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Archives pour 12/2009

1 an de blogging, le temps de faire un point

Je souffle aujourd’hui ma première bougie en tant que bloggeur. Une première année importante car elle a accompagné ma découverte du Web au niveau professionnel. Le travail étant moins dense les derniers jours de mon stage chez Europcar, j’ai décidé de l’occuper intelligemment, ainsi j’ai crée mon premier blog. L’objectif était de remettre les mains dans le cambouis de l’html et de partager avec mon entourage tout ce que j’avais appris pendant ce stage et ces nombreuses heures d’internet.

Pour ce qui est du cambouis, c’est aujourd’hui chose faite : après deux blogs, pas mal de plantage et d’erreurs il faut le reconnaitre, je pense avoir atteint mon seuil d’apprentissage autodidacte. Aller plus loin sera dangereux pour moi (au niveau de ma vie sociale) et surtout pour ce blog :) . La bonne nouvelle, c’est que maintenant le cambouis ne m’intéresse plus. Par contre, je suis au début de ma vie professionnelle et je suis plus que jamais passionné par le Web. Je puise donc ma motivation dans le partage de mes connaissances et surtout, dans les discussions que ce blog génère ici mais aussi dans la vie réelle.

Je re-signe donc pour une nouvelle année de folie mais avant tout, il est temps de faire un premier bilan :

Pourquoi éditer ce blog ?

C’est avant tout une hygiène de vie. J’essaye vraiment de privilégier le fond et l’analyse. En rédigeant les articles, je cherche des sources, des arguments, des contre arguments, des faits etc… Cela me force à construire un point de vue personnel et crédible. C’est une chose importante pour moi, dans la mesure ou tout vas très très vite sur le net, c’est un journal de bord, qui me fait garder le Nord.

C’est aussi une plateforme idéale pour partager avec mon entourage : à travers vos commentaires j’apprends autant que sur Twitter car vous complétez et améliorez le billet. Je vous invite donc à commenter à tour de bras. Un commentaire, c’est un bon point, voir même une image : cela signifie « tu as fait un bon boulot ». Je vous remercie tous au passage pour tous ceux laissés.

Quelques Statistiques :

Cet article est le 23ème 26ème ce qui signifie que moyenne je publie deux articles par semaines. Une fréquence bien basse, mais c’est un choix, faire des articles de fond prend du temps : environ 5 heures par billets. C’est aussi un non-choix dans la mesure où je fais cela dans mon temps libre, et ce temps est difficilement extensible. Au-delà des études et du boulot, j’essaye d’avoir un minimum de vie sociale ;) . Les données qui suivent sont basées sur 10 mois d’analyse.

Stats Blog Entrenet

Au niveau des visites, c’est simple : 50 % des visites proviennent des moteurs, 27 % des sites référents, 23 % des accès directs et autres. Facebook ramène 20% des visites et Twitter 11%.

Le nombre de visites est faible (73 visiteurs unique par mois) mais ce n’est pas un critère important pour moi, surtout avec une telle part provenant des moteurs de recherche.

Je me satisfais plus du nombre de lecture des billets postés, avec un record absolu pour mon test de Google Wave avec : 124 visites, le record du nombre de commentaire, et détrône même la page « à propos ». Celle-ci étant en deuxième position (avec 42 vues). Cela confirme la théorie comme quoi c’est souvent la page la plus lu d’un blog.

Pour l’anecdote, j’ai eu des visites sur des mots clés suivants (orthographe comprise) « Quelle GPS marche en Iran » ou « Gros MP3″ le reste des mots clés est étonnamment cohérent, et ce n’est pas plus mal.

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Google Keynote, le point sur les innovations en Recherche

Hier soir (heure française) à eu lieu au musée de l’ordinateur à Mountain View, une sorte de Google Keynote afin de faire le point sur le parcours effectué dans le recherche et surtout sur les nouveautés à venir. Voici ce qu’il faut retenir :

Goggles, un premier pas dans la réalité augmenté

C’est une nouveauté pour la firme : à partir d’une photo prise sur un iPhone ou sur un téléphone Android, Google Goggles est capable de reconnaitre l’objet (ou monument, code barre, livre) ciblé et d’afficher du contenu relatif. Google appelle cela de la recherche visuelle. L’intérêt est évidant : pas besoin de taper sur un petit écran, il suffit juste de filmer et Google trouve tout, tout seul. Encore mieux : à terme il sera possible de le faire directement (sans prendre la photo) ce qui positionne le service en plein dans la mouvance de la réalité augmenté, comme j’en parlais ici.

