Facebook futur géant de la recherche sociale ?

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur les annonces faites par le fondateur de Facebook lors de la conférence ‘f8′ regroupant les développeurs de l’entreprise. L’article du blog de référence ReadWriteWeb fait très bien le point sur les nouveautés proposées par Facebook, vous pouvez aussi lire la matrice de Jeremiah Owyang [eng].

Pour faire court, Mark Zuckerberg impose son réseau social comme la plateforme universelle pour gérer ses interactions sociales sur le Web. Le temps ou tout était personnel est donc bien fini : avec Facebook, qui dit social dit publique. Certaines conditions de partage ont encore changés et c’est loin d’être fini. Personnellement, je n’y vois pas d’inconvénients majeur : il est difficile d’obtenir des infos de son entourage, si on ne partage rien sois-même.

Le potentiel énorme de Facebook est dans la recommandation géo-localisée : on sent bien que c’est un enjeu capital. En effet tous les géants du web (Twitter, Facebook, Google) y ont un pied dedans mais ne sont pas pour autant des pros comme FourSquare ou Goala [eng]. FaceBook, avec une base de 400 million d’utilisateurs, a pris une longueur d’avance en proposant tous les outils pour que ses internautes recommandent à tour de bras (les ‘Likes’). De plus, le site à un avantage unique et important : des profiles avec une crédibilité béton. Si un ami à recommandé un site, vous êtes sur que c’est lui. Ainsi, le site pourrait, en quelques mois, proposer un service aussi puissant et crédible que Yelp.

Son problème majeur sera dans sa capacité à conserver, analyser et proposer une réponse pertinente à la requête de l’utilisateur. En quelque sorte, comment différencier le futile (95% de l’activité de Facebook) de l’important. C’est jusqu’à présent impossible : même Google ne sais pas évaluer la pertinence d’un tweet, autrement que par des mots clé. En fait la solution idéale serait de mixer un Facebook avec un moteur de recherche performant. Il est peu probable que Facebook en développe un en interne, peu probable qu’il signe avec Google et ………… mais attendez ! « Y’a pas un accord Facebook / Bing ? » Si, si.

Microsoft pourrait donc facilement donner une couche réellement sociale à son moteur de recherche. L‘idée est la : indexer, analyser le contenu pour restituer une réponse pertinente, c’est un boulot de moteur de recherche non ? Ce genre d’accord, même si loin d’être évidant, donnerait un sacré coup de pouce à Bing, qui à défaut d’être performant sur la recherche classique, serait en avance dans les recommandations sociales à travers l’insertion de celles-ci dans les pages de résultat. Ce serait cool non, en cherchant un restaurant d’avoir directement dans le moteurs les « Like » de ses amis !

Qu’en pensez vous ?

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Pour plus d’infos

Ceux qui ne supportent plus Facebook et veulent une alternative Libre, c’est le projet MOVIM

« Why f8 was good for the open web » sur O’Reilly Radar

Un FredCavazza plutôt sceptique (comme d’habitude avec FB) qui pari sur l’implosion à terme du site

Immersion chez Google – Semaine 1

Comme vous le savez peut-être déjà, je suis chez Google depuis le 29 mars ou je bosse en tant que « Online Sales and Operations Account Manager ». Pour faire simple, il s’agit de fournir du support et conseils auprès de petits et moyens comptes pour Adwords. Le poste est un CDI basé au siège Europe de Google à Dublin. Je profite de mon blog pour partager avec vous mes premières impression sur cette (courte) semaine d’intégration.

L’environnement de travail

Google Entrance (c) Pedro Miguel MarzagaoLes bureaux sont situés dans le sud-est du centre de Dublin, à environ 20 minutes de marche du Temple Bar. Tout est fait pour que l’ambiance de travail soit plutôt relaxe et agréable à vivre : nourriture gratuite à tous les étages, deux cafétérias plutôt haut de gamme avec bar à sushis (entre autres), pleins de petit coins relax pour s’isoler. En fait, le truc vraiment agréable, c’est le fait que Google reconnaisse que l’open space c’est pas forcément très fun, et donc offre la possibilité de s’isoler; tant en fournissant un casque pour écouter de la musique, qu’en allant bosser assis sur un canapé.

