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SEO quoi de neuf ? Bilan Journées du Contenu Web

logo-seo-campDans le cadre des Journées du Contenu Web à Lille, l’Association du référencement SEO Camp a animé (ce matin) une table ronde afin de faire un point sur les avancées technologiques et markéting du référencement. Je vous propose ici un compte rendu de cette matinée forte intéressante. Un grand merci à tous les intervenants !

Rien de bien nouveau sur le Page Rank

Il était difficile de commencer cette matinée par autre chose que l’éternel Page Rank. Pour rappel le système mis en place par Google permet de noter de 0 à 10 la popularité d’une page web (et non d’un site). A l’origine ne calculant que le nombre de liens pointant vers une page, il est maintenant important de le placer dans un contexte global. Ainsi, l’historique, la qualité et la variété du nombre de liens sont aussi des critères important. De plus, il semblerait que la notion de « fraicheur » du lien soit maintenant mesurée : un lien récent aurait plus d’impact sur le court terme qu’un lien ancien.

Le plus intéressant reste la SEO Report Card, partagé par l’équipe de la SEO Camp et publié sur le WebMaster Central Blog de Google. Ce PDF est en fait un document (à l’origine) interne, auditant l’optimisation SEO des sites web des services Google. Étonnamment, le PageRank n’apparait nul part, les autres critères sont eux, bien présents.

La recherche universelle, toujours plus complète

Cette technologie permet d’afficher des cartes, vidéos et photos correspondant à votre requête au sein même de la page de résultat (le SERP). La recherche universelle est maintenant bien plus étendue et inclue les statuts Facebook, Twitter, les cours de la bourse, les horaires de cinéma, et toutes les autres sources d’informations que Google  juge pertinente. On retrouve ici la notion de fraîcheur de l’information avec les Hot Topics de Google Trends, ou pour la première fois Google modifie en live ses résultats.

Tweet en LiveCe n’est pas tout à fait nouveau, cependant, d’un point de vue SEO, cela confirme l’importance de travailler la variété des supports. D’autant plus que les liens sponsorisés ont tendances à s’y mélanger en s’ajoutant au Google Suggest, ou dans les résultats de Maps.

La géolocalisation : capitale et difficilement optimisable

Malheureusement méconnu des webmaster, le Local Business Center permet aux entreprises de gérer leur visibilité dans les services Google. En s’inscrivant, les annonceurs ont l’opportunité de contrôler les infos mises en avant dans Maps, mais aussi de faire des annonces Adwords géolocalisées, de mettre des photos et vidéos de leur entreprises ou modifier leur emplacement, modérer les avis etc…

Malheureusement d’un point de vue SEO technique il n’y a rien à optimiser, les seuls critères pris en compte sont les lieux, les catégories et le contenu. Le classement (a priori) est organisé de manière géographique, il est donc préférable d’avoir un pas de porte dans le 1er arrondissement de Paris, plutôt qu’a la défense. Faites attention à bien choisir des catégories représentatives de votre activité : il est inutile d’être trop gourmand.

La personnalisation des résultats

L’idée des moteurs est de proposer des résultats en SEO et SEM personnalisés en fonctions de vos habitudes de navigation et recherches. Aujourd’hui Google personnalise le résultat des pages en utilisant deux techniques : les cookies et l’historique web. Le cookie est un peu le meilleur amis des marketeurs et référenceurs: il permet de tracer (anonymement) l’internaute afin de remonter des données quantitatives sur son comportement. Inconvénient : il est limité dans le temps et n’est pas nominatif, de plus l’internaute peut les supprimer à tout moment.

Avec l’historique web, Google garde en mémoire votre historique et s’en sert pour proposer des résultats personnalisés en fonctions de vos sites favoris. Google a récemment ouvert cette fonction à l’ensemble des internautes par défaut. Ainsi tout le monde (loggé, ou non) est susceptible d’avoir des résultats à la carte. Suite à cette annonce, beaucoup ont crié à la mort du SEO (encore une fois).

