Conseils pour postuler chez Google

MAJ Septembre 2013: je vous invite à lire la suite de cet article pour plus d’informations.

Devant les bon résultats de l’entreprise (c’est peu dire), l’entreprise a décidé de passer la deuxième vitesse en terme de recrutement.

Ainsi, les équipes de support, commerciales et ingénieurs ont des objectifs de recrutement plutôt soutenu.

Attention aux préjugés !

  1. Non, il n’y a pas que des ingénieurs. Je sais c’est quelque chose de peu connu, mais Google gagne de l’argent, et il faut bien des gens pour aller le chercher. Nous recherchons donc beaucoup de profils différents: commerciaux, support client, marketing, et toutes les fonctions support d’une entreprise (RH, finance, Achats etc…).
  2. Non, il ne faut pas être un Geek ou un taré de l’informatique: Je ne suis pas le meilleur exemple, mais la majorité de mes collègues sortent d’ESC ou FAC; et il est inutile de dire que le niveau moyen en info à la sortie d’école est loin d’être avancé… En fait, la plupart des produits que nous utilisons sont ceux que vous utilisez déjà: Gmail, Docs, Agenda etc…
  3. Oui, les conditions de travail sont à la hauteur de ce qu’on peut lire dans les journaux et autres classement : Billards, Bouf gratuite et de qualité, massages, Playstation et autres consoles, Thank God It’s Friday ou l’entreprise offre bières et finger food à partir de 5h le vendredi. Voir les photos ici.
  4. Oui, l’anglais est indispensable (surtout à Dublin) et oui, il faut un bon niveau. Je travaille régulièrement avec différente équipes d’europe; et mon boss est Irlandais.
  5. Non, les postes disponibles ne sont pas uniquement au siège EMEA à Dublin, mais répartis un peu partout dans le monde.

Trouver les offres

Zone de Détente à Dublin

Google propose des offres partout dans le monde. Pour les trouver, c’est plutôt simple, rendez vous sur le site Google du pays ou vous souhaitez bosser, et cliquez sur « A propos de Google » en bas de page; puis sur « Carrières chez Google’ ». Libre à vous de faire votre shopping, pour la FranceDublin ou partout dans le monde.

Google propose aussi des stages, pendant les vacances d’été en général. Plus d’infos sur Google.com/Students

Les profils recherchés et quelques conseils pour votre CV:

Sur les marchés Français, Google recrute principalement au niveau Master. Peu importe le master, pas de sélection la dessus; il est cependant inutile de vous affoler si vous n’avez pas atteint ce niveau.

  • Le CV doit être en Anglais, sans faute. Une seule et votre CV est rejeté.
  • Concentrez-vous sur vos « Achievements » ou accomplissement. Pas besoin d’en faire des paragraphes, mais juste une ligne qui explique ce que VOUS avez apporté à l’entreprise, personnellement.
  • Google est une entreprise qui adore les chiffres: important donc d’illustrer vos accomplissements par des chiffres simples et représentant bien le travail accompli: augmentation du CA et autres données importantes.
  • Les CV sont revus à la main, pas de machines chez nous, donc n’en faites pas 3 pages. Même s’il peut être sur 2 pages chez les anglo-saxons, les recruteurs adorent le CV Français, sur une page simple et concis.
  • Une mise en page simple et sobre. Photo, sexe, religion, âge, nationalité, statut familial, permis et tout autres signes distinctifs discriminant doit être retiré du CV.
  • Très important: La partie Hobby ou activités personnelle, doit être détaillée et fournie. Culturellement, la France limite cette partie à deux lignes; mais chez Google c’est capital. L’entreprise aime savoir par quoi le futur employé est passionné; et qu’il à une vie en dehors du boulot. Donc détailler et donner des chiffres pour illustrer, nombre d’année de pratique, récompenses, médailles etc…
La zone de support Technique

 

Online Marketing, chamboulement des règles du Tracking des internautes

Je souhaite revenir sur ce qu’il se passe dans le domaine de l’analyse du comportement des internautes. En effet, il y a beaucoup d’activité sur ce sujet en ce moment: les pouvoirs publique souhaitent l’insertion de Cookies en Opt-in; Mozilla travaille sur une requête Do Not Track; Microsoft propose une fonction de blocage de serveur publicitaire sur IE9 et le W3C essaye de coordonner le tout.