Nous avons aussi accès à des salles de jeux, billards, babyfoot, cabines téléphonique pour appeler partout dans le monde (même sur les portables) etc etc. Pleins de petits trucs qui rendent la vie à Google plutôt sympa.

Je suis arrivé en même temps qu’une trentaine d’autre nouveaux Googlers, ici appelé « Nooglers », des quatre coins du continent. Comme je l’ai souvent entendu ici : « tes premiers mois en tant que Noogler, c’est comme un échange Erasmus, sauf que en plus, tu es payé ». J’ai en effet, maintenant un emploi du temps plutôt chargé en formation sur les différents produits. La journée ressemble donc à : petit dej (chez Google, oui ils font aussi les petits dej), formations toute la journée, et puis vers 6h30 sortie pour prendre un pot. Un vrai Eramus, je vous disais !

The Google Way, une impressionnante culture d’entreprise

Au bout d’une semaine d’intégration, on comprend vraiment que Google est un peu comme une grande famille. Tout ce qu’on fait est par défaut accessible à toute l’entreprise : objectifs personnels, documents, profils etc. L’entreprise comprend aussi une foultitude de projets géré par les employés, du cours de Taekwondo à la mission humanitaire. Les process sont apparemment les mêmes dans chaque pays. Même organisation des équipes, bâtiments etc… un employé peut en théorie accéder à tous les bureaux de Google avec son badge : Ain’t it cool ? Free Food all over the world.

L’un des élément les plus frappant en arrivant chez Google, c’est le fait que l’ensemble des logiciels utilisé par le grand public, est aussi utilisé en interne. Ou l’inverse : le publique utilise des services à la base conçus pour répondre à un besoin interne. Ainsi, nous utilisons, avec leurs avantages comme leurs inconvénients Gmail, Calendar, Groupes, Sites etc. Du coté des avantages, rien n’est vraiment installé sur les machines, il est donc possible d’avoir un PC, comme un Mac, ou même GNU-Linux. Étant un aficionados de Gmail, c’est un véritable plaisir d’utiliser Gmail comme messagerie principale. Je ne connais pas beaucoup d’entreprises utilisant Google Aps, c’est pourtant une véritable libération de mettre Outlook à la poubelle.

L’intégration permet aussi de comprendre un peu plus la stratégie de Google. Si Google propose autant de services variés, notamment aux USA, c’est en fait pour faire pousser l’arbre sur lequel il est assis. Par exemple, en lançant Google Chrome (le navigateur) l’objectif n’est pas de prendre des parts de marchés à Microsoft (ou même Mozilla) mais bien de redéfinir les priorités de développement. Google à besoin que les pages s’affichent plus vite pour que ses nombreux services en ligne fonctionnent et, étrangement, l’argument clé de chrome c’est la rapidité. En conséquence, aujourd’hui, tous les navigateurs se battent pour afficher les pages le plus vite possible, et donc Google a réussi son coup, même si chrome stagne à 1% de pdm.

Si vous y réfléchissez bien, l’objectif d’Android c’est bien que les OS mobiles proposent un navigateur ouvert, plus que de concurrencer Google. Pareille pour la fourniture d’accès à internet ou l’électricité etc etc. Plus le gâteau de l’internet sera grand, plus la part de Google sera large. L’objectif est donc bien de donner accès aux web à un maximum de personne sur la planète, qui probablement consommeront des services Google.

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SEO quoi de neuf ? Bilan Journées du Contenu Web

logo-seo-campDans le cadre des Journées du Contenu Web à Lille, l’Association du référencement SEO Camp a animé (ce matin) une table ronde afin de faire un point sur les avancées technologiques et markéting du référencement. Je vous propose ici un compte rendu de cette matinée forte intéressante. Un grand merci à tous les intervenants !