Je pense que Google à surtout rendu un service aux agences, en donnant une excuse pour se concentrer plus sur le trafic provenant des moteurs, que sur un classement des positions. Aujourd’hui, la personnalisation ne concerne qu’un résultat sur toute la page. De plus, cela ne marchera que si Google est certain de la pertinence de sa personnalisation; sinon il ne changera rien. Les rapports de positionnement sont donc encore importants, mais à long terme, il est plus intéressant d’utiliser d’autres mesures.

Le temps de chargement des pages : surtout du bon sens

yslow-logo

Add-On FireFox Yslow de Yahoo

Cette mesure déjà très importante avec Adwords, semble se reporter (comme souvent) sur le SEO. Que ce soit ou niveau du Google Webmaster Tool ou de l’outil PageSpeed, Google donne de plus en plus d’informations et donc d’importance sur le temps de chargement d’une page. Ironiquement, le script de Google Analytics est souvent critiqué pour être trop long à charger (une alternative plus rapide est disponible).

C’est surtout du bon sens : devant l’abondance de choix sur certaines requêtes, Google à tout intérêt à choisir des sites qui chargent le plus vite possible. Il faut faire attention à différencier l’optimisation de chargement pour des robots et pour les internautes. Le premier est indispensable pour le référencement des pages, le deuxième est indispensable pour un taux de rebond acceptable. Comme souvent en référencement, il est indispensable de rendre la navigation agréable pour l’internaute, et donc, pour les robots (et non l’inverse).

Les réseaux sociaux, indispensables et compliqués

Intéressante mise en perspective de Philippe Yonnet (Aposition) sur la diversité des réseaux sociaux dans le monde (non Facebook n’est pas leader partout !). C’est une donnée importante, car cela indique que la concurrence est bien présente, et qu’il est plus que probable que FaceBook passe de mode. Cela indique aussi que nous sommes bien au delà d’une éventuelle mode, et que l’usage des plateformes sociales est maintenant bien ancré.

Cependant, les problématiques sont nombreuses et vont bien au-delà du SEO. Je retiens principalement le fait qu’avec les réseaux sociaux, l’entreprise ne possède pas ses données : ce qui est sur Facebook reste sur Facebook. Il est donc important de garder un site web comme plateforme d’échange principal.

Il est évidant que les réseaux sont maintenant une source de trafic considérable pour de nombreux sites, et que si l’investissement technique est souvent dérisoire, c’est surtout l’investissement humain et l’engagement de la marque qui est important. Ainsi, comme pour le SEO, le ROI est souvent sur du moyen long terme et difficilement attribuable. Il est donc important de bien choisir ses indices de performances : nombres de commentaires, de followers, de diffusion des informations sur la toile (backtweets).

Et Google dans tout ça ?

L’attitude de Google évolue : La montée en puissance des réseaux sociaux, et l’arrivée de Bing et son rapprochement avec Yahoo pourrait bien changer la donne aux US. Ainsi, l’interface de Google évolue beaucoup plus souvent qu’avant et innove beaucoup plus dans les fonctionnalités (Recherche universel, Social Circle…). Aussi, Roland Debrabant (Ad-référencement) souligne le fait que Google soit beaucoup plus présent au niveau commercial en proposant de l’aide et des coupons de réductions aux agences, pour les petits comptes. Le géant du web serait donc maintenant beaucoup plus actif en prospection et fidélisation, ce qui ne semblait pas être le cas avant.

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Aux Armes Citoyens !

Je vous livre en retard mon dernier billet, trop long et probablement trop large. Malgré ces quelques défauts, il est l’un des billets les plus long et plus engagé de ce blog, car il représente les peurs et menaces que je ressens de plus en plus grande, contre un média qui représente ce que l’homme a fait de mieux en terme de liberté d’expression.

Internet a chamboulé notre manière de vivre, de consommer. Cela a été possible notamment grâce a des principes fondateurs pour lesquels de nombreuses personnes se battent : la liberté d’expression, l’interopérabilité, l’open source, la neutralité du net, etc etc…Tous ces combats nous permettent de profiter du net tel qu’on le connait aujourd’hui : créatif, riche & dynamique ; certains diront incontrôlable (oh mon dieu !).

Serions-nous en train de vivre la fin d’une ère du web ? Une ère ou, à partir d’une connexion internet, n’importe qui dans le monde était libre de publier, commenter, surfer, partager de la culture, avec tous ses confrères humains gratuitement ? Vu les derniers événements, les blogueurs et autres internautes chevronnés sentent  la tempête de la répression se lever et déraciner un à un les principes fondateurs du net.