On comprend rapidement l’enjeu pour Google, qui propose de plus en plus de services basés sur Google Maps. L’exemple ci-dessous est édifiant : en filmant la façade d’un restaurant, on peut avoir les informations sur celui-ci directement.

La recherche instantané

« I would say that real time search is the natural evolution of universal search… » Marissa Mayer search products and user experience VP

Facebook, Twitter, MySpace, FriendFeed et tant d’autres ont signés des partenariats avec Google afin que celui-ci puisse intégrer leur contenu en temps réel. Le résultat est visible ici sur la version US, sur le bandeau de recherche, en cliquant sur le volet d’options « Latest ».

La page est donc automatiquement chargée des derniers tweets sur le sujet, c’est un peu bordélique, bourré de Java/Ajax mais c’est une fonction intéressante. Je doute cependant que cela intéresse le commun des mortels, surtout en France où les services comme Twitter sont complètement marginaux. Il sera cependant intéressant de regarder quelles informations Facebook vas fournir au moteur. Je paris pour un accès à certains statuts, aux pages des profils et autres pages d’entreprises type Fan Page (aujourd’hui très mal référencées). Cette option est déjà disponible sur Google US, et devrait l’être en France début 2010.

Au passage, Google Trends sort de sa version béta, et intègre maintenant les tendances des « Hot Topics » intéressant pour suivre précisément des opérations de buzz.

Avancée dans la Voix

Google continue sa progression importante dans ce domaine, en proposant de la recherche vocale (technologie déjà vu avec Google Maps Navigation) mais surtout de la traduction par téléphone. Il sera ainsi possible de demander « où est la boulangerie la plus proche » obtenir la réponse sur une carte, mais aussi demander à traduire la phrase en espagnol. Le service vous retranscrira les requêtes de vive voix. Avec les nombreuses avancées technologiques de Google : dictionnaire, traduction à la volée dans Wave, il est facile d’imaginer de la traduction à la volée entre deux correspondants au téléphone… ce serait top non ?

Coïncidence (ou pas), le même jour Microsoft et Yahoo ont finalisé leur accord pour un partenariat dans la recherche.

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Plus de lecture sur le billet de Google Relevance Meets the Real-Time Web et sur le blog Zorgloob.

Les problématiques du référencement

Suite de la première partie de mon rapport de césure sur le référencement.

Une évangélisation encore inégale

Comme le dit Philippe Yonnet (directeur d’Aposition et du SEO-camp) (Stratégies, 2009). :

La phase d’évangélisation est terminée. Pure players et grands comptes créent des cellules internes et recrutent des experts. Désormais, tous les appels d’offres concernant Internet comprennent un paragraphe sur le référencement naturel ou payant.

Même si, en effet, le terme « référencement » est maintenant connu par les grands comptes; la valeur ajoutée et définition du métier de référenceur est encore inconnue de nombreuses PME. Il est surtout difficile pour les plus petits comptes de faire la différence entre l’agence de communication -qui créé le site-, l’hébergeur, et le référenceur. La frontière n’est en effet pas évidente tant le référencement fait souvent appel à ces deux entités pour les optimisations. Pour compliquer le tout, souvent, les agences de communication incluent dans leurs offres des prestations de référencement plus ou moins efficaces.

Une fois le cadre de la prestation défini avec le client, un autre problème apparait : la différence entre visibilité et trafic. Comme je l’avais expliqué plus haut : pour certains sites -comme les sites éditoriaux- le trafic est primordial. Ainsi, beaucoup de clients optimisent leur référencement en pensant que cela leur générera du trafic supplémentaire. Même si c’est souvent le cas, il arrive que certains clients soient déçus des prestations car elles ne génèrent pas le trafic espéré. Le référencement n’est qu’une partie du mix marketing, il arrive qu’un site soit dans une niche trop étroite pour générer un trafic suffisant. Il arrive aussi que le contenu des pages proposées aux internautes ne soit pas assez qualitatif, et ne fidélise pas l’internaute.

Un marché dépendant d’un acteur majeur

Le marché du référencement français est intéressant car nous ne travaillons quasiment que sur un moteur. Avec 90% de l’ensemble des recherches françaises, Google est en situation de monopole. Même si Yahoo et Microsoft fusionnent leurs moteurs ils ne dépasseraient pas les 10% de PdM.