Rien de bien nouveau sur le Page Rank

Il était difficile de commencer cette matinée par autre chose que l’éternel Page Rank. Pour rappel le système mis en place par Google permet de noter de 0 à 10 la popularité d’une page web (et non d’un site). A l’origine ne calculant que le nombre de liens pointant vers une page, il est maintenant important de le placer dans un contexte global. Ainsi, l’historique, la qualité et la variété du nombre de liens sont aussi des critères important. De plus, il semblerait que la notion de « fraicheur » du lien soit maintenant mesurée : un lien récent aurait plus d’impact sur le court terme qu’un lien ancien.

Le plus intéressant reste la SEO Report Card, partagé par l’équipe de la SEO Camp et publié sur le WebMaster Central Blog de Google. Ce PDF est en fait un document (à l’origine) interne, auditant l’optimisation SEO des sites web des services Google. Étonnamment, le PageRank n’apparait nul part, les autres critères sont eux, bien présents.

La recherche universelle, toujours plus complète

Cette technologie permet d’afficher des cartes, vidéos et photos correspondant à votre requête au sein même de la page de résultat (le SERP). La recherche universelle est maintenant bien plus étendue et inclue les statuts Facebook, Twitter, les cours de la bourse, les horaires de cinéma, et toutes les autres sources d’informations que Google  juge pertinente. On retrouve ici la notion de fraîcheur de l’information avec les Hot Topics de Google Trends, ou pour la première fois Google modifie en live ses résultats.

Tweet en LiveCe n’est pas tout à fait nouveau, cependant, d’un point de vue SEO, cela confirme l’importance de travailler la variété des supports. D’autant plus que les liens sponsorisés ont tendances à s’y mélanger en s’ajoutant au Google Suggest, ou dans les résultats de Maps.

La géolocalisation : capitale et difficilement optimisable

Malheureusement méconnu des webmaster, le Local Business Center permet aux entreprises de gérer leur visibilité dans les services Google. En s’inscrivant, les annonceurs ont l’opportunité de contrôler les infos mises en avant dans Maps, mais aussi de faire des annonces Adwords géolocalisées, de mettre des photos et vidéos de leur entreprises ou modifier leur emplacement, modérer les avis etc…

Malheureusement d’un point de vue SEO technique il n’y a rien à optimiser, les seuls critères pris en compte sont les lieux, les catégories et le contenu. Le classement (a priori) est organisé de manière géographique, il est donc préférable d’avoir un pas de porte dans le 1er arrondissement de Paris, plutôt qu’a la défense. Faites attention à bien choisir des catégories représentatives de votre activité : il est inutile d’être trop gourmand.

La personnalisation des résultats

L’idée des moteurs est de proposer des résultats en SEO et SEM personnalisés en fonctions de vos habitudes de navigation et recherches. Aujourd’hui Google personnalise le résultat des pages en utilisant deux techniques : les cookies et l’historique web. Le cookie est un peu le meilleur amis des marketeurs et référenceurs: il permet de tracer (anonymement) l’internaute afin de remonter des données quantitatives sur son comportement. Inconvénient : il est limité dans le temps et n’est pas nominatif, de plus l’internaute peut les supprimer à tout moment.

Avec l’historique web, Google garde en mémoire votre historique et s’en sert pour proposer des résultats personnalisés en fonctions de vos sites favoris. Google a récemment ouvert cette fonction à l’ensemble des internautes par défaut. Ainsi tout le monde (loggé, ou non) est susceptible d’avoir des résultats à la carte. Suite à cette annonce, beaucoup ont crié à la mort du SEO (encore une fois).

Je pense que Google à surtout rendu un service aux agences, en donnant une excuse pour se concentrer plus sur le trafic provenant des moteurs, que sur un classement des positions. Aujourd’hui, la personnalisation ne concerne qu’un résultat sur toute la page. De plus, cela ne marchera que si Google est certain de la pertinence de sa personnalisation; sinon il ne changera rien. Les rapports de positionnement sont donc encore importants, mais à long terme, il est plus intéressant d’utiliser d’autres mesures.