Mais quels sont les problèmes ? Quelles sont/seront les conséquences ? Devons-nous nous révolter et nous battre ? Si oui, comment ? Ce billet est l’occasion de partager mon point de vue avec vous et, par la même occasion, faire mon devoir civique de défense de l’internet auquel je crois : Riche et Universel. Amen !

Les problèmes

L'Accord Commercial Anti-Contrefaçon

L'Accord Commercial Anti-Contrefaçon

Les producteurs et éditeurs de contenu : La culture en est l’exemple parfait. La musique, le cinéma, la presse et maintenant les livres, qui avec la dématérialisation de leur biens se voient privés des bénéfices liés à la fabrication et la distribution de supports. Ce dernier devenant forcément inutile avec le numérique. Il semblait logique de payer les frais de fabrication et distribution du CD, livre ou DVD, mais maintenant que le cout de ces 2 étapes tend vers le 0, à quoi bon ? Les différentes maisons n’ont toujours pas compris cette réalité et, plutôt que de s’adapter, font depuis plusieurs années maintenant un lobbying de fous pour restreindre et contrôler l’échange de fichier en ligne : Fermeture de nombreux sites P2P, loi Olivennes, Hadopi, et la mise en place de l’ACTA. Les éditeurs vont bientôt rejoindre le clan, car il est attaqué par de nouveaux acteurs (le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple). C’était plus que prévisible non ? Pourquoi l’industrie n’as t’elle rien faite ? Les maisons d’éditions auraient pu se regrouper et définir un format et support propre non ? C’est trop facile de se plaindre des Google/Apple et autres acteurs du numériques.

Les Vices : le net est en effet victime de son excès de liberté et catalyse tous les vices du monde. Les politiques, la presse et les journaux TV adorent diaboliser le Net, car attention Internet est une poubelle qu’il faut contrôler. Le web serait donc responsable de la pornographie, la violence, la drogue, les suicides, la prostitution, bref… c’était bien mieux avant. Beaucoup espèrent que la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de Sécurité Intérieur (LOPPSI) pourra contrôler cela  : en filtrant le net, en surveillant les emails, les échanges il sera plus facile de supprimer ces contenus. Qui a dit Big Brother gouvernemental, ou surveiller pour mieux régner ? Je reviens seulement sur l’argument que je vois revenir le plus souvent, étant le plus horrible : la pédo-criminalité. Je vous invite à réfléchir en lisant deux articles que vous ne verrez jamais dans la presse qui défendent que les pédophiles eux aussi sont pour la Loppsi, ainsi que le courageux article de Guillaume Champeau : Et si le filtrage du Web encourageait la PédoCriminalité ?

Les Politiques : En théorie, le web est apolitique : il ne dépend pas des politiques des gouvernements. Les lobbies et autres pressions sociales face aux vices ont eu raison de cette période, qui est aujourd’hui terminée. Par exemple le gouvernement Italien projette de rendre Youtube responsable responsable du contenu publié sur le site. Aujourd’hui, la responsabilité du contenu publié incombe à l’éditeur et non à l’hébergeur. En inversant ce principe, les politiques et lobbys règleront (soi-disant) tous les Vices du web. Ainsi les Youtube, Wordpress, et même Facebook se verront obligés de limiter grandement le contenu publié sur leurs plateformes : le cout de modération serait bien trop élevé pour les plateformes. Au-delà de faire retourner le Web 2.0 au Web 1.0, c’est surtout une atteinte sans précédent à la liberté d’expression.

Come and See Our Latest RestrictionL’arrivée des MarketPlaces : En fait, le danger, c’est la généralisation des marketplace intégrée, l’endroit unique où l’on peut acheter et télécharger et installer des applications. C’est un point de contrôle stratégique, la pomme étant libre de modifier ou même refuser une application. Le refus de Google Voice en est l’exemple type. Amazon n’est pas un meilleur exemple avec la suppression automatique et à distance des versions de 1984 d’Orwell (tout un symbole) téléchargés sur les Kindle. L’iPad enfonce le clou dans la mesure où ces dangers sont portés sur ordinateur, et qu’il est probable de voir apparaitre l’AppStore sur tous les portables Apple la solution étant plus pratique et intuitive. Le slogan de la Free Software Foundation synthétise bien le problème : iPad is iBad for Freedom !