Ainsi, notre référence quotidienne est Google qui -malgré son leadership- reste le plus performant et le plus dynamique. L’avantage principal de cette situation est de concentrer les optimisations sur les critères définis par Google et ainsi gagner en productivité.

Cependant, ce monopole signifie que les référenceurs et webmasters sont complètement dépendants du bon vouloir de Google. Il arrive trop fréquemment qu’un site voie son trafic divisé par 2 ou 3 à cause d’une perte de positionnement, ou de mauvaises optimisations sur Google. Les enjeux sont donc énormes et nous devons veiller constamment à ce que les pratiques de référencement appliquées soient en phase avec les recommandations officielles de Google.

Ainsi, beaucoup de veille et de laboratoires sont nécessaires pour constamment suivre les évolutions du SERP de Google.

Parts marché moteurs recherche

Une course à la taille pour exister

Etre positionné sur des expressions très concurrentielles et générant du trafic devient petit à petit un véritable challenge. Les pure players et leaders des différents marchés ont bien compris l’intérêt d’être bien positionné sur ces requêtes et optimisent depuis maintenant plusieurs années leurs sites afin d’obtenir et conserver ces positions.

Ainsi, le haut des premières pages sur Google est souvent trusté par les mêmes acteurs : PriceMinister, Amazon, Ebay, pour le B2C ; Auféminin, Doctissimo, Plurielles pour les sites éditoriaux et tant d’autres.

La raison est simple, ces sites répondent aux trois critères du référencement naturel : accessibilité, pertinence et surtout popularité. Ces sites ont souvent plus de 10 ans, et ont eu le temps d’accumuler une popularité souvent impossible à dépasser du fait de leur spécialisation.

Pour donner un exemple : si un nouveau blog se spécialise sur la vente de chaussures en ligne, il sera quasiment impossible d’être positionné dans les premières positions de Google sur la requête « chaussures femme ». La problématique est la même sur des secteurs très concurrentiels comme l’assurance, l’immobilier, la santé, la banque…

Ce problème est relié au précédant : l’hégémonie de Google dans la recherche. Avec Google qui truste 90% de la recherche, le nombre de personne sur le podium des premières positions est forcément limité.

De l’avenir des moteurs de recherche ?

Comment les agences de référencement, dont la valeur ajoutée est l’optimisation de la visibilité des entreprises dans Google, vont suivre le changement des technologies de recherches ?

Google a fêté ce septembre, 11 ans d’existence. Si Google est toujours l’une des solutions les plus efficaces pour trouver des infos sur le net, d’autres modèles se dessinent petit à petit. Si l’empire de Google s’est construit en 10 ans, il est probable que les technologies utilisées pour la recherche d’information dans 10 ans seront différentes. Par exemple, je suis convaincu qu’une piste d’évolution soit un filtrage humain du bruit, réalisé avec les « like » ou « J’aime » des internautes sur des contenus publiés par les internautes blog / micro-blogging (comme Twitter). Avec un volume suffisamment important, ces résultats pourraient être préférés par les moteurs, rendant caduque toute optimisation SEO classique.

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Le référencement en quelques mots

Suite à ma césure chez AD référencement et chez Europcar International, j’ai réalisé un rapport de stage sur le référencement. Ayant eu une très bonne évaluation, je préfère partager les partis les plus intéressante plutôt que de le laisser dormir dans mon PC. J’espère que vous trouverez cela intéressant.

Le secteur étant jeune et dynamique technologiquement, il est difficile de trouver une définition précise et stable du référencement. Historiquement, c’est la soumission d’une adresse de site web à un moteur de recherche, afin que celui-ci l’explore et le référence dans ses bases. Aujourd’hui, les technologies et services proposés vont bien au delà d’une simple inscription dans les moteurs et les agences de référencement se vendent comme des spécialistes de la visibilité dans les moteurs de recherche.

L’intérêt pour les entreprises

Le référencement est directement lié au financement de nombreux sites sur la toile : Comment un site éditorial gagne t’il de l’argent dans la mesure où son contenu est accessible gratuitement. En général, il se rémunère par la vente d’espace publicitaire à des annonceurs : plus son trafic va être important, plus les publicités vont être vues et plus il pourra vendre cher ses espaces. Ainsi pour les sites éditoriaux, il est capital de générer un maximum de visites par jour.