Le temps de chargement des pages : surtout du bon sens

yslow-logo

Add-On FireFox Yslow de Yahoo

Cette mesure déjà très importante avec Adwords, semble se reporter (comme souvent) sur le SEO. Que ce soit ou niveau du Google Webmaster Tool ou de l’outil PageSpeed, Google donne de plus en plus d’informations et donc d’importance sur le temps de chargement d’une page. Ironiquement, le script de Google Analytics est souvent critiqué pour être trop long à charger (une alternative plus rapide est disponible).

C’est surtout du bon sens : devant l’abondance de choix sur certaines requêtes, Google à tout intérêt à choisir des sites qui chargent le plus vite possible. Il faut faire attention à différencier l’optimisation de chargement pour des robots et pour les internautes. Le premier est indispensable pour le référencement des pages, le deuxième est indispensable pour un taux de rebond acceptable. Comme souvent en référencement, il est indispensable de rendre la navigation agréable pour l’internaute, et donc, pour les robots (et non l’inverse).

Les réseaux sociaux, indispensables et compliqués

Intéressante mise en perspective de Philippe Yonnet (Aposition) sur la diversité des réseaux sociaux dans le monde (non Facebook n’est pas leader partout !). C’est une donnée importante, car cela indique que la concurrence est bien présente, et qu’il est plus que probable que FaceBook passe de mode. Cela indique aussi que nous sommes bien au delà d’une éventuelle mode, et que l’usage des plateformes sociales est maintenant bien ancré.

Cependant, les problématiques sont nombreuses et vont bien au-delà du SEO. Je retiens principalement le fait qu’avec les réseaux sociaux, l’entreprise ne possède pas ses données : ce qui est sur Facebook reste sur Facebook. Il est donc important de garder un site web comme plateforme d’échange principal.

Il est évidant que les réseaux sont maintenant une source de trafic considérable pour de nombreux sites, et que si l’investissement technique est souvent dérisoire, c’est surtout l’investissement humain et l’engagement de la marque qui est important. Ainsi, comme pour le SEO, le ROI est souvent sur du moyen long terme et difficilement attribuable. Il est donc important de bien choisir ses indices de performances : nombres de commentaires, de followers, de diffusion des informations sur la toile (backtweets).

Et Google dans tout ça ?

L’attitude de Google évolue : La montée en puissance des réseaux sociaux, et l’arrivée de Bing et son rapprochement avec Yahoo pourrait bien changer la donne aux US. Ainsi, l’interface de Google évolue beaucoup plus souvent qu’avant et innove beaucoup plus dans les fonctionnalités (Recherche universel, Social Circle…). Aussi, Roland Debrabant (Ad-référencement) souligne le fait que Google soit beaucoup plus présent au niveau commercial en proposant de l’aide et des coupons de réductions aux agences, pour les petits comptes. Le géant du web serait donc maintenant beaucoup plus actif en prospection et fidélisation, ce qui ne semblait pas être le cas avant.

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Aux Armes Citoyens !

Je vous livre en retard mon dernier billet, trop long et probablement trop large. Malgré ces quelques défauts, il est l’un des billets les plus long et plus engagé de ce blog, car il représente les peurs et menaces que je ressens de plus en plus grande, contre un média qui représente ce que l’homme a fait de mieux en terme de liberté d’expression.

Internet a chamboulé notre manière de vivre, de consommer. Cela a été possible notamment grâce a des principes fondateurs pour lesquels de nombreuses personnes se battent : la liberté d’expression, l’interopérabilité, l’open source, la neutralité du net, etc etc…Tous ces combats nous permettent de profiter du net tel qu’on le connait aujourd’hui : créatif, riche & dynamique ; certains diront incontrôlable (oh mon dieu !).

Serions-nous en train de vivre la fin d’une ère du web ? Une ère ou, à partir d’une connexion internet, n’importe qui dans le monde était libre de publier, commenter, surfer, partager de la culture, avec tous ses confrères humains gratuitement ? Vu les derniers événements, les blogueurs et autres internautes chevronnés sentent  la tempête de la répression se lever et déraciner un à un les principes fondateurs du net.