Au-delà du controle des entreprises sur les applications, les MarketPlaces représentent un autre problème : l’interopérabilité. Aujourd’hui il y a sept OS différents dans les téléphones, et il faut développer une version différente pour chaque système. Ainsi, les applications représentent un retour en arrière sans précédent en termes d’interopérabilité.

Les Solutions :

L’éducation et l’encadrement avant tout : Il est important d’expliquer aux enfants que le contenu produit sur le Web ne se fait pas tout seul : des gens y travaillent, et que si le contenu est accessible gratuitement c’est qu’il y a une contrepartie notamment dans la collection d’informations personnelles. Evidemment, les parents n’ont pas forcément conscience de cela, l’état doit ici jouer son rôle, et communiquer sur ce sujet. Les enfants doivent aussi comprendre que si ils téléchargent de la culture en ligne illégalement, c’est répréhensible, et ils doivent rémunérer l’artiste d’une manière ou d’une autre, en allant au concerts ou préférant des solutions légales tel que Deezer ou Spotify.

Aussi, il faut adapter l’éducation à l’utilisation des nouvelles technologies. On explique bien aux enfants qu’il ne faut pas monter dans la voiture d’inconnus. Il semble donc logique d’expliquer pourquoi le web est génial, mais aussi pourquoi il peut être dangereux. On ne laisse pas un enfant avec un PC et une TV seul dans sa chambre : il a besoin d’être accompagné pour comprendre comment identifier un site ou un comportement à risque. En gros le PC doit être dans le salon, et les parents doivent vérifier ce que fait l’enfant, et en parler souvent avec lui. Si les parents ne peuvent pas être tout le temps derrière l’enfant, il existe des tonnes de logiciels qui permettront de limiter l’utilisation du PC.

L’arrivée de l’HTML 5 : Les capacités accrues de cette version de l’html seront suffisantes pour développer des applications Web-Only. Ainsi, Google a développé Voice en HTML5 réglant ainsi le problème de censure d’Apple et celui de l’interopérabilité. Cette piste est donc à suivre, et est une solution plus que crédible pour les futurs services mobile.

Le libre : Si les producteurs ne trouvent pas d’accord (encore faut-il de la concurrence), Bruxelles et autres régulations doivent imposer un format unique et sans DRM, et Libre. Les majors ont compris que les DRM musicaux bloquaient le développement des solutions, l’édition ne doit pas reproduire la même erreur.

Conclusion

Logo Quadrature du NetAux armes citoyens, tout n’est pas perdu ! Cependant, il faut se battre pour garder un web libre et dynamique. J’ai probablement oublié des centaines de menaces, n’hésitez pas à en rajouter dans les commentaires.

Pour contribuer, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de la Quadrature du net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. L’organisation propose une page complète pour participer à la lutte contre l’ACTA, LOPPSI et autres atteintes aux libertés du net.

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Le Libre avec Richard Stallman, fondateur du mouvement

Richard_StallmanLe 14 Janvier 2010, Richard Stallman est venu pour une conférence à Grenoble Ecole de Management. Je n’avais jamais entendu parler de ce personnage, mais c’est apparemment une sacré pointure et surtout une bible vivante de l’informatique et de l’univers du Libre (étant à l’origine de ce mouvement).

Je vous propose un résumé de la conférence, des problématiques soulevées et des points les plus intéressants abordés par RMS (son surnom).

Les 4 libertés de Stallman

Le Libre c’est la Liberté, l’égalité et la Fraternité; trois mots que Sarkozy n’aime pas beaucoup !

Pour caractériser un programme comme Libre, il faut qu’il respecte les 4 libertés que Stallman défini comme suis:

  1. Liberté 0 : D’utiliser le programme pour toutes les raisons (any reasons)
  2. Liberté 1 : Etudier comment marche le programme, et le changer pour en faire ce que vous voulez (qu’il fasse). L’accès au code est donc une nécessité
  3. Liberté 2 : De redistribuer des copies (du programme modifié) afin d’aider ses voisins
  4. Liberté 3 : De distribuer des copies de votre programme modifié au monde entier, et ainsi aider l’ensemble de la communauté en donnant accès à votre code.

