèmes sont à résoudre :

  • Premièrement la touche entrée n’envoie pas le message, mais effectue un simple retour à la ligne. Cela rend l’outil anti-productif.
  • De plus, il faut obligatoirement cliquer sur le message pour y répondre, ce qui est très irritant.
  • Enfin, le fait de voir le correspondant taper en live, pousse à répondre en plein milieu de la phrase. La discussion est donc déconstruite et non chronologique, ce qui complique tout.

Au bout de quelques minutes, mon correspondant m’as demandé de repasser sur Gtalk… c’est dire ! :)

Un Google toujours plus intrusif ?

Je n’irai pas a faire un plaidoyer contre Google Wave, mais le point de Laurent Bourrelly est pertinent : il est maintenant quasiment impossible de ne pas passer par Google sur le Net. Gmail, Maps, Reader, Picaza, Youtube et évidemment le moteur de recherche. Plus l’entreprise grossie, plus son omniprésence devient un véritable handicape pour elle même et l’internaute.

En proposant un service pour remplacer l’email, la messagerie instantané, les commentaires de blogs, les forums; il est légitime de soulever la question de la vie privée. Dans le cas d’une adoption massive, Google aurait entre ses mains la quasi totalité de l’UGC (User Generated Content). Maintenant que Google indexe par défaut les documents publiés dans Google Docs, il est possible que certaines wave soient indexées dans le futur. L’intérêt est évidant en terme de référencement, mais cela soulève un véritable problème éthique dans la mesure ou nous pourrons participer à tous types de Wave, sur différents supports.

Première conclusion :

Comme souvent chez Google, la qualité du service présenté en Béta est bluffante : c’est beau, bien fait et simple. Cependant, nous n’avons pas encore accès à la partie qui selon moi sera la plus intéressante : l’intégration sur les sites. Google Wave pourrait devenir l’outil idéale pour centraliser son activité sociale sur le web : discussion sur les blogs, forums ou même réseaux sociaux; tout serait centralisé sur une seule interface.

Je suis donc impatient de voir le potentiel de Google Wave, une fois intégré sur les sites ou blogs. C’est pour moi le réel intérêt de la solution. Cependant, je garde deux points en suspend :

  1. La gestion de la vie privée : qui à accès à quoi et quels usages seront fait de toutes les données collectés.
  2. Le référencement : Les moteurs de recherches auront ils accès au contenu publié sur les Waves ?

Et vous vous en avez pensez quoi ? Vous voyez d’autres problématiques ?

Mise à jour suite au commentaire de Damien : Google proposerai d’utiliser Wave sur des serveurs privés, pour un usage en entreprise par exemple. Ainsi Google n’hébergerai pas les données -ce qui règle la question de la confidentialité- C’est une première pour Google, cela permettrai de développer ce service comme un véritable protocole (comme l’email par exemple).

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Quel Google face aux Médias Sociaux

La question de mon collègue était la suivante: « Est ce que les réseaux sociaux vont concurrencer Google en terme de recherche d’informations? » Ma première réponse était négative : L’utilisation des réseaux sociaux est principalement sociale, c’est à dire pour partager des informations personnelles avec ses amis. De son coté, Google permet de chercher l’adresse d’une page web ayant la réponse à notre requête. Donc a priori, pas de raisons de se concurrencer.

Logo Outils GoogleCependant, après quelques minutes de discussion je suis vite revenu sur ma réponse. Il est évident que de chaque coté, les frontières ont bien évolué. Prenons l’exemple de Facebook, dont l’usage change tous les jours. Les possibilités de microblogging, d’identification, de partage de photos et vidéos se sont ajoutées à la simple création de profil. De l’autre coté Google fournit maintenant bien plus que des liens de pages web: l’arrivée de l’universal search élargit les résultats aux blogs, news, photos, vidéos et Google ne cesse d’ajouter de nouvelles fonctionnalités aux services déjà présents.

Le ‘Web 2.0′ a rendu la parole aux internautes, chacun est maintenant libre de faire son journaliste (avec un blog) de commenter ou voter pour des liens/tweets, de donner des avis sur des produits (dans les forums), ou sur le coiffeur du coin. Il serait donc absurde, lors d’une recherche d’information, d’ignorer tout le contenu créé par cette activité sociale, ou l’UGC (User Generated Content) en général.

Prenons un exemple: je recherche un restaurant sympa à Lille. Naturellement j’ai tendance à demander à mon entourage, puis naturellement aller faire un tour sur internet. Il serait génial de pouvoir taper par exemple « restaurant Lille » dans Google et d’avoir toute une partie Sociale dans les résultats incluant les avis laissés par mes amis qui parlent de restaurants. Par exemple les statuts Facebook et Twitter, ainsi qu’une partie des blogs parlant du sujet… Il existe déjà une extension Firefox qui le permet WebMynd.

La multiplication des différent services de réseaux sociaux amène de nouveaux besoin pour les entreprises et les utilisateurs : Le premier étant la centralisation et gestion de tous ces services: flux RSS/tweets/statuts/tag de photos/notifications… Nous sommes passés d’un monde de recherche d’informations, à celui de surinformation. Il est donc capital de pouvoir centraliser ces infos, et surtout les organiser. Les Flux RSS ont permis de gagner un temps considérable, surtout avec des services très performant comme Netvibes, qui se positionne clairement comme catalyseur de web personnel.

Continuons avec mon exemple: imaginons que le restaurant veuille savoir s’il apparait lors de la recherche « restaurant Lille », et surtout savoir ce que disent les gens; c’est l’E-notoriété. Les grands comptes font appel à des prestataires spécialisés (Digimind, TrendyBuzz, Radian6, Synthesio, Weetrack…). Pour les plus petites, l’investissement est trop lourd, il leur faudrait donc passer par des agences, ou bricoler une solution. C’est là que je suis étonné de voir que Google ne propose rien! Il a le moteur et toute l’infrastructure Insights, Alerts, Blogs etc. Le marché est en train de se structurer et il semble juteux. Parce que, finalement l’objectif des entreprises reste simple: surveiller ce qui remonte dans les résultats de Google et sur les réseaux sociaux.

Dans le fond, les grands comptes payent d’autres entreprises (que Google) pour créer des algorithmes de recherche qui veillent à la marque des entreprises. Cela ressemble grandement à une nouvelle concurrence non?
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Plus de lecture: des solutions pour gérer les flux des réseaux sociaux sur Twitter Vs Facebook et Skimmer