Pour des sites marchands, le volume est moins important que la qualité. L’idée est de ramener un maximum de personnes susceptibles d’acheter les produits ou biens proposés. Ainsi, le travail est plus précis et plus complexe.

Pour répondre à ces problématiques, les entreprises doivent se tourner vers des professionnels qui l’aideront à optimiser son site pour satisfaire leurs objectifs de trafic.

Pour avoir une idée, le graphique ci-dessous représente la répartition des sources de visites d’un ensemble de sites E-commerce. (source Xiti Monitor)

Visites par type d'accès

On remarque que les moteurs de recherche représentent la plus grosse part, avec 33% des visites, suivi de près par l’accès direct (32,5%). Par expérience, il arrive souvent qu’un site éditorial génère l’ensemble de ses visites, plus de 90%, uniquement par les moteurs. Les marges de progrès sont donc importantes, d’autant plus que les agences maitrisent aussi des échanges avec les sites influents et les liens sponsorisés. Les équipes marketing ont bien compris ce potentiel et font donc appel à des agences de référencement, afin de générer plus de visites en jouant sur les différentes sources de trafic.

Les méthodes utilisés

Le secteur propose en général deux méthodes pour améliorer la visibilité d’un site : le SEO pour Search Engine Optimization aussi appelé référencement naturel, la méthode consistant à optimiser le site pour le faire remontrer ‘naturellement’ dans les moteurs ; et le SEM pour Search Engine Marketing (maladroitement traduit Référencement Payant), qui consiste en l’achat d’espace publicitaire dans les moteurs.

L’objectif idéal pour l’entreprise étant d’apparaitre dans les premières positions sur les expressions qui caractérisent leurs produits. Par exemple, pour un site qui propose des recettes de cuisine, il faut être dans les premiers résultats de Google sur la requête « recettes » ou « recettes de cuisine ». Evidemment, plus les expressions sont recherchées et génèrent du trafic, plus elles sont concurrentielles et plus c’est difficile.

Le référencement naturel

Le référencement naturel (SEO) regroupe l’ensemble des méthodes d’optimisations qui concerne directement le site. Ainsi, même s’il n’en porte pas le nom il s’avère en général plutôt couteux car il demande beaucoup de ressources en développement et intégration. De plus il faut souvent toucher à la structure même du site, ce qui se traduit par des process plus longs.

Malgré ces inconvénients, le SEO est une source de trafic pérenne et finalement peu couteuse, si le client est prêt à investir sur une période suffisante.

Pour être bien référencé (naturellement), un site doit répondre impérativement à trois critères : L’accessibilité, la pertinence et la popularité :

Ces trois critères sont complémentaires et se travaillent en phases successives.

L’accessibilité est primordiale, dans la mesure où pour de nombreux sites (notamment les sites vitrines) la technologie utilisée ne peut pas être interprétée par les robots des moteurs, car le code n’est pas accessible (Flash, Images). Ce manque d’accessibilité rend le référencement quasiment impossible. La pertinence est l’étape suivante : elle permet de s’assurer que le contenu du site soit bien mis en avant sur les pages de résultats des moteurs. Enfin, la popularité intervient plus en finition. Elle part du principe que pour être positionnée dans les premiers résultats des moteurs, une page (ou site) doit avoir de nombreux liens qui pointent vers celle-ci. Plus il y a de liens vers cette page, plus elle sera populaire et remontera dans les résultats.

Le référencement payant

Le référencement payant, que l’on appelle couramment SEM, consiste en l’achat d’espace publicitaire sur les moteurs de recherche, afin d’y promouvoir des liens sponsorisés.

Les liens sont en général situés sur le haut et le coté droit de la page de résultats.

Google Adwords

Google monopolisant le marché de la recherche sur le net, sa plateforme de vente et gestion de liens sponsorisés AdWords apparait logiquement en première position, loin devant Yahoo et MSN (qui ont signé un partenariat créant maintenant Bing).

Le principe de fonctionnement est simple : l’annonceur est facturé à chaque fois qu’un internaute clique sur l’une de ses publicités. Plus le mot clé -sur lequel l’annonce est affichée- est recherché, plus l’enchère sera élevée. L’annonceur mettant l’enchère la plus haute aura son annonce (ou lien sponsorisé) placé plus haut dans la page.

De nombreux critères rentrent en jeux dans la définition d’une enchère pour un mot clé : qualité des annonces,  des mots clés choisis, de la page de destination sur le site… cela demande donc de l’expérience et du suivi quotidien. Ainsi, même si cela correspond à de la publicité,  les agences de référencement se sont spécialisées dans ce domaine car le métier est étroitement lié aux techniques du référencement naturel.