RMS a pris le temps de bien expliquer ces lois, qui permettent de faire la différence entre des termes souvent mélangés. En fait, beaucoup de logiciel ou systèmes d’exploitations sont considérés comme libre, ne respectent pas ces conditions. Pour comprendre ces variantes, il faut revenir sur quelques définitions.

GNU, Linux, l’Open Source et les logiciels privateurs

Pour vendre leurs solutions privatives, les géants de l’époque ont créés en 1998 le terme Open Source. Un terme moins engageant, car ne portant pas la philosophie du Libre. Les Applications sont souvent payantes, le code est toujours accessible, mais ils ne laissent pas les utilisateurs modifier ou partager le code avec d’autres internautes. Ainsi, l‘Open Source n’est pas forcément Libre.

heckert_gnu.smallLa différence entre Linux et GNU (prononcer Guenou) est assez fine. Pour la faire courte, dès 1983, Stallman décide de créer un système d’exploitation libre de fonctionner sur tous les types de plateformes/d’ordinateurs; un OS interopérable. GNU signifiant GNU is Not Unix, l’un des premiers OS multitâche, dont dérives notamment Mac OS X.

Stallman développe rapidement avec une communauté l’ensemble des fonctionnalités du système, seul le noyau (aussi appelé Kernel) reste à la traine. C’est là qu’intervient Linux, en 1991, lorsque Linus Torvald développe en un an, un noyau stable. Il est plus approprié d’utiliser le terme « GNU-Linux » pour définir des systèmes utilisant le noyau Linux avec un univers GNU.

RMS a utilisé pendant toute la conférence (en Français), le terme de « Logiciels Privateurs ». Logiciel propriétaire dans l’optique du libre ne veut rien dire, dans le mesure ou la notion même de propriété est faible. Il préfère donc le néologisme « privateur » dans l’idée que ces logiciels retirent les libertés sus-cités.

Le logiciel libre dans le monde de l’éducation

La partie la plus intéressante de la conférence, reste probablement sa vision du Libre dans le monde de l’éducation. Stallman compare la stratégie des éditeurs de logiciels (avec une allusion à peine voilée à Microsoft) à un première dose de drogue gratuite. L’idée est de créer une dépendance aux logiciels privateurs dès le plus jeune âge, afin que plus tard ils demandent ces logiciels dans l’entreprise.

L’école a une mission sociale d’éduquer des citoyens libre en partageant la connaissance. Le logiciel privateur  est l’ennemi de l’éducation dans la mesure où il ne favorise pas ce partage de la connaissance.

En tant qu’étudiant à GEM, je ne peux que confirmer cette stratégie, ayant accès au service MSDN de Microsoft. L’ensemble des étudiants ont accès gratuitement à de nombreux programmes MS comme Project, Visio ou même Windows 7. Ajoutez à cela une version d’office à 35 €, l’argument de la gratuité d’Open Office ou Ubuntu ne tient plus vraiment la route.

Stallman met en avant le fait que l’éducation  nationale n’as pas le budget pour se payer des Licences. De plus, il n’y a pas de raisons de favoriser une entreprise comme Microsoft, alors que d’autres solutions sont entièrement gratuites.

En conclusion…

Stallman est évidement un excellent évangéliste du Libre. On ressort de la conférence avec l’envie d’installer Ubuntu sur les machines du monde entier. Je regrette cependant que la conférence ai été très tourné sur le passé et moins sur l’évolution du Libre. Pourtant des questions ont été posées, notamment sur le SaaS. Il est évidant qu’une majorité de logiciels légers et libre seront amenés à disparaitre ou devenir des services en ligne. J’aurais bien aimé que Richard donne son point de vue la dessus : la philosophie du Libre peut-elle s’appliquer à des services ? Et si non, peut-elle changer et s’adapter ? Vous en pensez quoi vous ?