Mais quels sont les problèmes ? Quelles sont/seront les conséquences ? Devons-nous nous révolter et nous battre ? Si oui, comment ? Ce billet est l’occasion de partager mon point de vue avec vous et, par la même occasion, faire mon devoir civique de défense de l’internet auquel je crois : Riche et Universel. Amen !

Les problèmes

L'Accord Commercial Anti-Contrefaçon

L'Accord Commercial Anti-Contrefaçon

Les producteurs et éditeurs de contenu : La culture en est l’exemple parfait. La musique, le cinéma, la presse et maintenant les livres, qui avec la dématérialisation de leur biens se voient privés des bénéfices liés à la fabrication et la distribution de supports. Ce dernier devenant forcément inutile avec le numérique. Il semblait logique de payer les frais de fabrication et distribution du CD, livre ou DVD, mais maintenant que le cout de ces 2 étapes tend vers le 0, à quoi bon ? Les différentes maisons n’ont toujours pas compris cette réalité et, plutôt que de s’adapter, font depuis plusieurs années maintenant un lobbying de fous pour restreindre et contrôler l’échange de fichier en ligne : Fermeture de nombreux sites P2P, loi Olivennes, Hadopi, et la mise en place de l’ACTA. Les éditeurs vont bientôt rejoindre le clan, car il est attaqué par de nouveaux acteurs (le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple). C’était plus que prévisible non ? Pourquoi l’industrie n’as t’elle rien faite ? Les maisons d’éditions auraient pu se regrouper et définir un format et support propre non ? C’est trop facile de se plaindre des Google/Apple et autres acteurs du numériques.

Les Vices : le net est en effet victime de son excès de liberté et catalyse tous les vices du monde. Les politiques, la presse et les journaux TV adorent diaboliser le Net, car attention Internet est une poubelle qu’il faut contrôler. Le web serait donc responsable de la pornographie, la violence, la drogue, les suicides, la prostitution, bref… c’était bien mieux avant. Beaucoup espèrent que la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de Sécurité Intérieur (LOPPSI) pourra contrôler cela  : en filtrant le net, en surveillant les emails, les échanges il sera plus facile de supprimer ces contenus. Qui a dit Big Brother gouvernemental, ou surveiller pour mieux régner ? Je reviens seulement sur l’argument que je vois revenir le plus souvent, étant le plus horrible : la pédo-criminalité. Je vous invite à réfléchir en lisant deux articles que vous ne verrez jamais dans la presse qui défendent que les pédophiles eux aussi sont pour la Loppsi, ainsi que le courageux article de Guillaume Champeau : Et si le filtrage du Web encourageait la PédoCriminalité ?

Les Politiques : En théorie, le web est apolitique : il ne dépend pas des politiques des gouvernements. Les lobbies et autres pressions sociales face aux vices ont eu raison de cette période, qui est aujourd’hui terminée. Par exemple le gouvernement Italien projette de rendre Youtube responsable responsable du contenu publié sur le site. Aujourd’hui, la responsabilité du contenu publié incombe à l’éditeur et non à l’hébergeur. En inversant ce principe, les politiques et lobbys règleront (soi-disant) tous les Vices du web. Ainsi les Youtube, WordPress, et même Facebook se verront obligés de limiter grandement le contenu publié sur leurs plateformes : le cout de modération serait bien trop élevé pour les plateformes. Au-delà de faire retourner le Web 2.0 au Web 1.0, c’est surtout une atteinte sans précédent à la liberté d’expression.

Come and See Our Latest RestrictionL’arrivée des MarketPlaces : En fait, le danger, c’est la généralisation des marketplace intégrée, l’endroit unique où l’on peut acheter et télécharger et installer des applications. C’est un point de contrôle stratégique, la pomme étant libre de modifier ou même refuser une application. Le refus de Google Voice en est l’exemple type. Amazon n’est pas un meilleur exemple avec la suppression automatique et à distance des versions de 1984 d’Orwell (tout un symbole) téléchargés sur les Kindle. L’iPad enfonce le clou dans la mesure où ces dangers sont portés sur ordinateur, et qu’il est probable de voir apparaitre l’AppStore sur tous les portables Apple la solution étant plus pratique et intuitive. Le slogan de la Free Software Foundation synthétise bien le problème : iPad is iBad for Freedom !