Bref, le web est décidément entrain de prendre un virage important: Loppsi, Acta, utilisation mobile, neutralité et publicité; tout est entrain d’être remis à plat. Je vous propose donc de revenir sur ce qu’il se passe au niveau de la publicité en-ligne.

Avant de plonger dans ce (trop) long article, petit rappel, un Cookie (ou Témoin) est un fichier texte déposé sur l’ordinateur d’un internaute à travers un navigateur suite à la demande d’un serveur. Ce petit fichier est aujourd’hui indispensable à la navigation sur Internet. Il est utilisé pour vous identifier sur un site, composer un panier; mais aussi de savoir si vous êtes déjà venu sur un site et donc de cibler des publicités. Tout cela se fait de manière complètement cachée pour l’internaute: et c’est bien la qu’est le problème.

Un débat nécessaire ?

Je pense que mettre le débat sur le devant de la scène est bénéfique pour l’internaute: trop peu de gens savent ce qu’il se passe sur internet et n’ont, en général, aucune idée que leur comportement de navigation est analysé. Il est donc important de rendre tout cela plus transparent et accessible pour l’utilisateur.

Exemple: Quand un webmaster souhaite savoir le nombre de visites sur son site, il ajoute une solution Analytics à son site. Google Analytics fournit par défaut avec le code de tracking, une notification pour prévenir l’internaute. Cependant, je n’en ai jamais vu sur un site; ceux-ci retirent cette notification volontairement. Dans ce cas, c’est à la charge du webmaster de notifier l’internaute de l’utilisation d’une solution Analytics… Clairement personne ne le fait !

Aussi, tous les navigateurs moderne (Firefox, Chrome et IE9)  proposent la possibilité de naviguer en mode « Anonyme » (généralement appelé Porn Mode). C’est souvent un nouvel onglet qui n’enregistre aucun cookie ou historique de navigation.

Cette solution est bien souvent la plus simple lorsque vous voulez naviguer sans laisser de trace, comme pour acheter un cadeau, ou visiter des sites destinés aux adultes uniquement. Cependant, inconvénient majeur, ce mode n’est vraiment pas pratique pour une utilisation intensive ou quotidienne.

Le remarketing, la goutte de trop…

En effet, avec l’apparition du Remarketing (ou retargeting) le ciblage publicitaire à passé un cap important: il est maintenant possible pour un annonceur d’adapter le ciblage des publicités en fonction des produits que vous avez ajouté à un panier, ou juste  regardé sur un site auparavant. Le pionnier du marché en France et Critéo; mais Google propose une solution très efficace en combinant AdWords et AdSense.

Ainsi, lorsque vous vous baladez sur le net les jours suivants; l’annonceur peut vous re-proposer les produits que vous aviez ajouté dans votre panier. Tout cela en étant sur un site qui n’as rien à voir. Google et Critéo offrent tous la possibilité de ne plus avoir ce type de pub; mais cela reste tout de même intrusif  et peut générer quelques surprise lorsqu’une autre personne (votre époux) utilise votre ordinateur et ne vois que de la pub pour des sextoys ou le cadeau dont il a tant rêvé pour son anniversaire.

La problématique est plus de trouver un consensus autour du ‘Do Not Track’…

One striking observation for most of these technologies is the relative simplicity of the technical approach, and the complexity of defining what the real meaning of « Do Not Track » is, on a global Internet.

En effet, comme l’explique le W3C, Worldwide Web Consortium, le sujet implique de nombreux acteurs de l’écosystème du Web: Vendeurs, propriétaires de sites web, défenseur de la vie privée et ceux qui utilisent le suivi des utilisateurs pour fournir leur services. Ainsi, trouver l’équilibre ne sera pas facile : une réglementation trop stricte pourrait impacter tout un écosystème, qui vis principalement grâce à la publicité; et une réglementation trop laxiste laisserai le champ libre aux débordements.