Plus d’infos sur le site GNU.org et de la Free Software Fondation

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Les Créateurs de Possibles, en mode Démocrati-E ?

logo-les-createurs-possiblesL’UMP a lancé cette semaine un nouveau site intitulé : les créateurs de possibles (CDP). L’annonce a fait pas mal de buzz, avec comme d’habitude des pros et antis. Le sujet est d’autant plus sensible qu’on y ajoute l’aspect Politique. Personnellement, au-delà de toute considération de partis, c’est l’initiative qui m’intéresse. Je ferai la même chose pour le jour ou le site communautaire du PS « la CooPol » sortira.

Pour quelle finalité ?

Officiellement, la plateforme se définie comme un « réseau d’action citoyen qui permet de créer des initiatives et de mettre en place des actions concrètes ». L’idée est donc de favoriser l’action plus que le débat. Il est donc possible de proposer des dates de réunions, et de suivre l’état d’avancement d’une l’initiative.

En analysant un peu, le mobile d’un tel site parait évidant : Le Net est un outil idéal de crowd-sourcing, une notion indispensable pour comprendre ce dont un électorat à envie d’entre parler. On sait qu’Obama a été élu notamment grâce à l’utilisation massive des réseaux sociaux, pour lever les fonds et pour générer des débats ou initiatives. Même si on est loin d’un Change.gov ou MoveOn.org, le « Créateurs de Possibles » pourrait être un coup d’essai pour 2012.

S’il marche, ce sera un bon moyen de vendre l’idée d’une démocratie participative pour 2012. Sinon, dans le cas où le site dérape et devient incontrôlable (modération ou bad-buzz), certains blogueurs pensent que  l’UMP aura un nouvel argument pour montrer l’irresponsabilité et la dangerosité du Net, et donc de le museler. Et dans ce cas, adieu E-Démocratie à l’UMP.

Cela vas t’il marcher ?

Probablement pas. Attention, je serai enchanté du contraire ! Aujourd’hui, selon 20 minutes, le site compterai seulement 1500 inscrits, 60.000 pages vues et 6.000 visiteurs, dont je pense, une grosse majorité de curieux et de testeurs. A 500 000 euros le site (développé par Isobar), cela fait cher du Lead; ça ne cartonne pas vraiment.

En fait, le site fait face à un paradoxe profond : un lancement volontairement discret alors que pour être efficace il aurait fallu une véritable campagne de communication et un soutien complet du parti. Pas ou peu, de fanfare afin d’éviter de trop lier le site au parti et minimiser un éventuel flop. CDP a juste bénéficié d’une avant-première avec quelques « blogueurs influent » afin de répandre la bonne nouvelle sur la toile. Cette stratégie est bancale dans la mesure ou les blogueurs, influent ou non, sont en ce moment plutôt à vifs : un Parti et un Président qui parle de filtrage du net, de taxe Google, et défend fermement Hadopi n’as pas toute les cartes en main dans la blogosphère. Et logiquement, il suffit de suivre le flux #CDP pour voir que ça balance pas mal.

Un site bien… mais pas top

  • Le Nom « Créateurs de Possibles »

Honnêtement, je ne comprends pas. Selon Cédric Deniaud, le nom est une référence à Slogan de la campagne 2007   »Ensemble tout devient possible ». Le site étant destiné au grand public, cela me semble trop initié. Créateur de Possibilités aurait été plus explicite et Français. Au passage d’autres domaines sont déjà présents et n’ont rien à voir. Le référencement naturel aurait dû être plus optimisé. Disons qu’avant de lancer un produit, il faudrait être en premier, au moins, sur le nom de la marque dans Google.

  • Une interface bien pensée mais avec des incohérences

A première vue, tout semble présent : Facebook Connect, partage sur les réseaux, interface sobre et moderne. Il y a donc eu un bon travail de simplification d’une interface qui, dans ce genre de réseaux, devient vite très chargée. Il faut donc saluer le travail effectué sur l’accessibilité et la simplicité de prise en main.

Cependant, après créé et participer à plusieurs initiatives des incohérences remontent. Les filtres ne sont pas efficaces, Après inscription à une initiative, elle apparait toujours dans la liste ou suggestions, le fenêtrage est bien trop petit à mon gout. CDP manque aussi cruellement d’aspect communautaire, comme le souligne bien Stan: Pas de profils certifiés, pas de classement des contributions/contributeurs. Autant de défaut qui demanderait à être corrigés pour rendre le site plus performant.