Au-delà du controle des entreprises sur les applications, les MarketPlaces représentent un autre problème : l’interopérabilité. Aujourd’hui il y a sept OS différents dans les téléphones, et il faut développer une version différente pour chaque système. Ainsi, les applications représentent un retour en arrière sans précédent en termes d’interopérabilité.

Les Solutions :

L’éducation et l’encadrement avant tout : Il est important d’expliquer aux enfants que le contenu produit sur le Web ne se fait pas tout seul : des gens y travaillent, et que si le contenu est accessible gratuitement c’est qu’il y a une contrepartie notamment dans la collection d’informations personnelles. Evidemment, les parents n’ont pas forcément conscience de cela, l’état doit ici jouer son rôle, et communiquer sur ce sujet. Les enfants doivent aussi comprendre que si ils téléchargent de la culture en ligne illégalement, c’est répréhensible, et ils doivent rémunérer l’artiste d’une manière ou d’une autre, en allant au concerts ou préférant des solutions légales tel que Deezer ou Spotify.

Aussi, il faut adapter l’éducation à l’utilisation des nouvelles technologies. On explique bien aux enfants qu’il ne faut pas monter dans la voiture d’inconnus. Il semble donc logique d’expliquer pourquoi le web est génial, mais aussi pourquoi il peut être dangereux. On ne laisse pas un enfant avec un PC et une TV seul dans sa chambre : il a besoin d’être accompagné pour comprendre comment identifier un site ou un comportement à risque. En gros le PC doit être dans le salon, et les parents doivent vérifier ce que fait l’enfant, et en parler souvent avec lui. Si les parents ne peuvent pas être tout le temps derrière l’enfant, il existe des tonnes de logiciels qui permettront de limiter l’utilisation du PC.

L’arrivée de l’HTML 5 : Les capacités accrues de cette version de l’html seront suffisantes pour développer des applications Web-Only. Ainsi, Google a développé Voice en HTML5 réglant ainsi le problème de censure d’Apple et celui de l’interopérabilité. Cette piste est donc à suivre, et est une solution plus que crédible pour les futurs services mobile.

Le libre : Si les producteurs ne trouvent pas d’accord (encore faut-il de la concurrence), Bruxelles et autres régulations doivent imposer un format unique et sans DRM, et Libre. Les majors ont compris que les DRM musicaux bloquaient le développement des solutions, l’édition ne doit pas reproduire la même erreur.

Conclusion

Logo Quadrature du NetAux armes citoyens, tout n’est pas perdu ! Cependant, il faut se battre pour garder un web libre et dynamique. J’ai probablement oublié des centaines de menaces, n’hésitez pas à en rajouter dans les commentaires.

Pour contribuer, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de la Quadrature du net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. L’organisation propose une page complète pour participer à la lutte contre l’ACTA, LOPPSI et autres atteintes aux libertés du net.

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Le Libre avec Richard Stallman, fondateur du mouvement

Richard_StallmanLe 14 Janvier 2010, Richard Stallman est venu pour une conférence à Grenoble Ecole de Management. Je n’avais jamais entendu parler de ce personnage, mais c’est apparemment une sacré pointure et surtout une bible vivante de l’informatique et de l’univers du Libre (étant à l’origine de ce mouvement).

Je vous propose un résumé de la conférence, des problématiques soulevées et des points les plus intéressants abordés par RMS (son surnom).

Les 4 libertés de Stallman

Le Libre c’est la Liberté, l’égalité et la Fraternité; trois mots que Sarkozy n’aime pas beaucoup !

Pour caractériser un programme comme Libre, il faut qu’il respecte les 4 libertés que Stallman défini comme suis:

  1. Liberté 0 : D’utiliser le programme pour toutes les raisons (any reasons)
  2. Liberté 1 : Etudier comment marche le programme, et le changer pour en faire ce que vous voulez (qu’il fasse). L’accès au code est donc une nécessité
  3. Liberté 2 : De redistribuer des copies (du programme modifié) afin d’aider ses voisins
  4. Liberté 3 : De distribuer des copies de votre programme modifié au monde entier, et ainsi aider l’ensemble de la communauté en donnant accès à votre code.