Je pense sincèrement que Mozilla sera une pièce maitre dans ce jeu. C’est en effet le seul navigateur à être (relativement) plus autonome que les autres. IE9 est passé d’un filtrage automatique à une activation manuelle; et il est peu probable que Chrome aille plus loin qu’une extension Do Not Track. Comme Chrome a poussé ses concurrents à plus de vitesse, Firefox peut rendre le tracking plus transparent en informant l’utilisateur des méthodes utilisées sur le site, et proposant des options adaptées (blocage complet ou partiel).

Quel impacte pour la publicité ?

Évidemment, tout dépendra des actions prises par les différents acteurs du débat. Il reste évidant que cela amènera plus de complexité dans les méthodes de tracking et il est probable que cela ne bénéficie pas à l’internaute. En effet, plus les réglementations seront strictes, plus les différents acteurs chercheront à les contourner.

Aussi, beaucoup d’agences innovantes ne peuvent utiliser que cette technologie. En effet, Google et autres géants du web ont d’autres solutions : des sites web important sur lesquels ils peuvent utiliser d’autres paramètres comme les requêtes de recherche, les informations volontairement rentrés sur les profils; et ainsi, proposer des publicités adaptées.

Il sera donc beaucoup plus dur pour les intermédiaires (petite régies, ou plateformes d’affiliation) de se positionner et résister. Ainsi c’est les gros acteurs qui sortiront leur épingle du jeu.

Sauvegarde, même pour les services Cloud ?

Plusieurs événements m’ont beaucoup fait réfléchir dernièrement sur la nécessité de sauvegarder ses informations; même pour les services « dans le nuage » (cloud).

En effet, au cours des 10 derniers jours j’ai entendu une personne voir sa vie numérique effacée d’un coup de balai, ainsi que des milliers de comptes Gmail s’évaporer dans la nature. Deux étranges évènements qui ne font que confirmer l’importance de la sauvegarde. Qu’est ce qui caractérise un bon système de sauvegarde? La redondance, puis la redondance et enfin, la redondance des informations.

Comme l’explique Google, l’entreprise à plusieurs sauvegarde des données des utilisateurs dans le Cloud; et quand un bug affecte son système de sauvegarde, il vas chercher d’autre sauvegarde, elle offline (sur bande, oui, vous avez bien lu). Enfin, même si il arrive que Google déraille, l’entreprise délivre un accès libre à vos données (contrairement à d’autre) et propose possibilités d’export.

Ainsi vous êtes libre de faire des copies, sur autant de support possibles. Si Google fait des copies de nos données en Offline alors pourquoi pas nous ? Voici quelques mesures de précaution:

  • Utiliser des comptes Google différents si vous avez des services importants et sensibles: un compte Google pour votre blog, et un autre pour Gmail et Docs.
  • Mettre une règle de redirection pour les messages entrants sur votre Gmail vers un autre WebMail (voir « Transfert et POP/IMAP » dans les paramètres Gmail).
  • Sauvegarder régulièrement vos contacts en faisant des exports CSV, ou un import à partir d’un autre Webmail (cela marche nickel avec Hotmail).
  • Export de vos articles de blogs et commentaires (WordPress fait cela très bien et beaucoup de services font cela automatiquement).
  • Mettre à jour régulièrement vos mot de passe et informations de récupération de compte Google.
  • Activer l’authentification en 2 étapes sur votre compte Google (explication du procédé ici)

Enfin, d’une manière générale, il faut reconnaitre que je n’ai jamais eu de problèmes de sauvegarde depuis que j’ai tout mis sur des services Cloud : Photos avec Picasa, emails avec Gmail, blog avec WordPress, Contacts avec Google. Par contre, j’ai de nombreuses fois perdu ma SIM avec les contacts, cramé des disques durs avec photos et emails. Donc il faut garder confiance, Google et consorts feront toujours cela bien mieux que nous !