La suite de mon rapport : les problématiques du référencement

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Entrons nous dans une nouvelle phase du Web?

J’ai dernièrement cette vague impression que nous entrons dans une nouvelle phase du Web : Un Google trop omniprésent, le web sur mobile qui remet les grands principes du net en question, le déréférencement des sites… Autant de signes qui bout-à-bout indiquent des nouveaux usages et possiblement une nouvelle phase de notre bon vieux web.

Google, la lassitude s’installe ?

Google propose des produits de qualité, bien fait, ergonomique, stable tout comme Apple finalement. Mais le plus intéressant, c’est que presque tout est gratuit ! Pourquoi ? Avec son modèle, Google est sur de nous faire revenir sur ses services, et ainsi, voir sa pub. C’est diablement efficace et intelligent.

Cependant, Google fait face à un défaut qu’il lui sera difficile de surpasser : son omniprésence. On avait l’habitude de comparer Google à un Microsoft du Web; mais aujourd’hui cette comparaison semble fade tant l’entreprise s’est immiscé dans chaque marchés relatifs au web -de près ou de loin-. On a comme le sentiment de tout faire « Google » et c’est un peu étouffant.  A mettre tous ces oeufs dans le même panier, l’addition de l’omelette risque d’être salée le jour ou Google dérape. Comme le dit ici le directeur du Search de Microsoft :

« Se passer de Google, c’est aussi difficile qu’arrêter de fumer »

Malheureusement, je ne vois pas de concurrents susceptibles de me faire changer de services mise à part…. Microsoft, un comble !

Une guerre des plateformes, tuant l’interopérabilité

L’arrivée du Web Mobile change la donne en termes de consommation du Net. La guerre que se jouent les fabricants de téléphone pour imposer leurs OS en est un parfait exemple. Que ce soit les fabricants de téléphone, ou les géants de l’informatique, la bataille est rude avec 7 systèmes d’exploitation actuellement en place. Combinons à ça la multiplicité des formats, des technologies et vous comprenez bien que l’interopérabilité n’est plus vraiment en place sur le Net.

Les dangers sont réels, d’autant plus que certains fabricants comme Apple se réservent le droit de validation ou non des applications développées par la communauté. Certains parlent même d’une grave erreur d’Apple, qui irrite de plus en plus les développeurs. En effet, une application développée pour l’iPhone ne sera pas compatible pour Android, ou Ovi (de Nokia). J’en suis même à vouloir acheter un HTC sous Android, juste par principe (si vous avez des conseils!). C’est un véritable danger dans la mesure où il est probable que les Smartphones ou autres iTab, soient le support principal de consommation du Net de demain. Et si ce web est construit comme il l’est aujourd’hui, c’est la fin de l’interopérabilité.

Tim O’Reilly parle même d’une guerre de l’internet ou des sites comme Facebook reconstruisent un web interne, en aspirant le contenu des sites et bloquant les liens externes. Ce qui est sur Facebook, reste sur Facebook : il est impossible d’en sortir le contenu.

Une enchère au référencement ?

Toujours dans cette guerre Un sujet encore plus grave, reste probablement le pavé dans la marre lancé par Murdoch à propos du référencement des sites de NewsCorp. Le magnat à récemment annoncé qu’il interdirait le référencement du Wall Street Journal (WSJ) par Google. Il serait capable de négocier l’exclusivité du référencement avec Bing, le nouveau moteur de Microsoft. L’accord serait possible tant les deux partis s’y retrouvent : financièrement pour le WSJ, et en génération de trafic pour Bing.

Quel danger ? Dans la mesure où c’est juste le WSJ, c’est dérisoire. D’autres sites se feront une joie de la place laissée dans Google. Cependant, il ne faudrait pas que l’idée ce généralise, cela compartimenterai l’accès aux sites. Ainsi, l’index proposé ne serait plus identique d’un moteur de recherche à l’autre. Ce serait un pas en arrière énorme et une guerre complétement inutile d’un point de vue de l’internaute.

Enfin…

Cette guerre se joue dans les hautes sphères, il faut donc espérer que les grands acteurs feront attention à respecter ces principes. Le web est une chose en évolution permanente, rien n’est définitif; mais il faut se battre qu’il reste universel et accessible à tous !