Pour conclure…

Encore une fois, je salue l’initiative, et la prise de risque. J’espère que le site marchera (même si j’en doute fortement); et j’invite d’autres partis et personnalités à ce prendre au jeu et y participer. La France a besoin de comprendre que le Net a du bon, et que, un grand volume de profils diversifiés ne peut apporter que des bonnes idées : c’est l’intelligence des foules.

Plus d’infos : La genèse du projet et l’anlayse de Read Write Web et d’AgoraVox. A lire aussi l’analyse complète de NetPolitique.

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1 an de blogging, le temps de faire un point

Je souffle aujourd’hui ma première bougie en tant que bloggeur. Une première année importante car elle a accompagné ma découverte du Web au niveau professionnel. Le travail étant moins dense les derniers jours de mon stage chez Europcar, j’ai décidé de l’occuper intelligemment, ainsi j’ai crée mon premier blog. L’objectif était de remettre les mains dans le cambouis de l’html et de partager avec mon entourage tout ce que j’avais appris pendant ce stage et ces nombreuses heures d’internet.

Pour ce qui est du cambouis, c’est aujourd’hui chose faite : après deux blogs, pas mal de plantage et d’erreurs il faut le reconnaitre, je pense avoir atteint mon seuil d’apprentissage autodidacte. Aller plus loin sera dangereux pour moi (au niveau de ma vie sociale) et surtout pour ce blog :) . La bonne nouvelle, c’est que maintenant le cambouis ne m’intéresse plus. Par contre, je suis au début de ma vie professionnelle et je suis plus que jamais passionné par le Web. Je puise donc ma motivation dans le partage de mes connaissances et surtout, dans les discussions que ce blog génère ici mais aussi dans la vie réelle.

Je re-signe donc pour une nouvelle année de folie mais avant tout, il est temps de faire un premier bilan :

Pourquoi éditer ce blog ?

C’est avant tout une hygiène de vie. J’essaye vraiment de privilégier le fond et l’analyse. En rédigeant les articles, je cherche des sources, des arguments, des contre arguments, des faits etc… Cela me force à construire un point de vue personnel et crédible. C’est une chose importante pour moi, dans la mesure ou tout vas très très vite sur le net, c’est un journal de bord, qui me fait garder le Nord.

C’est aussi une plateforme idéale pour partager avec mon entourage : à travers vos commentaires j’apprends autant que sur Twitter car vous complétez et améliorez le billet. Je vous invite donc à commenter à tour de bras. Un commentaire, c’est un bon point, voir même une image : cela signifie « tu as fait un bon boulot ». Je vous remercie tous au passage pour tous ceux laissés.

Quelques Statistiques :

Cet article est le 23ème 26ème ce qui signifie que moyenne je publie deux articles par semaines. Une fréquence bien basse, mais c’est un choix, faire des articles de fond prend du temps : environ 5 heures par billets. C’est aussi un non-choix dans la mesure où je fais cela dans mon temps libre, et ce temps est difficilement extensible. Au-delà des études et du boulot, j’essaye d’avoir un minimum de vie sociale ;) . Les données qui suivent sont basées sur 10 mois d’analyse.

Stats Blog Entrenet

Au niveau des visites, c’est simple : 50 % des visites proviennent des moteurs, 27 % des sites référents, 23 % des accès directs et autres. Facebook ramène 20% des visites et Twitter 11%.

Le nombre de visites est faible (73 visiteurs unique par mois) mais ce n’est pas un critère important pour moi, surtout avec une telle part provenant des moteurs de recherche.

Je me satisfais plus du nombre de lecture des billets postés, avec un record absolu pour mon test de Google Wave avec : 124 visites, le record du nombre de commentaire, et détrône même la page « à propos ». Celle-ci étant en deuxième position (avec 42 vues). Cela confirme la théorie comme quoi c’est souvent la page la plus lu d’un blog.

Pour l’anecdote, j’ai eu des visites sur des mots clés suivants (orthographe comprise) « Quelle GPS marche en Iran » ou « Gros MP3″ le reste des mots clés est étonnamment cohérent, et ce n’est pas plus mal.

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