RMS a pris le temps de bien expliquer ces lois, qui permettent de faire la différence entre des termes souvent mélangés. En fait, beaucoup de logiciel ou systèmes d’exploitations sont considérés comme libre, ne respectent pas ces conditions. Pour comprendre ces variantes, il faut revenir sur quelques définitions.

GNU, Linux, l’Open Source et les logiciels privateurs

Pour vendre leurs solutions privatives, les géants de l’époque ont créés en 1998 le terme Open Source. Un terme moins engageant, car ne portant pas la philosophie du Libre. Les Applications sont souvent payantes, le code est toujours accessible, mais ils ne laissent pas les utilisateurs modifier ou partager le code avec d’autres internautes. Ainsi, l‘Open Source n’est pas forcément Libre.

heckert_gnu.smallLa différence entre Linux et GNU (prononcer Guenou) est assez fine. Pour la faire courte, dès 1983, Stallman décide de créer un système d’exploitation libre de fonctionner sur tous les types de plateformes/d’ordinateurs; un OS interopérable. GNU signifiant GNU is Not Unix, l’un des premiers OS multitâche, dont dérives notamment Mac OS X.

Stallman développe rapidement avec une communauté l’ensemble des fonctionnalités du système, seul le noyau (aussi appelé Kernel) reste à la traine. C’est là qu’intervient Linux, en 1991, lorsque Linus Torvald développe en un an, un noyau stable. Il est plus approprié d’utiliser le terme « GNU-Linux » pour définir des systèmes utilisant le noyau Linux avec un univers GNU.

RMS a utilisé pendant toute la conférence (en Français), le terme de « Logiciels Privateurs ». Logiciel propriétaire dans l’optique du libre ne veut rien dire, dans le mesure ou la notion même de propriété est faible. Il préfère donc le néologisme « privateur » dans l’idée que ces logiciels retirent les libertés sus-cités.

Le logiciel libre dans le monde de l’éducation

La partie la plus intéressante de la conférence, reste probablement sa vision du Libre dans le monde de l’éducation. Stallman compare la stratégie des éditeurs de logiciels (avec une allusion à peine voilée à Microsoft) à un première dose de drogue gratuite. L’idée est de créer une dépendance aux logiciels privateurs dès le plus jeune âge, afin que plus tard ils demandent ces logiciels dans l’entreprise.

L’école a une mission sociale d’éduquer des citoyens libre en partageant la connaissance. Le logiciel privateur  est l’ennemi de l’éducation dans la mesure où il ne favorise pas ce partage de la connaissance.

En tant qu’étudiant à GEM, je ne peux que confirmer cette stratégie, ayant accès au service MSDN de Microsoft. L’ensemble des étudiants ont accès gratuitement à de nombreux programmes MS comme Project, Visio ou même Windows 7. Ajoutez à cela une version d’office à 35 €, l’argument de la gratuité d’Open Office ou Ubuntu ne tient plus vraiment la route.

Stallman met en avant le fait que l’éducation  nationale n’as pas le budget pour se payer des Licences. De plus, il n’y a pas de raisons de favoriser une entreprise comme Microsoft, alors que d’autres solutions sont entièrement gratuites.

En conclusion…

Stallman est évidement un excellent évangéliste du Libre. On ressort de la conférence avec l’envie d’installer Ubuntu sur les machines du monde entier. Je regrette cependant que la conférence ai été très tourné sur le passé et moins sur l’évolution du Libre. Pourtant des questions ont été posées, notamment sur le SaaS. Il est évidant qu’une majorité de logiciels légers et libre seront amenés à disparaitre ou devenir des services en ligne. J’aurais bien aimé que Richard donne son point de vue la dessus : la philosophie du Libre peut-elle s’appliquer à des services ? Et si non, peut-elle changer et s’adapter ? Vous en pensez quoi vous ?

Plus d’infos sur le site GNU.org et de la Free Software Fondation

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